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·3 avril 2026
Pierre Sage : « On sait qu’on représente une ville, un département, voire un peu plus »

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·3 avril 2026

Le RC Lens se déplace à Lille ce samedi à l’occasion de la 28e journée de Ligue 1 (21h05, à suivre en direct sur Lensois.com et diffusé en intégralité sur Ligue 1+). L’entraîneur lensois Pierre Sage, marqué par les belles images nées de la victoire 3-0 à l’aller, espère bien faire bonne figure.
Lensois.com : Pierre Sage, quelle importance a le derby de ce samedi à vos yeux ?Il y a des enjeux d’hégémonie locale, régionale, qui se jouent. Aujourd’hui, on est en position de challenger celle-ci, avec la volonté de bien figurer dans cette ambition. On sait qu’on représente une ville, un département, voire un peu plus. On l’a éprouvé lors du match aller, ça avait plutôt bien fonctionné pour nous. Il y a eu une très belle communion avec notre public. Ça avait d’ailleurs été l’occasion de faire la photo officielle annuelle, de manière un peu décalée par rapport à ce qui se fait habituellement. Et donc, on espère pouvoir renouveler la performance et le bon résultat.
Le LOSC pourrait avoir une motivation supplémentaire à travers la volonté de mettre des bâtons dans les roues pour une qualification en Ligue des champions, ou concernant la possibilité qui s’offre à vous de jouer le titre…Notre objectif est de nous qualifier pour la Ligue des champions le plus rapidement possible. Et si on peut avancer sur ce chemin-là dès samedi soir, tant mieux. Maintenant, qu’il y a des équipes adverses qui veulent nous mettre des bâtons dans les roues, on le subit depuis un moment, et on essaye de répondre à cette adversité. Je pense que ce match dépasse un peu plus ce cadre-là, puisqu’effectivement, il y a une rivalité entre les deux clubs d’ordre régional. Et c’est important pour nous de bien figurer aussi sur ce plan.

Florian Thauvin devrait être dans le collimateur du public lillois, avec lequel il a un passé lourd après son départ très rapide vers Marseille. D’ailleurs, son nom est même cité dans les motifs de l’arrêté préfectoral… Le passé n’était pas si lourd que ça, parce que ça n’a pas duré très longtemps. Pour autant, l’histoire a fait couler beaucoup d’encre. Et je pense qu’aujourd’hui, effectivement, il est toujours dans les têtes des Lillois. Mais j’espère qu’il sera encore dans leurs têtes à la fin du match.
Lille reste sur 7 matchs sans défaite, s’est imposé à Rennes ou encore Marseille. Quel regard portez-vous sur la progression de votre adversaire ?Ça prouve encore une fois que lorsqu’on maintient les choses et qu’on laisse passer l’orage, il y a toujours des éclaircies et du beau temps derrière. Il a été pris une décision, à un moment donné au niveau du club, de continuer dans ces conditions-là. Et ils ont bien fait. Je prône toujours ce genre de choses, et je pense que c’était une décision qui leur a permis justement de pouvoir redresser la barre, avec les mêmes ressources. C’est une équipe qui est assez spectaculaire lorsqu’elle joue. Et c’est justement cet aspect-là qu’il faut arriver à maîtriser, en essayant de prendre la mainmise sur le jeu, de manière à ne pas les laisser développer le leur, parce qu’ils ont de la qualité.
Quels rapports avez-vous avec votre vis-à-vis, Bruno Genesio ?Vous savez qu’on vient de la même région. Je dirais que ça a plutôt tendance à rassembler qu’à éloigner. Maintenant, c’est un coach qui a pour habitude de faire jouer ses équipes, d’avoir des intentions de jeu, une forme de régularité. Et lorsque les périodes sont un peu moins bonnes, ça se remarque. Donc ça veut bien dire qu’on est habitué au fait que son équipe joue bien et que les différentes équipes qu’il a eues ont toujours bien joué. Il prône toujours ces choses-là. C’est intéressant de jouer face à ce genre d’équipe. Il y a de plus en plus d’équipes et de coachs qui ont cette mentalité-là en Ligue 1. Et ça permet justement d’avoir des matchs un peu plus spectaculaires avec beaucoup plus de buts. Et donc peut-être plus d’attrait pour les gens qui viennent au stade et qui sont devant leur poste de télévision. Mais là, encore une fois, c’est un match particulier. Donc il va falloir être capable de surpasser ce que l’adversaire fait de bien et de lui imposer des choses.
Propos recueillis par Christophe Schaad à la Gaillette-Gervais Martel









































