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·9 janvier 2026

“On est en négociation avec Lauriane Dolt pour prolonger l’aventure !”

Image de l'article :“On est en négociation avec Lauriane Dolt pour prolonger l’aventure !”

Ce soir, le STB retrouve les parquets de Nationale 1 à Salon-de-Provence. Avant cette première en 2026, Rudy Sévi, le président du club havrais a répondu à nos questions. Bilan de l’année 2025, projection sur la fin de saison et sur le long terme

L’année 2025 a été une année où on y a cru pour le STB avant d’être déçu à la dernière journée de la saison régulière puis en play-off. Est-ce qu’il y a encore des regrets aujourd’hui ?


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Des regrets, on en a toujours un petit peu. Et surtout quand on loupe l’objectif à deux points près. Et quand je dis deux points, ce n’est pas deux matches, c’est un panier !Mais c’était à prévoir ! On a eu quand même trois joueurs arrêtés pour six mois et un quatrième qui a joué six mois blessé (Wright). On a essayé de reculer l’échéance en allant chercher Thibault Desseignet, Lamine Sambe et Jayson Tchicamboud, etc. Mais à force de trop tirer sur certains, à la fin il n’y avait plus beaucoup d’essence dans la machine. Le moment de panne est arrivé au plus mauvais moment.

Je ne crois pas à une malédiction !

C’est la 7e année que le STB est en Nationale 1. Est-ce qu’on ne se dit pas parfois qu’il y a une malédiction autour de la montée ?

Si l’on commence à se dire ça, on arrêterait tout. Mais je ne crois pas à une malédiction. Il faut regarder l’historique de ces sept saisons. La première saison, on avait gardé Coudray et on perd d’un point en finale des play-offs. Ensuite, la 2e saison s’est arrêtée à cause du Covid. La troisième saison se joue à huis clos avec des règles qui ont changé trois fois. La quatrième année, on est obligés de se séparer d’Hervé Coudray en cours de route. Les saisons suivantes ont eu leurs propres spécificités, mais chaque année le club a continué de grandir en termes de partenaires et de public. Avec le recul, si on était montés contre Saint-Quentin en juin 2019, on n’était pas prêts structurellement.

Pour vous, ce sont surtout les blessures qui expliquent entièrement la chute en fin de saison ?

C’est difficile à dire. Si aucun joueur n’avait été blessé, serait-on montés ? On ne le saura jamais : seuls les dieux du basket le savent. Mais il est vrai que Valentin Bigote a été absent six mois et qu’à son retour, il a subi une élongation à la cuisse, ce qui l’a éloigné un mois et a rendu difficile sa remise en forme. Idem pour Mensah, blessé pendant 6 mois. Benoît Mangin, qui était une recrue importante, n’a pas pu jouer pendant six mois. Et il a fallu du temps pour qu’il se mette en rythme. Notre joueur américain, Wright, a joué six mois sur une jambe. Cela a forcément eu un impact sur la forme de l’équipe. Dire que l’on serait montés si aucun de ces joueurs n’avait été blessé ? Je ne sais pas.

Cet été, il y a eu du mouvement ! Est-ce que des départs étaient prévus avant les entretiens ?

Pour certains oui ! C’était le cas de William Mensah (qui a pris sa retraite), Keith Wright, Zaion Nebot et Joël Awich. Pour Benoît Mangin, on l’a su qu’à la reprise qu’il préférait arrêter pour des raisons physiques. D’ailleurs c’est là où on a vu toutes les compétences du staff technique notamment Lauriane et Jean-Manuel Sousa qui ont su s’adapter et aller chercher Nadyr Labouize. Et pour Valentin Bigote, ça c’est décidé au moment des entretiens. Ca faisait trois ans et demi qu’il était là. Il fallait changer de cycle.

Concernant ceux qui sont restés, étaient-ils déjà sous contrat ou ont-ils prolongé ?

Pour Thibault Desseignet, on avait décidé avant les entretiens de le prolonger. Idem pour Steven Cayol qui a aussi signé un nouveau contrat. Pour le reste, Momar Ndoye et Earvine Bassoumba étaient encore sous contrat.

Comment se sont passées les négociations justement avec Steven Cayol, qui étaient pistés par plusieurs clubs d’Elite 2 (ex-Pro B) ?

En effet, Steven a eu énormément de propositions d’Elite 2 à l’intersaison. Il y avait une vraie envie commune de continuer ensemble. Donc on s’est mis à discuter et on a trouvé on a trouvé un accord assez rapidement. Il sera encore sous contrat la saison prochaine comme Thibault Desseignet, Cédric Bah et Marc Gosselin.

