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·22 septembre 2026
PHNMN Fréquences de retour : "On n'aime pas trop les stars à Sainté"

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·22 septembre 2026

Le Phénomène Fréquences Festival revient cette année pour sa sixième édition à Saint-Étienne. Une programmation qui tombe bien puisqu'elle ne se chevauche pas avec un match des Verts en cette période de trêve internationale. L'organisateur, Evan Cholvy, attend les supporters des Verts nombreux au Puits Couriot ce vendredi et ce samedi.
Bonjour Evan, peux-tu nous parler de cette nouvelle édition du Phénomère Fréquences Festival ?En un an, il s’est passé beaucoup de choses. Déjà, digérer cette première édition sur le Puits Couriot qui était une édition importante pour nous parce qu’on passait d’un site emblématique en centre-ville (place Jean-Jaurès) pour passer sur un site encore plus emblématique, qui en est même parfois devenu cliché mais surtout l’emblème de la ville : le Puits Couriot. Il a fallu apprivoiser et dompter ce site, vu la météo difficile qu’on a eu l’année dernière. On s’est posé la question de savoir si on retournait sur le même site. On a eu beaucoup de retours de gens qui aiment ce site car il représente bien l’identité de la ville, ses valeurs. Des gens s’y reconnaissent parce qu’ils ont eu un ou plusieurs membres de leur famille qui ont travaillé à la mine. On a gardé aussi le festival « off » qu’on a déployé en centre-ville car il y avait une demande d’évènements en centre-ville, par les gens et la nouvelle municipalité. On a fait ça avec plein de partenaires : Positive Education, Poto feu, T2O, la Charbonnerie, Syndrome Odyssée et tant d’autres. Ce festival « off » correspond bien aussi à l’identité de la ville, en fonctionnant avec des systèmes de solidarité, on se reconnait bien là-dedans.
En quelques mots, pourquoi les Stéphanois doivent-ils venir au Phénomène Fréquences cette année ?C’est un festival où on cherche à faire découvrir des projets, c’est vraiment notre idée, notre leitmotiv. Aller chercher des artistes qui demain seront sans doute en tête d'affiche. On essaye d’aller fouiller des nouveaux projets, d’être défricheurs et avant-gardistes quand on le peut. On propose des choses que les gens n’ont pas forcément déjà eu l’occasion d’écouter. On met en avant de la création émergente et des artistes en début de parcours, locaux mais pas que. Il y a aussi la scène nationale montante, comme Fakear ou encore Aupinard. C’est un festival où on découvre des choses, où il faut se laisser surprendre. Là aussi, ça colle bien avec l’identité de la ville. On n’aime pas trop les stars à Saint-Étienne, sur le festival on essaye d’accueillir que des gens qui partagent ce socle de valeurs avec nous.L’année dernière, le festival tombait en plein sur un match des Verts à domicile contre Guingamp, pas cette année. Qu’as-tu envie de dire aux supporters stéphanois ?Le foot, la culture, la ville, tout est relié. Et surtout : on ne reproduira pas la même erreur. L’année dernière on avait pris un food-truck breton (sourire), c’était un peu de mauvais goût dans le contexte d’un match ASSE - Guingamp (défaite 2-3 des Verts, la première de la saison, ndlr). Cette année, on a pris un food-truck local, qui portera chance pour les semaines qui suivent. Il n’y a pas de foot ce week-end là, les supporters pourront se retrouver sur le site pour venir profiter des concerts. Il n’y aura pas ce stress qu’on avait tous, dans l’équipe également, d’un mauvais résultat, qui était arrivé et qui d’une certaine façon, allait bien avec la météo horrible qu’on avait ce week-end là. Cette année, grand soleil en perspective, ça va être une belle édition aussi du point de vue de la météo et ça peut augurer de belles choses pour la suite de la saison, c’est cool ! Les planètes sont alignées (sourire).