CoeurMarseillais
·27 juin 2026
OM – Plus de 15M€ grâce au naming ?

In partnership with
Yahoo sportsCoeurMarseillais
·27 juin 2026

Dix ans après avoir scellé son destin à celui d’Orange, le Vélodrome change de visage. L’opérateur télécom avait fait savoir au printemps qu’il ne souhaitait pas prolonger l’aventure entamée en 2016, ouvrant une période d’incertitude pour l’OM, contraint de partir en quête d’un nouveau mécène pour son enceinte. CMA CGM, Revolut : plusieurs noms ont circulé ces dernières semaines sans jamais véritablement se concrétiser. C’est finalement vers un visage familier que le club phocéen s’est tourné, puisque la Caisse d’Épargne CEPAC, déjà engagée aux côtés de l’OM depuis quarante ans, succède à Orange et donnera son nom au stade à partir du 2 juillet.
Au-delà du symbole, cette officialisation a quelque chose de rassurant pour des supporters lassés des incertitudes institutionnelles qui rythment l’intersaison marseillaise. Voir une entreprise locale, ancrée dans le tissu économique régional, reprendre le flambeau plutôt qu’un nouvel acteur venu d’ailleurs, confirme l’attachement de la CEPAC à une histoire commune entamée il y a quarante ans. La banque ne s’y trompe pas non plus : associer son nom à une enceinte de 67 000 places et à l’un des clubs les plus suivis de Ligue 1 représente une vitrine inestimable, bien au-delà du strict cadre marseillais.
Reste la question, toujours sensible, des chiffres. Le contrat liant l’OM à Orange portait sur environ 2,5 millions d’euros annuels pour une décennie complète. Si la durée du nouvel accord se réduit à sept ans, les modalités financières n’ont pour l’instant pas été communiquées par les deux parties. Mais tout indique que l’OM a su revoir ses prétentions à la hausse, dans un contexte où chaque source de revenus compte double pour Frank McCourt, alors que le club reste scruté de près par la DNCG et fragilisé par les sanctions de l’UEFA.
Car c’est bien là que réside l’enjeu réel de cette opération : au-delà du naming en lui-même, c’est une bouffée d’air financier dont l’OM a cruellement besoin. Dans un été marqué par la réduction de la masse salariale et la recherche tous azimuts de nouvelles ressources, ce contrat avec la CEPAC tombe à point nommé. Il ne réglera pas seul les difficultés structurelles du club, mais il offre à McCourt un levier supplémentaire pour aborder la suite de l’intersaison avec un peu plus de marge de manœuvre.
À lire aussi :
Direct




Direct



