Sur le sportif, je laisse carte blanche à Jean-Manuel Sousa et Lauriane Dolt !

En termes de recrutement, était-ce le recrutement que vous souhaitiez ?

Ce n’est pas le recrutement que j’ai souhaité, moi. Je laisse carte blanche à Jean-Manuel Sousa et Lauriane Dolt. C’est l’équipe qu’ils ont voulue. Je leur donne une enveloppe et ils en font ce qu’ils veulent. Lauriane Dolt a eu l’équipe qu’elle désirait. Notamment avec les arrivées de Marc Gosselin et Cédric Bah et les prolongations de Thibault Desseignet et Steven Cayol.

Avez-vous été déçu de la signature avortée d’Ange Kouamé (jugé inapte à la visite médicale) ?

Nous aurait-il plus apporté que Kevin Bercy aujourd’hui ? Personne peut le savoir mais on est très contents de l’apport de Kevin sur et en dehors du terrain. Il a un rapport temps de jeu-statistiques excellent. Et il s’est très vite intégré au groupe avec sa joie de vivre. Je ne me pose même plus la question d’Ange Kouamé…

De ce qu’on comprend, vous êtes un président peu interventionniste sur le sportif ?

Je l’étais beaucoup plus avant la nomination de Jean-Manuel Sousa. A l’époque, je négociais les contrats directement avec les agents. Il fallait structurer le sportif comme on avait structuré depuis 2018 le secteur commercial, le merchandising et la communication. On a tardé à le faire. La nomination de Jean-Manuel Sousa fait que je ne me mêle plus du tout des décisions sportives. J’ai simplement des retours très réguliers de sa part et de Lauriane Dolt.

Après cette intersaison réussie, le début de saison l’a été encore plus. On a eu l’impression que le STB marchait sur l’eau. Etait-ce votre sentiment à ce moment-là ?

Non, pas du tout. Saint-Quentin en 2019, Challans au mois d’avril et d’autres saisons m’ont appris à être prudent. En avril, on avait 19 victoires de suite et on n’a pas fait la 20e face à Challans. On était contents de ces 10 victoires consécutives mais on restait humbles et sur nos gardes. On savait que le moindre grain de sable pouvait enrayer la machine. Preuve en est le fait de perdre Cédric Bah au mois de novembre. Peu importe la dynamique, jusqu’à la dernière seconde, on restera prudents !

Après les quatre victoires de décembre, pensez-vous que l’équipe peut continuer sur cette dynamique jusqu’à la fin de la 1e phase ?

Je n’en sais rien. On a joué le week-end passé en amical contre Val de Seine pour se remettre en route. Le but est de pouvoir aller à Salon-de-Provence prêts et finir en boulet de canon jusqu’au 20 février (date de la fin de la 1e phase) tout en intégrant Ajare Sanni.

Justement, qu’en est-il de la blessure de Jordan Robertson ?

Il est blessé au genou. Il ne sera pas là a minima jusqu’à fin mars. On a recherché un pigiste avant même l’annonce de la blessure. Ajare Sanni a signé jusqu’à la fin de saison. Car si Jordan Robertson revient fin mars, il lui faudra du temps pour revenir. Ca risque d’être un peu plus long…

Ajare Sanni n’est pas exactement le même profil que Jordan Robertson. Est-ce que c’était volontaire ?

Oui ! Plutôt qu’un poste 3-2 comme l’est Jordan Robertson, Lauriane Dolt et Jean-Manuel Sousa préféraient sûrement un combo. C’est-à-dire un arrière plus petit qui peut aussi remonter le ballon et même dépanner au poste de meneur. En l’associant avec Nadyr Labouize et Thibault Desseignet, les trois peuvent jouer aux deux postes.

La NM1 attire de plus en plus. On entend dire que Serge Ibaka pourrait s’engager à Levallois. Pensez-vous qu’il pourrait avoir les mêmes soucis que Valentin Bigote à son arrivée au STB ?

Chaque situation est différente. Avec Valentin Bigote, on n’a pas fait une mauvaise affaire mais on n’a pas atteint les objectifs fixés. Valentin Bigote n’a jamais triché, il a donné tout ce qu’il pouvait au club. Serge Ibaka, je ne le connais pas du tout. Ca peut être risqué… Comment un joueur qui a connu la NBA va intégrer la NM1 qui est un championnat avec beaucoup de matches très physiques ? Est-ce que ce sera une bonne opération pour Levallois ? Je leur souhaite… Jusqu’au point de ne pas nous faire d’ombre tout de même… On va leur souhaiter de monter en play-off…

En revanche, ça pourrait être une belle attraction aux Docks de recevoir un joueur pareil ?

