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·15 mai 2026
Pierre Sage : « Jouer le rôle d’arbitre, c’est aussi respecter les gens qui vont assister au match »

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·15 mai 2026

Avant de se tourner vers la finale de la Coupe de France, le RC Lens a une dernière obligation à honorer ce dimanche en championnat, à Lyon (34e et dernière journée de Ligue 1, 21h, à suivre en direct sur Lensois.com et diffusé en intégralité sur beIN Sports). Un match peut-être plus important qu’il n’y parait pour les Lensois, déjà assurés de finir 2es. Outre un rôle d’arbitre à assumer dans la lutte pour la Ligue des Champions, Pierre Sage compte en profiter pour bien préparer le rendez-vous du 22 mai.
Lensois.com : Pierre Sage, est-il facile de mobiliser tout le monde pour le rendez-vous de Lyon alors que la 2e place est acquise et que la finale de la Coupe de France approche ?Il y a des questions qui se posent, bien évidemment, et on se pose les mêmes questions que vous sur l’importance des matchs, la hiérarchie entre les matchs. Malgré tout, c’est un adversaire qui est venu gagner chez nous lors de la première journée. Aujourd’hui, il y a un seul adversaire qui nous a battus deux fois dans ce championnat, il est devant nous et, à la limite, ça pourrait être normal. Pour un adversaire qui est derrière, on se doit de faire un bon dernier match et un bon résultat. Un autre aspect, c’est qu’on n’a jamais enchaîné deux résultats négatifs cette saison, donc on ne veut pas le faire une première fois avant notre finale.
Le match de Lyon peut-il être l’occasion de tester des choses avant la finale ?On a effectivement des choses à voir, du rythme à conserver, mais aussi des organismes à préserver, et ce sont ces trois critères qui vont justement guider les choix et la gestion du match. Mais il est évident qu’on va tout faire pour que 100 % de l’effectif disponible soit apte à jouer la finale et à la gagner.

Est-ce un luxe par rapport à Nice ?C’est vrai qu’il y a moins de pression psychologique, parce que nous, on se bat contre nos propres statistiques et notre tableau de chasse, alors que Nice est dans l’obligation de gagner, en espérant qu’Auxerre ne fasse pas le même résultat ou mieux qu’eux dans son match à Lille. Donc c’est vrai qu’ils ne sont pas 100 % maîtres de leur destin. Ce sont deux approches différentes, mais encore une fois, si on avait aligné ce week-end — et je vous le dis déjà, cela ne sera pas le cas — l’équipe qui débutera la finale, ça ne nous aurait pas dérangé non plus. Parce qu’on se prépare aussi d’une autre manière, mais le fait qu’il y ait eu le match de mercredi contre le PSG change un peu la donne.
En attendant, vous avez un rôle d’arbitre à jouer sur le terrain d’un club qui vous est cher, Lyon. Comment le vivez-vous ?J’ai su dès le mois de juillet, lorsque le calendrier est tombé, qu’on allait finir à Lyon. J’étais très content parce que je me disais qu’on était directement sur place pour rentrer à la maison, mais au final, on a la finale de la Coupe de France, et c’est tant mieux. C’est vrai que c’est bizarre de retourner là-bas, mais le fait d’y être allé déjà en Coupe de France m’a permis de vivre un moment un peu particulier, même si je n’ai pas montré grand-chose ce soir-là. Maintenant, j’y vais avec beaucoup plus de détente, mais surtout avec l’intention de tenir tous les objectifs fixés dans notre championnat. Et encore une fois, jouer le rôle d’arbitre, c’est aussi respecter les gens qui ont des abonnements, les gens qui vont assister à ce match-là, au même titre qu’on l’a bien fait contre le PSG, parce que même si on ne l’a pas remporté, on a livré un match qui nous ressemble, avec des intentions pour gagner celui-ci. J’espère, à la fin du match de Lyon, faire le même constat, avec un niveau d’efficacité supérieur.
Propos recueillis par Christophe Schaad à la Gaillette-Gervais Martel
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