« On est en danger, on ne peut pas se maintenir comme ça », l’aveu de Paul Bernardoni après Annecy – Amiens SC | OneFootball

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·17 janvier 2026

« On est en danger, on ne peut pas se maintenir comme ça », l’aveu de Paul Bernardoni après Annecy – Amiens SC

Image de l'article :« On est en danger, on ne peut pas se maintenir comme ça », l’aveu de Paul Bernardoni après Annecy – Amiens SC

Impuissant, Paul Bernardoni n’a pas pu empêcher la défaite de l’Amiens SC contre Annecy (2-0), vendredi à l’occasion de la 18e journée de Ligue 2. Avec sa franchise habituelle, le gardien de but a pointé du doigt les nombreuses lacunes actuelles de son équipe.

L’Amiens SC ne répond plus

Comme souvent quand les résultats ne sont pas au rendez-vous, les joueurs de l’Amiens SC assumant leurs responsabilités se comptent sur les doigts d’une seule main. Ainsi, Paul Bernardoni fut le seul à s’exprimer après la défaite à Annecy, la sixième en sept matchs. « Cette défaite fait vraiment mal, parce que tu perds des points à ta portée, contre des concurrents directs« , concède le gardien de but, interrogé par nos confrères d’ICI Picardie.


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S’il est vrai qu’Amiens a eu ses occasions en fin de première période, Teddy Averlant butant à deux reprises sur Florian Escales, la victoire d’Annecy ne souffre finalement d’aucune contestation sur l’ensemble de la partie. La faute à une équipe de l’Amiens SC plus brouillonne que jamais, plombée par un déchet technique indigne d’une équipe professionnelle.

« La première mi-temps était un match « dégueulasse » où on a joué de longs ballons parce qu’Annecy venait nous presser, mais c’était le plan de jeu et on n’avait qu’à tenir vingt minutes en 2e mi-temps et ça se serait ouvert, juge l’ancien Angevin. C’est un championnat d’erreurs, et en ce moment on en fait beaucoup ». Sachant que toutes n’ont pas été payées cash en Haute-Savoie, Abdel Hbouch ne convertissant pas le penalty bêtement concédé par Kylian Kaïboue, le neuvième de la saison pour Amiens.

Une dynamique qui fait peur

Quoi qu’il en soit, Annecy parvenait à faire le break quelques secondes plus tard, plongeant ainsi son adversaire du soir dans la zone rouge, à la place de barragiste, pour la toute première fois de la saison. « On est en danger, tout simplement, reconnaît Paul Bernardoni. Il va falloir que des joueurs prennent conscience qu’on ne peut pas se maintenir comme ça, il faut en faire plus ! » Le problème est que certains donnent sans doute déjà leur maximum et que celui-ci s’avère simplement insuffisant pour exister en Ligue 2.

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Christophe Saidi/FEP/Icon Sport

Le championnat est encore long mais tous les points comptent maintenant. 10 défaites en 13 matchs, la dynamique n’est pas bonne !Paul Bernardoni, gardien de l’Amiens SC

« Le maintien ça passe déjà par courir beaucoup, gagner tes duels, défendre et attaquer tous ensemble… ce n’est pas une question de jeunesse, c’est une question de mentalité, insiste le dernier rempart amiénois. Nous voilà 16e du classement. Mais à un moment si tu ne fais que perdre, c’est sûr que derrière ça va gagner ! Le championnat est encore long mais tous les points comptent maintenant. 10 défaites en 13 matchs, la dynamique n’est pas bonne ! »

Laval, le point de bascule ?

Elle s’avère même dramatique avant de recevoir le Stade Lavallois, l’actuel premier relégable, vendredi prochain, pour ce qui s’apparente déjà à un match de la peur. « C’est sûr que le match face à Laval peut te faire du bien… ou te faire du mal, résume Bernardoni. Mais tu ne joueras pas ton maintien là ! Je le dis depuis le début, on le jouera jusqu’au dernier match le 8 mai à St-Etienne. Mais quand je vois dans quel état physique on a terminé les rencontres qu’on a gagnées, avec des crampes etc… c’est ça qu’il va falloir faire à tous les matchs! Le coach l’a déjà rappelé plusieurs fois aussi, tu dois te faire mal !« 

Une approche qui peut marcher, une fois de temps en temps, à l’image des succès glanés au forceps à Nancy, Pau ou contre Rodez, mais qui montre clairement ses limites sur l’ensemble d’une saison. Reste à savoir si Amiens trouvera deux à trois équipes encore moins bonnes pour se donner une chance de rester en Ligue 2. C’est finalement le seul enjeu d’une deuxième partie de saison qui s’annonce sous haute tension. Raison pour laquelle le match contre les Tango s’apparente déjà à une finale avant l’heure.

Romain PECHON

Crédits photo : Dave Winter/FEP/Icon Sport

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