Tout à fait. De toute manière, le jour où on recevra Levallois, ça attirera du monde !

Pour revenir à Saint-Thomas, est-ce que vous pensez avoir gommé ce qui avait fait défaut la saison dernière pour monter cette fois ?

Je l’espère. Je vous donnerai une réponse définitive en mai ou juin. Cette saison, on a étoffé l’effectif avec 10 vrais pros (contre 9 l’an dernier) sans compter les espoirs. On a aussi baissé la moyenne d’âge pour limiter les blessures. Mais on n’est qu’à la moitié du chemin…

Et il y aussi des jeunes qui progressent…

Oui, je suis content de la progression de notre formation. Dimanche, on a vu nos U18 battre Nanterre, un club qui a toujours de très bons résultats ! En plus de se qualifier en Coupe de France, ils font un bon parcours en championnat ! Sur le groupe espoirs, Oumar Ba s’entraîne avec les pros mais n’est pas encore considéré comme JFL (joueur formé localement) ce qui l’empêche d’entrer en jeu en NM1. Et il y a bien sûr Grace Matundu ! Aujourd’hui, il accompagne les 10 pros. A chaque entrée, il apporte énormément en défense. Quand il a un shoot ouvert, il n’a pas peur de le prendre et ça tombe souvent dedans ! On compte énormément sur lui, on aura besoin de lui ! Certains pros pourraient être émoussés à certains moments et on aura besoin de fraîcheur.

Est-ce que vous considérez que pour les jeunes aussi, la montée en Elite 2 est indispensable ?

Le groupe espoirs évolue actuellement en Nationale 3. En cas de montée du STB, le groupe espoirs intégrera un championnat espoirs avec toutes les équipes d’Elite 2.

Je ne sais pas si c’est indispensable. En tant que jeunes, je pense qu’on est mieux à jouer en Nationale 3 qu’en Espoirs Pro B. Je pense qu’il y a une vraie carte à jouer sur la formation au Havre. On a deux équipes U15 et U18 en Nation et une équipe espoirs en Nationale 3. C’est un championnat très dur avec beaucoup de joueurs professionnels qui redescendent. C’est un championnat avec beaucoup de roublardise et de vieux briscards toujours bien placés. Pour des jeunes, ils apprennent plus vite en Nationale 3 plutôt que de jouer seulement avec des joueurs de leur génération.

De son côté aussi, il y a une vraie volonté de prolonger l’aventure !

Pour revenir à l’équipe première, elle est depuis l’an passé dirigée par Lauriane Dolt, nommée meilleur entraîneur de l’année 2025. Est-ce que vous souhaitez vous inscrire dans la durée avec Lauriane Dolt ?

Pour le moment, Lauriane Dolt est en fin de contrat cet été. Elle a une option d’un an de plus en cas de montée en Elite 2. On est en négociation avec Lauriane pour prolonger l’aventure ensemble ! On en a longuement parlé avec Jean-Manuel Sousa. Lui et moi aimons ce qu’elle propose sur le terrain, sa manière de travailler et d’être. Nous entamons des pourparlers ! Je pense que de son côté aussi, il y a une vraie envie de prolonger. Il faut désormais voir si on peut tomber d’accord sur les conditions du contrat. Mais sur le principe, il n’y a pas de raison que ça ne se fasse pas.

Depuis quelques années, le STB s’est associé à l’ALA (Aplemont) pour avoir une section féminine de haut niveau. Êtes-vous satisfait de ce partenariat malgré les résultats compliqués de cette saison (le STB est dernier de Ligue 2) ?

Cette année, c’est un peu plus compliqué sportivement mais on le savait. Quand on a démarré ce projet, il n’était pas question de monter si vite en Ligue 2. Ca s’est fait sur le terrain donc on y est allées ! Mais ce ne sont pas les résultats compliqués de cette saison qui vont remettre en cause le projet. L’objectif est de construire un club pérenne sur le long terme. Il faut arriver à faire pour la section féminine tout ce qu’on a fait chez les garçons en termes de partenariats, d’ambassadeurs, etc. Mais ça prend du temps ! Chez les garçons, ça nous a pris 7 ans. Il faut réussir à décorréler les résultats sportifs de la structuration. On doit continuer à structurer le club féminin pour avoir dans quelques années une vraie assise financière et perdurer en Ligue 2 avec plus d’armes qu’aujourd’hui.

