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·3 août 2026
Philippe Fargeon : “Pendant que tout le monde faisait du ski, moi je jouais au football”

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·3 août 2026

Pour France Culture, l’ancien attaquant des Girondins de Bordeaux, Philippe Fargeon, a expliqué ce que représentait le football à ses yeux.
« On joue au football parce qu’on a la chance de faire de notre rêve d’enfant un métier. On joue au ballon, mais on travaille beaucoup. J’ai connu beaucoup, beaucoup de joueurs qui étaient plus doués que moi sur le terrain, et qui n’ont jamais fait carrière. Parce qu’il y a du travail, il y a de la volonté, parce que vous êtes bien accompagné aussi à des moments. Vous êtes dans un grand club, vous avez la chance de jouer, comme un acteur, comme un chanteur, mais derrière il faut qu’il y ait du travail ».
L’ancien attaquant bordelais revint sur ses débuts de footballeur.
« J’ai commencé à jouer au foot parce qu’une dame, une maitresse d’école, quand j’avais 7-8 ans, me voyait jouer dans la cour au football, et m’a demandé pourquoi je ne jouais pas en club, dans mon petit village de Haute-Savoie. On a commencé comme ça. Pendant que tout le monde faisait du ski, moi je jouais au football. Et puis, on se rappelle du seul moment où il y avait un match à la télévision, c’était la Coupe de France. On faisait un tournoi, c’était à la Pentecôte, et on se réunissait tous devant la télévision pour regarder la finale de la Coupe de France. Je pense que ça part de là ».
Il poursuit.
« J’étais en Haute-Savoie et j’ai joué à Annemasse pendant un an. On allait faire des matches dans un rayon de 15-20 km. On avait fait un tournoi international, il n’y avait que des équipes françaises (rires), et donc cette équipe suisse, de Genève. Ils m’ont sollicité et comme j’habitais à 200m de la Frontière, que mon papa était fonctionnaire international à l’ONU, je me suis dit pourquoi pas. Ça m’a intéressé parce que le championnat, c’était toute la Suisse. On allait jouer contre des équipes suisses-allemandes, Zurich, Sion… On avait l’impression de jouer contre de grandes équipes. C’est pour ça que je suis parti là-bas. J’ai fait six ans dans ce club. Je suis monté assez rapidement dans la première équipe, à 17 ans. Et puis, en deuxième division, j’étais le meilleur buteur. Cela faisait 3-4 ans que j’étais meilleur buteur, et c’est pour ça que quand Auxerre est venu me chercher, je suis parti. J’ai eu la chance d’avoir un poste qu’on mettait en valeur, parce que je mettais des buts. Mais je savais très bien que vu mon jeun si je ne marquais pas de but, je ne servais à rien. Mes deux qualités c’est que je faisais du pressing, et que je pouvais vite récupérer le ballon. J’étais le meilleur défenseur chez les attaquants, et je marquais des buts ».

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