Foot National
·9 juin 2026
"On est dans la procédure": le président Laurent Nicollin (Montpellier) fait le point sur l'ouverture du capital du club

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·9 juin 2026

Ce lundi 8 juin, Laurent Nicollin a évoqué, lors d'un entretien accordé à L'Équipe, la situation et l'avènement du processus de son club. Si le président ne confirme et n'infirme pas la portée des discussions, il avoue être prêt à toutes les possibilités.
Alors que Montpellier cherche encore des investisseurs, le président Laurent Nicollin a avoué que les rumeurs s'intensifiaient autour de l'implication de l'ancien international allemand Ilkay Gündogan ou de Daniel Karbassiyoon. La direction montpelliéraine avance prudemment par l'intermédiaire de la banque d'affaires Case Cassiopea pour décider de l'avenir du club.
Sur les trois ou quatre dossiers initialement à l'étude, le MHSC a fait son choix il y a environ un mois et demi. Les discussions se concentrent désormais sur les détails contractuels juridiques avec un seul et unique regroupement d'investisseurs, jugé "solide et viable" par les partenaires bancaires du club. "On est dans la procédure", a déclaré le président lors de l'interview accordée à L'Équipe. Laurent Nicollin a toutefois tenu à tempérer l'impatience de son entraîneur et des supporters, car une telle vente ne se concrétise pas en quelques jours. Si tout se déroule comme prévu, aucune officialisation n'interviendra avant la fin du mois de juin ou le début du mois de juillet. En attendant, le club a déjà validé son budget initial devant la DNCG sans la moindre mesure restrictive, lui permettant ainsi de préparer sereinement la saison de Ligue 2 même si les négociations venaient à s'éterniser.
Détenu par la famille Nicollin depuis sa création en 1974, le MHSC pourrait changer de dimension, que ce soit à travers une prise de participation minoritaire ou un rachat total. Éreinté par une année noire marquée par la descente, le feuilleton avorté du nouveau stade et la baisse drastique des droits TV, le président héraultais se dit prêt à passer la main ou à faire évoluer son rôle : "Montpellier n'est pas une royauté. La "petite sœur" (le club), peut-être qu'à 52 ans, elle a envie de se marier avec quelqu'un d'autre. Nous, on l'a toujours protégée. Peut-être qu'il faut qu'elle vole de ses propres ailes. J'ai 53 ans, je n'ai pas envie de mourir à 60, il faut aussi se préserver." La priorité absolue reste de transmettre le club dans les meilleures conditions possibles à des repreneurs capables de le maintenir à un niveau d'élite. Les prochaines semaines seront décisives pour dessiner les contours du Montpellier de demain.
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