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·8 août 2026

OM - "Une guerre de tous les instants", Medhi Benatia évoque son aventure à l'Olympique de Marseille

Image de l'article :OM - "Une guerre de tous les instants", Medhi Benatia évoque son aventure à l'Olympique de Marseille

L’ancien directeur sportif de l’Olympique de Marseille, Medhi Benatia, est revenu sur son aventure au sein du club au cours d’une longue interview accordée à France Football. 

Arrivé au sein la direction de l’Olympique de Marseille en 2023 en tant que conseiller sportif, puis directeur sportif, la fin de l’aventure de Medhi Benatia avec le club olympien n’a pas été de tout repos. À l’image d’une saison 2025-2026 explosive, l’ancien international marocain a quitté le club à l’issue de la saison terminée à la 5e place avec 59 points. 


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Le natif de Courcouronnes s’est longuement confié au cours d’un entretien accordé à France Football. Il est notamment revenu sur l’état dans lequel cette folle aventure marseillaise l’a laissé. " Un peu triste. Je voulais cette qualification en Ligue des champions. Je ne me plains pas, on est privilégiés, mais ça m’a épuisé. C’était une guerre de tous les instants. À raison ou à tort, j’ai choisi d’être moi-même, de ne jamais tourner le dos à un problème, de nettoyer le club" a-t-il déclaré. 

"Le bâtiment, à la Commanderie est tellement rempli de médiocrité

L’ancien défenseur de la Juventus a également plus largement évoqué les problèmes profonds qui entourent l’Olympique de Marseille, lui qui souhaitait "enlever la médiocrité". "Elle est encore présente. Pas comme avant, mais elle est malheureusement bien ancrée. J’ai demandé qu’on applique ce que j’avais vu en Italie, en Allemagne, de la discipline sur des principes de vie, des horaires. Mais le bâtiment, à la Commanderie est tellement rempli de médiocrité. Là-bas, être le meilleur ami du joueur est plus important que faire respecter les règles. Avec Roberto De Zerbi, on a essayé de lutter contre ça. Mais même lui n’en pouvait plus et a préféré partir. J’espère que les gens en poste ont cette envie d’assainir. Avec Genesio, ils ont ramené un très bon coach. Gregory Lorenzi a prouvé à Brest. Et j’espère qu’on verra éclore des jeunes de la formation, où Titou Hasni (directeur du centre de formation) fait un travail monstrueux. Je redeviens supporter, avec le droit de payer mon ticket et d’aller au stade" a-t-il ajouté.

Medhi Benatia en a également profité pour faire le bilan de son passage, après une saison où l’Olympique de Marseille est passé à côté de la Ligue des Champions pour deux petits points, perdus contre des équipes largement abordables. "On a raté la Ligue des Champions, l’objectif principal, mais pour faire un bilan, il faut tout prendre. Directeur du foot, je devais ramener un bon entraîneur et un bon effectif. Est-ce que l’équipe était suffisamment forte ? Tout le monde le dit : tous les jours ! Là où on a failli, et c’est notre responsabilité, à moi et aux coaches, c’est sur la mentalité, faible, catastrophique. Ils ont choisi leurs matches. Super à Madrid (1-2, 16 septembre 2025 en C1), alors qu’ils se connaissent depuis trois jours. Bergame à domicile (0-1, 5 novembre 2025), tu ne fais pas trois passes. À Bruges (0-3, 28 janvier), c’est une humiliation. Le Nantes de cette saison était le plus faible depuis que je regarde la L1, ils nous ont pris six points (0-2, 0-3). Inadmissible. À Lorient (0-2), eux ne jouent plus rien, c’est une faute professionnelle. Deux points de plus et une qualification en C1, on fait la fête, c’est top, stable. L’avenir de ce club était dans nos mains. Et quand je parle, j’y serais allé un peu fort ? Les joueurs, faut pas toucher. J’ai été joueur, je sais ce que c’est, j’ai aussi bénéficié de ça. Non, désolé. C’est l’accumulation. J’ai vu les vidéos des joueurs en Côte d’Ivoire (en stage d’avant-saison cet été) qui dansent, chantent. Demandez à McCourt s’il a envie de chanter. Je ne suis plus à l’OM mais je ne suis pas parti à l’autre bout du monde travailler, me cacher. En ville, on me dit : "On est dégoûtés, qu’est-ce qu’il s’est passé ?" a-t-il expliqué.

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