CoeurMarseillais
·18 septembre 2026
OM-PSG : Le Vélodrome peine à se remplir

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·18 septembre 2026

Il y a quelque chose de presque irréel dans cette image d’un Vélodrome qui ne s’annonce pas complet 24 heures avant de recevoir le PSG. Dans l’histoire récente du club, cette affiche a toujours été synonyme de ferveur, de guichets fermés annoncés des jours à l’avance. Que cette évidence vacille en dit long sur l’état de fatigue, voire de résignation, qui semble gagner une partie du public marseillais. Paradoxalement, cette tiédeur pourrait presque arranger les joueurs : un stade à moitié rempli fait moins de bruit qu’un Vélodrome en ébullition et prêt à sanctionner la moindre approximation.
Quatre défaites de suite, toutes compétitions confondues, à la veille de recevoir la meilleure équipe du pays : le timing ne pouvait pas être pire. Genesio a beau appeler à « embêter » le PSG, le choix des mots trahit lui-même une forme de modestie contrainte, loin des éditions passées où l’OM abordait ce rendez-vous avec l’ambition de bousculer, voire de battre son rival. Face à un Paris reposé, rassuré, presque serein, l’entraîneur marseillais navigue davantage dans la gestion de crise que dans la préparation tactique classique.
Le silence relatif des tribunes interroge tout autant que celui du stade. Que les groupes de supporters n’aient pour l’instant rien organisé de commun ne signifie pas l’absence de colère, mais plutôt une colère qui cherche encore sa cible et sa forme. McCourt, en première ligne, sait qu’il n’est jamais à l’abri d’une banderole qui cristallise des mois de frustration. Mais le vrai danger, pour la direction, ne réside peut-être pas dans ce dimanche : il réside dans ce qui pourrait suivre une déroute, une fois la trêve internationale entamée et les esprits livrés à eux-mêmes pendant trois semaines.
Et puis il y a les mots de Stéphane Richard, presque plus inquiétants que les résultats sportifs eux-mêmes. Annoncer une austérité budgétaire qui dépassera une saison, à quelques heures d’un match que tout le monde attend comme un totem d’orgueil retrouvé, relève d’un choix de communication pour le moins étrange. Comme si le club, en pleine tempête sportive, avait décidé d’ajouter une couche d’incertitude économique à l’angoisse ambiante. L’OM ne joue pas seulement un match dimanche soir : il joue sa capacité à ne pas sombrer dans une spirale où le sportif, l’institutionnel et le financier s’effondreraient ensemble.
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