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·1 février 2026

Pourquoi Antonio Conte est-il cataclysmique en Ligue des Champions ?

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Comme le raconte Ultimouomo, l’élimination du Napoli en Ligue des champions face à Chelsea remet en lumière un paradoxe qui accompagne Antonio Conte depuis toute sa carrière : immense entraîneur de championnats, il se révèle systématiquement en difficulté dans la compétition européenne reine. Cette sortie prématurée n’est pas un accident isolé, mais s’inscrit dans un schéma récurrent qui permet de comprendre pourquoi Conte est souvent « cataclysmique » en Ligue des champions.

D’abord, le contexte. Conte ne dramatise pas l’élimination. À ses yeux, perdre contre Chelsea, club plus riche et plus armé individuellement, fait partie de l’ordre des choses. Le vrai problème se situe en amont : les points laissés en route contre Copenhague, le PSV, Benfica ou Francfort. Un parcours irrégulier, presque impensable pour un champion d’Italie, qui condamne le Napoli avant même les grands rendez-vous. Comme souvent avec Conte, la Ligue des champions se perd davantage contre les « petits » que contre les géants.


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Sur le plan tactique, les raisons sont plus profondes. Conte est un bâtisseur, un architecte du collectif. Ses équipes sont ultra-organisées, préparées dans le moindre détail, fondées sur des mécanismes répétés à l’entraînement jusqu’à devenir réflexes. Ce modèle est redoutable sur la durée d’un championnat, où la régularité, la préparation et l’intensité font la différence. Mais en Ligue des champions, il montre ses limites. La compétition européenne est faite d’épisodes imprévisibles, de fulgurances individuelles et de moments où le talent pur casse les plans les mieux conçus. Ce sont précisément ces moments que les équipes de Conte gèrent mal.

Autre facteur clé : la gestion de l’effectif. Le football de Conte exige un noyau restreint de joueurs surutilisés, ses fameux « préthoriens ». Or la Ligue des champions moderne impose une rotation large et une profondeur d’effectif pour encaisser le rythme infernal. Même lorsque le Napoli a cherché à allonger son banc, Conte s’est montré réticent à intégrer pleinement les nouvelles recrues, préférant s’appuyer sur un groupe réduit, au risque de l’épuisement et des blessures.

Enfin, il y a une dimension mentale. Les équipes de Conte brillent quand le plan fonctionne, mais vacillent dès qu’un imprévu surgit : un but venu d’ailleurs, un joueur créatif qui sort du cadre, un épisode défavorable. Là où la Ligue des champions exige parfois instinct, improvisation et prise de risque, ses équipes restent prisonnières de leur structure.

Ainsi, l’élimination du Napoli n’est pas seulement celle d’une saison, mais le reflet d’une incompatibilité persistante entre la philosophie de Conte et l’essence même de la Ligue des champions.

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