CoeurMarseillais
·28 septembre 2026
OM – L’OM va toucher le pactole grâce à Adidas

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·28 septembre 2026

À Marseille, on ne demande plus aux bonnes nouvelles d’être belles, seulement d’exister. Celle qui circule en fait partie : l’OM, qui devait retrouver Adidas à l’horizon 2028-2029, pourrait finalement rhabiller ses joueurs dès la saison prochaine, selon Footy Headlines. Un calendrier avancé de deux ans, dans un club qui n’a plus le luxe d’attendre. Le contraste avec le quotidien sportif est saisissant : pendant que l’équipe s’enlise en zone rouge, c’est du côté du textile que se joue peut-être le vrai redressement.
L’enjeu se lit d’abord dans les chiffres, et ils sont sans appel. Puma, partenaire depuis 2018, verserait environ 20 millions d’euros par an. Selon Sportune, le retour d’Adidas ferait grimper la facture entre 40 et 50 millions, soit un doublement, voire davantage. À ce niveau, l’OM se rapprocherait du sommet de la hiérarchie française, dont le PSG occupe seul la première marche avec les 80 millions annuels que lui rapporte Nike. Marseille ne rattraperait pas le champion, mais il cesserait d’être un simple figurant dans la course aux revenus commerciaux.
Reste à savoir ce que l’on peut vraiment en attendre. Ce surplus, si le calendrier se confirme, ne pèserait qu’à partir de l’été prochain : il ne réglera ni la situation de cet hiver, ni les contraintes de la DNCG qui ont figé le dernier mercato à zéro arrivée. Surtout, un contrat d’équipementier n’est pas un chèque de recrutement. Quand un club vit sous surveillance financière, chaque euro supplémentaire risque d’abord d’aller combler des trous avant de financer des ambitions. Les supporters qui déploient des banderoles hostiles à Frank McCourt ne demandent pas de meilleurs maillots, ils demandent des joueurs.
C’est bien là toute l’ambiguïté de ce dossier. Le retour d’Adidas dit quelque chose de l’attractivité intacte de la marque OM, capable de séduire un géant alors même que le club traverse sa pire séquence sportive depuis longtemps. Mais il ne dit rien de la manière dont cet argent sera employé, ni de la confiance que l’on peut accorder à une direction qui promet depuis des mois de rétablir les comptes. Entre l’aubaine et l’alibi, la ligne est mince, et c’est le prochain mercato, bien plus que la prochaine tunique, qui dira de quel côté elle penche.
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