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·6 juillet 2026
Portugal – Espagne : les compositions probables

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La Seleção de Roberto Martínez n’a pas rendu une copie parfaite dans ce Mondial. Deuxième du Groupe K avec 5 points, elle a connu un parcours en dents de scie : un nul 1-1 contre la RD Congo lors de l’entrée en lice, avec un João Neves buteur dès la 6e minute avant l’égalisation de Wissa dans les arrêts de jeu de la première période. Puis l’explosion 5-0 contre l’Ouzbékistan, avec le doublé historique de Ronaldo qui lui a permis de devenir le premier joueur à marquer lors de six éditions différentes de la Coupe du Monde.
Et enfin un nul 0-0 stérile contre la Colombie lors de la dernière journée, sans le moindre tir cadré des deux côtés. En seizièmes, la Croatie a failli emmener le match en prolongation avant que l’entrant Gonçalo Ramos ne délivre la Seleção en toute fin de rencontre pour un succès 2-1 arraché in extremis.
Martínez dispose d’un groupe complet, sans blessé ni suspendu. Le grand sujet de l’avant-match porte sur la place de Cristiano Ronaldo : sorti à la 81e minute face à la Croatie, le capitaine (41 ans, 10 buts dans l’histoire de la compétition, recordman du Portugal) devrait retrouver sa place en pointe, Ramos débutant sur le banc. La grande arme de ce Portugal réside dans la variété de ses buteurs : 14 buts inscrits dans le tournoi par 11 joueurs différents.
Derrière Ronaldo, le duo Pedro Neto et Rafael Leão sur les côtés, avec Bruno Fernandes en meneur, offre une alternative technique face au bloc espagnol. En défense, la charnière Rúben Dias et Renato Veiga devra contenir les assauts de Yamal et Oyarzabal, tandis que Nuno Mendes sera particulièrement surveillé sur son couloir gauche face à Porro. Le Portugal a notamment remporté la dernière Ligue des Nations face à ces mêmes Espagnols, aux tirs au but en finale, et a battu l’Allemagne en demi-finale (2-1).
La Roja de Luis de la Fuente est tout simplement la sélection la plus impressionnante du tournoi. 8 buts marqués, 0 encaissé en quatre matchs : aucune autre équipe ne peut afficher un tel bilan dans ce Mondial.
Après un 0-0 inaugural contre le Cap-Vert (manque d’efficacité mais organisation défensive parfaite), la Roja a monté crescendo : 4-0 contre l’Arabie Saoudite, puis 1-0 contre l’Uruguay et enfin une démonstration 3-0 contre l’Autriche en seizièmes de finale, avec un Mikel Oyarzabal auteur de 4 buts dans le tournoi (dont deux doublés contre l’Arabie Saoudite et l’Autriche) qui s’impose de match en match comme le joueur décisif de cette équipe. À 29 ans, l’attaquant de la Real Sociedad est impliqué dans 23 buts lors de ses 16 dernières titularisations en sélection.
De la Fuente dispose lui aussi de son groupe au complet, sans la moindre absence. Lamine Yamal (18 ans) reste le principal danger en transition rapide sur le côté droit, avec Dani Olmo, la créativité de Pedri et le travail de titan de Rodri dans l’entrejeu. La charnière Pau Cubarsí (19 ans) et Aymeric Laporte a été exemplaire, ne concédant aucun but depuis le début du tournoi.
Unai Simón entre dans l’histoire comme le gardien le plus solide de ce Mondial. Ce sera la première confrontation officielle entre les deux nations depuis le fameux 3-3 en groupes en 2018, au cours duquel Ronaldo avait inscrit un triplé dont un coup franc direct dévastateur. Au total, 41 confrontations dans l’histoire, avec 18 victoires espagnoles contre seulement 7 portugaises.







































