« Personne n’a vu la tête, sauf Buffon » : vingt ans après Berlin, Materazzi révèle enfin sa version du coup de tête de Zidane et dénonce la vraie malédiction du football italien | OneFootball

« Personne n’a vu la tête, sauf Buffon » : vingt ans après Berlin, Materazzi révèle enfin sa version du coup de tête de Zidane et dénonce la vraie malédiction du football italien | OneFootball

In partnership with

Yahoo sports
Icon: Calciomio

Calciomio

·12 juillet 2026

« Personne n’a vu la tête, sauf Buffon » : vingt ans après Berlin, Materazzi révèle enfin sa version du coup de tête de Zidane et dénonce la vraie malédiction du football italien

Image de l'article :« Personne n’a vu la tête, sauf Buffon » : vingt ans après Berlin, Materazzi révèle enfin sa version du coup de tête de Zidane et dénonce la vraie malédiction du football italien

Le 9 juillet 2006, l’Italie remportait sa quatrième étoile en battant la France aux tirs au but à Berlin. Vingt ans plus tard, Marco Materazzi revient sur cette finale historique dans les colonnes de France Football, avec une lucidité qui dépasse le simple souvenir.

Sur le fameux coup de tête de Zidane, le défenseur azzurro livre sa version : « Personne n’a vu la tête, sauf Buffon. Je ne m’y attendais pas, sinon je me serais défendu d’une façon ou d’une autre et l’arbitre nous aurait probablement expulsés tous les deux. Comme je ne l’attendais pas, j’avais le corps détendu, ce qui m’a évité des dommages physiques. » Materazzi regrette aussi l’absence de réconciliation : « À la fin du match, Zidane aurait pu me serrer la main. Il a raté une occasion. Depuis, je ne l’ai plus revu et je n’aurais aucun problème à le faire. Je le respecte pour sa carrière de joueur et d’entraîneur. »


Vidéos OneFootball


Mais au-delà de l’anecdote, Materazzi porte un regard sévère sur le football italien depuis cette nuit berlinoise : « Beaucoup parlent de malédiction, mais la vraie malédiction, c’est que nos institutions ont cru qu’on allait gagner une cinquième étoile. La France, qui peut aujourd’hui aligner quatre équipes de niveau, a continué à construire après 1998. Nous, on s’est arrêtés le 9 juillet 2006. L’Euro 2021 aussi a été gagné par vingt joueurs, pas par un système. »

Les chiffres donnent raison à Materazzi. En 2006, quatorze des vingt-deux titulaires de la finale évoluaient en Serie A. Aujourd’hui, la Serie A ne représente que 9 % de la valeur des équipes encore en lice dans ce Mondial 2026, contre 37 % pour la Premier League. L’Italie, elle, regarde le tournoi pour la troisième fois consécutive depuis son canapé.

À propos de Publisher