CoeurMarseillais
·18 septembre 2026
OM – Genesio égale un record vieux de 62 ans

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·18 septembre 2026

Une telle série de défaites n’était plus survenue depuis la saison 1964-1965. Convoquer une référence aussi lointaine ne relève pas de l’anecdote historique, c’est la preuve que l’OM a quitté les standards de crise ordinaire pour entrer dans une zone que même les observateurs les plus chevronnés du club ne connaissent pas de mémoire vive.
La déroute à Besiktas confirme surtout que le mal ne se limite plus au seul championnat. Perdre en Ligue 1 peut s’expliquer par la densité et l’exigence de la compétition. S’incliner 4-1 lors de sa première sortie européenne de la saison relève d’un problème plus profond, presque structurel. Ce n’est plus un adversaire ou un contexte qui pose problème à l’OM, c’est sa capacité globale à répondre présent, quel que soit le cadre ou l’enjeu.
Le chiffre à l’échelle de l’année civile achève de dresser le tableau : près d’un match sur deux perdu depuis janvier. Remonter jusqu’en 1985 pour trouver un équivalent, c’est mesurer à quel point cette période dépasse le simple accident de parcours. Une telle proportion de défaites ne se résorbe généralement pas en quelques semaines ; elle traduit une érosion progressive, celle d’un effectif fragilisé, d’un collectif en perte de repères, ou peut-être des trois à la fois.
Reste cette question presque vertigineuse : comment aborder un Classique face au PSG dans un tel état de délabrement statistique ? Historiquement, ce genre de rendez-vous a parfois servi de déclic à l’OM, de match où l’orgueil suffisait à inverser une dynamique négative. Mais quand les repères historiques eux-mêmes doivent être cherchés soixante ans en arrière, on est en droit de se demander si la seule fierté du maillot suffira encore à inverser la tendance, ou si Marseille s’apprête à ajouter une nouvelle pierre à l’édifice de cette saison noire.
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