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·3 mars 2026
Pierre Sage : « Je reviens à Lyon sans animosité, au contraire »

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·3 mars 2026

Le RC Lens jouera un quart de finale de Coupe de France jeudi soir à Lyon (21h10, à suivre en direct sur Lensois.com et diffusé en intégralité sur France 2/BeIN Sports). Un rendez-vous particulier pour Pierre Sage, limogé de l’OL en début d’année 2025 et qui se posera pour la première fois sur un banc du Groupama Stadium en tant qu’adversaire.
Lensois.com : Pierre Sage, les premiers tours de la Coupe de France ont été l’occasion de procéder à un turnover. Le niveau de l’adversaire et le contexte de quart de finale changent-ils la donne ?Il y a un autre élément qu’il faut prendre en compte pour compléter la question : c’est le fait qu’on ait joué vendredi dernier. Les joueurs ont eu six jours pour se préparer entre les deux matchs, donc ça joue aussi sur le fait qu’on va pouvoir l’appréhender avec un maximum de ressources, en tout cas les ressources disponibles au vu de la liste des blessés. Mais c’est plutôt le match de dimanche (ndlr : contre Metz à Bollaert) qu’on va traiter d’une autre manière en fonction de ce qui se passera jeudi.
Lyon, c’est votre premier match officiel de la saison et il s’était soldé par une défaite à Bollaert. Qu’est-ce qui a changé depuis ?Déjà, on ne sera pas confronté à la même attaque, puisque Lyon avait gagné 1-0 sur un centre de Malick Fofana et un but de Georges Mikautadze. Les deux ne joueront pas ce match (ndlr : Mikautadze est parti à Villarreal alors que Fofana est blessé), et c’est vrai que leur animation de jeu a évolué un petit peu depuis. D’autres profils ont intégré l’équipe, donc ce sera une toute autre formation face à nous. Nous, je pense qu’on a aussi évolué en tant qu’équipe, justement, dans notre jeu collectif, dans l’intensité qu’on met dans nos matchs, dans la manière de gérer les différents moments de ceux-ci, et j’espère qu’aujourd’hui on aura plus d’arguments à présenter pour obtenir un meilleur résultat, parce qu’il n’y aura pas de seconde chance en coupe.
Vous revenez pour la première fois à Lyon depuis votre éviction et en tant que 2e de Ligue 1 à la tête du RC Lens. Vous rendez-vous au Groupama Stadium avec un esprit de revanche ?C’est effectivement mon retour en tant qu’entraîneur, mais j’y suis déjà allé une fois en tant que spectateur. Il n’y a pas du tout d’animosité, bien au contraire. Je suis très content de retourner dans ce beau stade, avec ce beau public et face à cette belle équipe.

À quel point la fin de votre aventure lyonnaise vous marque-t-elle encore aujourd’hui ?Il y avait deux choses. La première, et j’ai toujours eu cette position par rapport à ça, c’est de dire que je comprenais la décision parce que quand on n’a déjà pas le costume de l’emploi au départ et que les résultats du moment ne sont pas très positifs, c’est normal qu’on fasse apparaître certaines difficultés et qu’on les compense par le recrutement d’un autre coach qui était disponible à ce moment-là. Et la deuxième chose, c’est que j’ai toujours dit que j’étais moins déçu de perdre mon poste que de quitter l’Olympique Lyonnais.
Plus jeune, vous alliez voir jouer l’OL à Gerland. Que représente aujourd’hui ce club pour vous, qui êtes également aujourd’hui le coach du RC Lens ?Je suis Lyonnais, entraîneur lensois. C’est assez clair. Je ne m’en cache pas. Et ce sera toute ma vie. Entraîneur lensois, je ne sais pas, mais Lyonnais, c’est sûr. Je ne veux pas mettre la pression à ma direction (sourire) !
Vous avez déjà dit par le passé que c’était toujours un coin de votre esprit d’y revenir un jour. C’est toujours le cas ?Oui, je l’ai dit dès le mois de février, après m’être fait virer le 28 janvier. Mais je pense que ce sera le cas un jour, toujours. J’ai plus d’arguments maintenant que j’en avais au mois de février, en plus.
Propos recueillis par Christophe Schaad à la Gaillette-Gervais Martel.









































