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·4 février 2026

OM : "Décevoir un peuple, ce n’est jamais facile à digérer" ... La sortie puissante de Longoria

Image de l'article :OM : "Décevoir un peuple, ce n’est jamais facile à digérer" ... La sortie puissante de Longoria

Pablo Longoria, le président de l'Olympique de Marseille, a posté un message poignant sur Instagram au lendemain de la qualification contre Rennes mais surtout après les événements difficiles de la semaine passée.

Pablo Longoria est sorti de son silence. Au lendemain de la qualification de l'Olympique de Marseille en quarts de finale de la Coupe de France, le président olympien est revenu sur la dernière semaine chaotique avec l'élimination en Ligue des champions suite au naufrage de Bruges (3-0) et le match nul contre le Paris FC (2-2).


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Dans ce message, l'Espagnol présente tout d'abord ses excuses au peuple marseillais et affirme assumer l'entière responsabilité de ce revers. Par ailleurs, il trouve la colère des supporters "légitime" et reconnaît que la victoire contre Rennes, même si "elle ne répare rien", était "indispensable". Enfin, il est heureux hier d'avoir vu quelque chose d'essentiel à ses yeux : le cœur et le plaisir.

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Le message de Longoria

"Ces dernières semaines ont été lourdes. Vraiment lourdes. Pas seulement à cause des résultats, mais à cause de ce qu’ils ont provoqué en nous tous : frustration, colère, parfois même un sentiment de vide.

À Marseille, quand on touche quelque chose du doigt et qu’on le laisse s’échapper, ça fait mal.

Ici plus qu’ailleurs. Décevoir un peuple, ce n’est jamais facile à digérer. Je ne veux jamais fuir cette réalité. Je l’assume.

À Bruges, on a failli. Et dans un moment comme celui-là, il est normal que personne ne puisse s’identifier à ce match.

La responsabilité est la nôtre. Entièrement. Et la seule réponse possible est de la regarder en face, sans détour, et sans accentuer la frustration après le match nul du week-end dernier.

Hier contre Rennes, on a gagné. Ça ne répare rien. Mais c’était indispensable.

Parce que cela rappelle une chose essentielle : quand on est ensemble, quand on accepte de se battre dans un tel contexte, on sait répondre. Et cette équipe en est capable.

Je veux remercier le Vélodrome. J’ai vu les banderoles, j’ai senti la colère, elle est légitime. Mais j’ai surtout vu un stade qui pousse et qui soutient, même quand c’est dur. Ce soutien nous oblige énormément.

Hier, j’ai vu ce que je demande chaque jour : le cœur. Et quand une équipe met le cœur, je dois le reconnaître. Pour donner de la continuité, il faut de l’ambition, mais il faut aussi retrouver le plaisir.

Parce que cette équipe a beaucoup à donner, et parce que les objectifs fixés en début de saison sont toujours là.

Le problème de l’OM n’est pas le talent. Il est là. Le défi, c’est la régularité. Ici, chaque match compte plus, chaque minute pèse plus. Les vraies équipes sont celles qui tiennent dans la durée.

Je crois à la construction, à la résilience. Mais l’OM n’existe pas sans ambition, sans fierté, sans identité. Ces dimensions doivent avancer ensemble.

Aujourd’hui, ce qui compte le plus, c’est l’unité. Une unité réelle, dans les faits, dans l’engagement et dans l’exigence quotidienne.

Que chacun, moi le premier, puisse se regarder et se dire : j’ai tout donné. Parce que ce club est unique. Et parce que les attentes sont immenses… et légitimes.

On avance. Ensemble."

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