En parlant d’aspects financiers, c’était l’un de vos objectifs depuis votre arrivée. Vous avez développé le nombre de partenaires pour moins dépendre des subventions. Est-ce que vous avez atteint votre objectif ou y a-t-il selon vous encore une marge de progression dans ce domaine ?

On n’atteindra jamais notre objectif parce qu’on veut toujours faire plus. Mais cet été, on a signé quarante nouveaux partenaires à l’intersaison ! C’est énorme à notre niveau, en Nationale 1 ! Le record de partenariats privés du STB était de 700 000 euros. C’était en 2014-2015. Le STB jouait en Pro A et en Coupe d’Europe… On va arriver cette année à 1,3 million en Nationale 1. A mon arrivée, les collectivités pesaient plus de 80% du budget du STB. Aujourd’hui, on est aux alentours de 30-35%.

Cela signifie que le club pourrait avoir un budget correct en cas de montée en Elite 2 ?

En effet, nous avons un très bon budget pour la Nationale 1. Le budget sera automatiquement augmenté en cas de montée puisque les subventions seront plus importantes. Idem sur les partenariats puisque nous y travaillons. Le but à terme est d’être moins tributaire des subventions mais pas des collectivités. Si demain, la mairie nous demande de quitter les Docks pour le BCMO, les partenariats privés seront drastiquement réduits… On sera toujours liés aux collectivités. Et on a un soutien total de la mairie et de la communauté urbaine. Notamment dans les investissements pour nous aider à nous développer.

Pour pouvoir accueillir des partenaires, vous avez considérablement amélioré l’expérience de match, est-ce que cela va se poursuivre ?

Oui, bien sûr. A l’été 2024, on a eu de nouveaux écrans tous neufs et les sièges courtside. Mais on aussi amélioré le parcours VIP. Aujourd’hui, du salon VIP, le chemin est beaucoup plus court pour arriver en tribune. Il y a beaucoup d’autres idées qui sont en train de germer pour pouvoir avoir des améliorations dans les années qui viennent.

C’est une salle que vous partagez avec le HAC handball. Est-ce que la cohabitation se passe bien ?

Oui, le HAC handball connaît son calendrier avant nous. On les embête plus que l’inverse car nous avons beaucoup plus de matches. Les rencontres de NM1 le vendredi les empêchent parfois de s’entraîner aux Docks en veille de match. Mais les deux clubs vivent bien ensemble. On a des réunions à la mairie pour connaître nos besoins respectifs.

Vous avez parlé tout à l’heure des ambassadeurs. Est-ce qu’ils suivent de près l’avancée du club ? Et peut-on rêver de les voir un jour jouer pour le STB ?

Jouer au STB, peut-être pas ! Il y en a qui s’approchent de la retraite et d’autres ne sont pas basketteurs ! Mais ils sont tous très investis. On a la chance d’avoir quasiment l’intégralité des matches de NM1 retransmis sur YouTube. Donc ils suivent les matches à domicile comme à l’extérieur. Je les ai souvent au téléphone pour faire un point. Ils sont investis en termes de suivi mais aussi de financement.

Le projet de naming est validé par l’entreprise. C’est un vrai bond en avant pour le STB ! On espère que cela se concrétisera avant le début de saison prochaine.

Les rumeurs courent sur le projet d’un naming pour le club. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Oui, on est en discussion avec une entreprise internationale pour faire un naming du club. Ce projet est validé par la société. Il ne reste plus que le financement qui est rendu plus compliqué par la situation politique et budgétaire de la France. On espère pouvoir valider dans les mois qui viennent ce naming. Ce sera un vrai bond en avant pour Saint-Thomas, autant en termes financiers qu’en termes d’attractivité. Il n’y a qu’un seul club qui utilise le naming en France (LDLC ASVEL). Ce serait un joli coup et un beau projet avec une entreprise. On espère que cela se fera avant le début de saison prochaine. Mais tout ne dépend pas que de nous.

Cette entreprise est-elle implantée au Havre ?

L’entreprise a une branche au Havre mais n’a pas son siège social en France.

Est-ce que ce naming serait de nature à faire changer le club de dimension ?

Changer de dimension, peut-être pas… Aujourd’hui un naming doit représenter 7 à 8% du budget du club. On serait aux alentours de cela. Mais les discussions sont en cours. Rien n’est acté ni défini ! Cela remplacerait l’équivalent d’un sponsor historique comme la Matmut pour le STB.

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