CoeurMarseillais
·2 septembre 2026
OM – La DNCG impose à l’OM de trouver une somme folle

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·2 septembre 2026

À peine le mercato refermé, voilà que Marseille découvre l’ampleur de la tâche qui l’attend. Selon les informations de Mohamed Toubache-Ter, le club phocéen devrait encore dégager 75 millions d’euros de ventes avant le 30 juin 2027 pour respecter le plan financier négocié avec la DNCG. « Sauf que ce n’est pas 80 avant juin 2027 ! 75 M€ encore et ça sera bon ». Un chiffre qui tombe comme une douche froide au lendemain d’un été pourtant marqué par un dégraissage historique, sans la moindre recrue enregistrée et près de 90 millions d’euros déjà récupérés grâce aux départs de Greenwood, Medina, Rulli, Traoré, Aubameyang, Balerdi, Nadir ou encore Timber. Autant dire que l’effort exigé de la direction marseillaise est loin d’être terminé.
Le problème, c’est que la marge de manœuvre s’amenuise dangereusement. Après avoir vidé son effectif des profils les plus monnayables, l’OM ne dispose plus que de deux joueurs réellement capables de générer une indemnité conséquente : Igor Paixão et Amine Gouiri. Le Brésilien, explosif et convoité dès cet été par plusieurs écuries européennes, et l’Algérien, fort de son expérience en Ligue 1 et de sa cote grandissante, se retrouvent ainsi malgré eux au cœur d’un enjeu qui les dépasse largement. Le scénario du pire, pour les supporters, tiendrait en une phrase : voir les deux hommes quitter le navire au même moment avant la fin du mois de juin.
Cette pression financière place Bruno Genesio dans une position particulièrement inconfortable. L’entraîneur marseillais doit composer avec un effectif déjà amoindri, tout en sachant que ses meilleurs éléments pourraient lui échapper dès le mercato hivernal si une offre suffisamment généreuse se présentait. Un paradoxe cruel se dessine : plus Paixão et Gouiri brillent sur le terrain, plus ils rapprochent l’OM de ses objectifs sportifs et plus ils attisent, dans le même temps, les convoitises qui pourraient précipiter leur départ.
Reste à savoir comment Frank McCourt compte s’y prendre pour éviter le pire des scénarios. Un nouvel apport personnel, une qualification européenne synonyme de recettes supplémentaires, de nouveaux partenariats commerciaux ou la vente de jeunes talents du centre de formation : les pistes existent, mais aucune ne semble suffisante à elle seule. Et l’épisode Greenwood, où l’OM n’a récupéré qu’une fraction des 39 millions d’euros versés par Fenerbahçe en raison d’une clause avantageant Manchester United, rappelle à quel point Marseille doit désormais négocier chaque vente avec une extrême prudence. Le grand ménage estival n’aura donc été, à Marseille, qu’une simple mise en bouche avant un hiver qui s’annonce déjà sous très haute tension.
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