OnzeMondial
·28 juin 2026
Passe à dix, but de Mahrez à la dernière seconde ... Pourquoi un vent de 1982 soufflait sur Algérie - Autriche

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·28 juin 2026

Un match totalement fou a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche entre l'Algérie et l'Autriche (3-3). Un match avec un doux parfum de 1982 et du match de la honte entre Allemands et Autrichiens qui avait éliminé les Algériens.
Quarante-quatre ans après le traumatisme de Gijón, le destin a offert à l'Algérie et à l'Autriche un improbable rendez-vous avec l'histoire. Avant leur dernier match du groupe J de la Coupe du monde 2026, le scénario était troublant : un match nul qualifiait les deux sélections pour les seizièmes de finale.
Une situation qui rappelait inévitablement le « match de la honte » de 1982, lorsque l'Allemagne de l'Ouest et l'Autriche avaient cessé de jouer après le but de Horst Hrubesch, multipliant les passes sans prendre le moindre risque afin de préserver un score qui éliminait l'Algérie.
Ce scandale mondial avait conduit la FIFA à programmer, dès 1986, les derniers matches de groupes à la même heure. Mais avec le nouveau format à 48 équipes et la qualification des meilleurs troisièmes, les calculs sont redevenus possibles. À Kansas City, tous les ingrédients semblaient réunis pour une nouvelle polémique.
Pendant plus d'une heure, les deux équipes ont pourtant cherché à faire la différence. Puis est venue la deuxième pause fraîcheur. À partir de ce moment, le rythme s'est brutalement effondré. Les prises de risques ont disparu, les attaques se sont raréfiées et les passes latérales se sont multipliées.
Les deux formations ont semblé se satisfaire d'un résultat qui convenait à tout le monde, offrant une interminable séquence de conservation de balle qui a immédiatement ravivé les souvenirs de Gijón. Sur les réseaux sociaux comme dans les tribunes, les références au « jeu à la baballe » et au « passe à dix » de 1982 ont ressurgi.
Mais contrairement au pacte de non-agression observé quarante-quatre ans plus tôt, l'Algérie a fini par rompre le scénario. Comme portée par le poids de l'histoire, elle a refusé de quitter le terrain sur un arrangement implicite. Dans le temps additionnel, Riyad Mahrez a fait exploser le stade en inscrivant le but de la victoire à la 93e minute. Une réalisation vécue comme une revanche symbolique sur l'injustice de 1982, lorsque les Fennecs avaient payé le prix des calculs de leurs adversaires. Un but qui éliminait les Autrichiens à ce moment-là.
L'histoire n'était pourtant pas terminée. Trois minutes plus tard, à la 96e minute, l'Autriche a arraché l'égalisation, ramenant le score à 1-1 et qualifiant finalement les deux équipes. Au-delà du résultat, cette fin de match restera comme un étrange mélange de mémoire, de calcul et de revanche inachevée.
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