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·13 août 2026

Pour Mourinho, le premier trophée d’une longue série ?

Image de l'article :Pour Mourinho, le premier trophée d’une longue série ?

Le Real Madrid a remporté mercredi le Trophée Teresa Herrera, en venant à bout du Deportivo La Corogne (1-0) à Riazor grâce à un but de Brahim Díaz. Un succès qui permet aux Madrilènes de repartir de Galice avec leur premier trophée de la saison, mais surtout à José Mourinho de commencer son deuxième passage sur le banc du Real avec une coupe.

Le Teresa Herrera reste évidemment un trophée de pré-saison, loin des objectifs majeurs du club. Il ne saurait être comparé à une Liga ou à une Ligue des champions. Mais cette victoire n’est pas totalement anodine pour Mourinho, qui retrouve une compétition qu’il avait déjà remportée lors de son premier passage au Real, en 2013. Treize ans plus tard, le Portugais commence donc cette nouvelle aventure avec une nouvelle ligne à son palmarès madrilène.


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Surtout, cette rencontre aura permis au Portugais de poursuivre la préparation de son équipe face à une opposition déjà proche de ce qu’il retrouvera en Liga. Mourinho l’a d’ailleurs souligné après la rencontre, estimant que ce type de match était particulièrement utile pour préparer son groupe. « La semaine prochaine, le vrai travail commence », a-t-il lancé, alors que le début de la saison approche.

🏆 EL PRIMER 'TÍTULO' DE LA TEMPORADA PARA EL REAL MADRID DE MOURINHO 2.0. 😉 Los blancos levantan el Teresa Herrera en Riazor en un nuevo encuentro de pretemporada, el más exigente hasta el momento. @as_delariva

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Un premier passage marqué par des succès historiques

Pour comprendre la portée de ce retour, il faut forcément revenir sur ce que Mourinho avait accompli lors de son premier passage au Real Madrid. Arrivé à l'été 2010 avec la mission de concurrencer le FC Barcelone de Pep Guardiola, le Portugais avait rapidement permis au club de retrouver une vraie domination nationale.

En trois saisons, Mourinho a remporté la Coupe du Roi en 2011, la Liga en 2012 et la Supercoupe d'Espagne en 2012 également. Son exercice 2011-2012 reste le point culminant de cette période. Le Real avait alors décroché son championnat avec 100 points et 121 buts, deux records historiques à l’époque, avec neuf longueurs d’avance sur le Barça.

Cette équipe avait également remporté 32 de ses 38 matches de Liga, tandis que Cristiano Ronaldo avait terminé meilleur buteur du groupe avec 46 réalisations. Mourinho avait ainsi réussi à construire une équipe particulièrement offensive tout en imposant une intensité et une exigence qui avaient permis au Real de reprendre le dessus sur son grand rival.

Une histoire qui ne s’est pas terminée comme prévu

Son bilan madrilène ne se résume toutefois pas à cette Liga historique. En Ligue des champions, Mourinho avait permis au Real de retrouver les demi-finales après plusieurs années d'éliminations précoces, mais il n'avait jamais réussi à atteindre la finale. Les Madrilènes avaient été éliminés par le FC Barcelone en 2011, le Bayern Munich en 2012 puis le Borussia Dortmund en 2013.

La fin de son aventure avait surtout été marquée par des tensions de plus en plus importantes au sein du vestiaire. Sa relation avec plusieurs cadres, notamment Iker Casillas, s’était fortement détériorée, jusqu’à devenir l’un des symboles de sa dernière saison. La sortie récente de son documentaire sur Netflix a d’ailleurs remis cette période au premier plan, avec les déclarations du Portugais sur son ancien capitaine.

C’est donc avec ce bilan contrasté que Mourinho revient aujourd’hui à Madrid : un entraîneur qui a déjà réussi à gagner avec le club, mais qui n’avait pas réussi à mener son premier projet jusqu’au bout.

Une génération différente, des ambitions encore plus grandes

Le contexte est pourtant radicalement différent. Mourinho ne retrouve ni le vestiaire ni les rapports de force de 2010. Il doit désormais composer avec une génération emmenée par Kylian Mbappé, Vinícius Jr. et Jude Bellingham, tout en intégrant plusieurs nouveaux joueurs à un effectif particulièrement riche.

Cette nouvelle équipe offre surtout au Portugais des profils qui peuvent correspondre à sa philosophie. Bellingham devrait notamment occuper un rôle central dans son système, avec une position plus avancée de numéro 10 dans un 4-2-3-1. Un choix qui rappelle le fonctionnement de certaines de ses équipes les plus performantes et qui pourrait permettre à l’Anglais d'exploiter davantage ses qualités de projection, de percussion et de création.

Mourinho devra également trouver le bon équilibre entre les nombreuses individualités offensives du groupe et les exigences collectives qu’il souhaite imposer. Avec autant de joueurs capables de faire la différence, son principal défi sera peut-être de transformer cette richesse individuelle en une véritable équipe.

Le Portugais dispose aussi d’un effectif plus profond que lors de son premier passage, avec des solutions à quasiment tous les postes. Cette concurrence peut lui permettre de maintenir une forte intensité tout au long de la saison, mais elle implique également de gérer les statuts, les temps de jeu et les éventuelles frustrations. Un domaine dans lequel son premier passage avait justement fini par devenir compliqué.

Faire mieux qu’en 2012, le véritable défi

Le premier trophée de cette nouvelle ère ne permet évidemment pas encore de tirer de conclusions. Le Teresa Herrera reste une compétition amicale, et les véritables objectifs de Mourinho sont ailleurs : la Liga, la Ligue des champions et la capacité à installer durablement son projet.

Mais cette victoire offre un premier symbole intéressant. Mourinho revient à Madrid avec l’ambition de faire mieux que lors de son premier passage, ou au minimum de reproduire les succès qui avaient marqué son époque. Son défi sera d'autant plus important qu'il ne bénéficie pas du même contexte qu'en 2010 : le Real arrive avec un effectif déjà habitué aux exigences du très haut niveau et des ambitions européennes considérables.

La question sera donc de savoir si Mourinho peut apporter ce qui lui avait permis de faire la différence en 2011-2012 sans reproduire les tensions qui avaient précipité la fin de son aventure. Le Portugais connaît désormais parfaitement la pression du Santiago Bernabéu, mais il doit encore prouver qu’il sait l’aborder avec une équipe et un football adaptés à 2026.

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