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·7 mars 2026
Pierre Sage : « La défaite du PSG n’est pas positive pour nous tant qu’on n’a pas battu Metz. Faisons déjà notre travail »

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·7 mars 2026

Le RC Lens aura l’occasion de revenir à un point du PSG dimanche à condition de battre Metz à Bollaert (25e journée de Ligue 1, 15h, à suivre en direct sur Lensois.com et diffusé en intégralité sur Ligue 1+). Pierre Sage, confronté à de nombreuses absences à la fin de cette semaine à deux matchs, fait le point.
Lensois.com : Pierre Sage, vous abordez le match contre Metz avec 8 absents, dont la suspension d’Arthur Masuaku, expulsé à Lyon et Wesley Saïd, blessé à l’échauffement. Cela vient-il changer vos plans alors que vous sembliez avoir prévu de faire un peu plus tourner sur ce rendez-vous ? Vous aviez évoqué il y a quelques semaines le fait qu’un joueur comme Odsonne Edouard, par exemple, pouvait avoir besoin d’être géré…Écoutez, encore une fois, c’est une situation. Et on fera avec les joueurs qu’on a. On a aujourd’hui suffisamment de joueurs pour aligner une équipe et faire cinq changements. Donc, jusqu’ici, la vie est belle ! Je vous avoue que j’ai besoin d’attendre la séance de tout à l’heure pour voir un peu les états de forme, échanger un peu avec les joueurs, le staff, pour voir quels seront les états de forme après une séance de récupération en salle et une séance de récupération ou de préparation sur le terrain pour d’autres. On peut reconduire exactement la même équipe comme on peut changer plusieurs joueurs. Ça va vraiment dépendre des états de forme. Parce que l’important, c’est d’avoir des joueurs frais d’entrée et aussi des joueurs capables d’imprimer notre jeu dès la première minute du match. En plus, je vous avoue que j’ai bien vu le message qu’il (Odsonne Edouard) a envoyé à Lyon au vu des efforts qu’il a fournis, au même titre qu’Abdallah Sima et Florian Thauvin, qui ont fait tous les trois un match exceptionnel, sur le plan défensif notamment.
Comment vous gérez ces joueurs restants dans cette semaine à deux matchs ? On a intégré plus de jeunes joueurs de manière à avoir suffisamment de joueurs dans nos séances. Et ce samedi, on accueille encore cinq éléments de la réserve en plus des jeunes qu’on a déjà dans notre groupe pour faire notre séance de l’après-midi. On est dans l’idée de continuer dans le même ordre de travail. Vendredi, ceux qui ont eu un gros temps de jeu à Lyon étaient en récupération. Les autres étaient en compensation. Et aujourd’hui, on va faire une séance à deux vitesses en fonction de ces mêmes statuts.
Les équipes ont généralement des trous d’air dans la saison, qui peuvent durer quelque temps, mais de votre côté, vous avez toujours su rebondir rapidement. Est-ce que cela vous surprend ?Ça ne me surprend plus, parce que c’est vrai que c’est arrivé plusieurs fois dans la saison, et l’équipe a toujours eu un rebond assez positif derrière. Mais maintenant, ce qui est intéressant, c’est que ça se joue aussi dans le cadre d’un match. Par exemple, lorsqu’on encaisse le but contre Rennes, tout de suite, on se remet dans notre match. Je vais prendre un exemple qui est négatif, c’est le match perdu contre Monaco : on prend trois buts en dix minutes, mais on se crée des situations pour revenir à 3-3 à la fin. Et ensuite, au vu de ce qu’on a vécu ce jeudi à Lyon, en se faisant remonter, en prenant un but un peu casquette dans les arrêts de jeu, on a été capables de se reconcentrer pour gagner la séance de tirs au but. Les joueurs ont bien compris qu’il y avait des choses négatives qui allaient arriver sur notre parcours, mais que l’important, c’était la destination. Qu’il fallait tout de suite se tourner vers celle-ci et remettre l’énergie nécessaire pour l’atteindre. Il n’y a pas de travail particulier sur ça. Je pense que c’est l’expérience ensemble qui nous amène à avoir ce comportement-là.

Cette capacité de réaction et les errements du PSG vous amènent-ils à penser d’autant plus que quelque chose de grand pourrait se produire en fin de saison ?Aujourd’hui, notre seule obsession, c’est de battre Metz. Et ce qui s’est passé vendredi soir (ndlr : défaite 3-1 à domicile du PSG contre Monaco) n’est pas quelque chose de positif pour nous tant qu’on n’a pas battu Metz. Faisons déjà notre travail.
Vous évoluez en ce moment avec un effectif limité en défense. Cela vous amène-t-il à gérer différemment les matchs ?Il faut être dans l’anticipation de ce qui peut se produire. Mais pour l’instant, j’ai plutôt la tête tournée vers comment faire tourner le match en notre faveur et comment continuer à créer des problèmes offensifs à notre adversaire ou, à l’inverse, comment être capable de renverser une situation lorsque celle-ci est négative. Je vous avoue qu’on attend patiemment le retour des solutions défensives, mais c’est vrai qu’aujourd’hui, elles sont limitées. Dans tous les cas, on aura des réponses à proposer.
Des erreurs individuelles ont coûté des buts ces dernières semaines. Avez-vous une explication à ce petit phénomène ? Est-ce dû justement à l’absence de plusieurs cadres et la présence de plus de joueurs moins expérimentés ?C’est difficile de pointer du doigt un seul paramètre, mais je vais quand même essayer d’y apporter une explication, puisqu’on essaie de le canaliser. Forcément, il faut agir sur un certain nombre de paramètres. Et c’est vrai que je pense que le fait que l’équipe ait évolué ces derniers temps, le fait qu’on ait des joueurs qui soient un peu moins expérimentés dans notre équipe sur certains postes, cet ensemble fait qu’ils sont exposés. Ils sont exposés à beaucoup de pression, les matchs commencent à compter, avec la Coupe de France ou des matchs où le résultat et les points deviennent très importants pour nous et pour nos adversaires. C’est vrai que ce n’est pas la meilleure situation pour accompagner un jeune. Dans tous les cas, on n’a pas le choix. On est aussi conscients que ce sont des choses qui peuvent arriver, mais qui ne vont pas durer. Chaque chose négative vécue est aussi l’occasion d’emmagasiner des solutions à appliquer dans le futur. Aujourd’hui, c’est vrai qu’on a fait des erreurs, mais j’ai toujours aimé les réactions qu’il y a eu derrière, qu’elles soient individuelles et collectives. Et dans tous les cas, ce sont des choses qu’on gérera collectivement. Il est hors de question que l’on pointe du doigt qui que ce soit par rapport à ces choses-là, comme il est hors de question qu’on donne les remerciements et les bravos à celui qui marque le but d’une victoire. C’est un peu l’état d’esprit qui est présent dans notre club et dans notre effectif.
Propos recueillis par Christophe Schaad à la Gaillette-Gervais Martel









































