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·8 mai 2026

Piazza raconte son épopée et la chance qu'il a eu de jouer pour l'ASSE

Image de l'article :Piazza raconte son épopée et la chance qu'il a eu de jouer pour l'ASSE

Le 12 mai prochain, l’ASSE va fêter les 50 ans de la finale de la Coupe des clubs champions 1976. Les Verts s’étaient inclinés un but à zéro face au Bayern Munich. Pionnier de la défense stéphanoise, Oswaldo Piazza est revenu sur l’épopée de 1976.

Samedi, lors de la rencontre opposant l’AS Saint-Étienne à Amiens, les Héros de 1976 vont être célébrés. Pour rappel, le 12 mai prochain, cela fera 50 ans jour pour jour qu’ils se sont inclinés en finale de la Coupe des clubs champions, face au Bayern Munich (1-0).


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Dans une interview accordée à nos confrères d’ICI Saint-Étienne Loire, Oswaldo Piazza est revenu sur l’épopée des Verts, qu’il a vécu : "Ce sont toujours de bons souvenirs. Lors de mon arrivée, ça ne marchait pas très bien, j’étais complètement à l’envers, mais il faut dire aussi pour excuser cela que j’arrivais dans un pays qui est loin, qui ne joue pas de la même façon qu’en Europe et surtout je ne connaissais pas la langue, ni la ville, c’était tout nouveau pour moi. Heureusement il y avait notre capitaine Jean-Michel Larqué, qui parlait un peu l’espagnol. Il m’a fait du bien de faire traduire ce que je ressentais à ce moment-là, la réussite est venue après. Au départ, on a été mis dans les meilleures conditions, on a été gâté dans le contexte du club. Le club avait déjà eu de bons résultats avant, les titres de 1968, 1969… Monsieur Rocher, Monsieur Paret, notre coach qu’il ne faut pas oublier (Robert Herbin), nous ont mis dans les meilleures conditions. C’est à dire prendre un avion aller-retour dans la journée, après le match on arrivait vers minuit ou une heure du matin et on dormait dans notre lit, c’était rare. Nous, on avait une salle de musculation, personne en avait. On avait trois kinés, deux docteurs, des traumatologues. Des piscines pour se relaxer, on était dans les meilleures conditions, on l’a toujours dit, on était gâté par l’ASSE. Cinquante ans après, on est gâté, parce que 50 ans c’est beaucoup quand même et les supporters se rappellent encore de nous. Ils me demandent où sont mes cheveux, mais ils ont disparu. Mes chevauchées, c’est le public qui y participait aussi. Tout à l’heure j’ai dit qu’on était équipier, aujourd’hui nous sommes des amis, on se voit tous les ans, on a malheureusement perdu trois amis. On continue à se trouver, à passer de bons moments, parler toujours de la même chose mais on rigole autant. Notre public nous demande comment ça s’est passé, mais on ne sait pas comment l’expliquer, c’était le football français, qui avait besoin qu’une équipe dépasse au moins les quarts de finale de la Coupe des clubs champions. Jamais c’était arrivé après Reims et nous on a réussi à le faire. On avait la force pour jouer au moins une finale de la Coupe des clubs champions. On allait faire l’échauffement à cinq mètres sur les terrains annexes et les femmes voulaient parler avec moi, donc je retardais un peu l’échauffement (rires).

Quand je signe, c’est avec beaucoup de plaisir que je viens à Saint-Étienne, je ne viens pas ici pour les murs, parce que quand je suis arrivé c’était tellement noir... Si ce n’était pas pour jouer au football, je serais rentré avec le même avion dans lequel je suis arrivé. Surtout on n’a pas déçu notre public, parce qu’il nous a poussé, surtout moi dès que je montais avec le ballon. Il a joué un rôle important parce qu’en définitif quand on parlait avec notre coach Robert Herbin, c’était un peu ingrat le poste de stoppeur et je me disais : "Non non, tu dois inventer quelque chose". Je crois que mes cheveux et mes chevauchées se sont passés en même temps que l’ascension de toute l’équipe. J’étais content de jouer dans un poste où personne ne voulait jouer et moi je me suis démerdé pour changer cet avis à travers ce que pensait les gens.Il n’y a pas de réponse, parce que comment expliquer tout cet amour, toute la joie que cela nous donne, cela nous fait forcément penser à notre défilé sur les Champs-Élysées, alors qu’on n’a pas gagné. Faire des choses qui n’étaient pas prévues et aujourd’hui encore, 50 ans après, on va faire des séances d’autographes. 1000-1500 personnes attendent et font la queue, comme quand on arrivait à l’entraînement et qu’on voyait le public allait chercher leur billet, en faisant la queue depuis deux heures du matin. On se disait qu’on ne peut pas décevoir ces gens-là, on doit tout casser. On l’a fait et on était content de le faire."

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