Calciomio
·6 septembre 2026
Près d’un milliard dépensé en trois ans pour un seul trophée à eux deux : le bilan accablant de la Juve et du Milan AC avant leur choc à Turin

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·6 septembre 2026

La Juve et le Milan AC s’affrontent ce week-end à l’Allianz Stadium avec, en toile de fond, un bilan financier peu flatteur. Selon la Gazzetta dello Sport, en trois saisons, les deux clubs ont dépensé près d’un milliard d’euros sur le marché des transferts, très exactement 918,85 millions, pour un seul trophée remporté à eux deux, la Supercoupe d’Italie.
Vingt-sept joueurs achetés du côté turinois, vingt-quatre du côté milanais, mais un bilan comptable très négatif : 278,3 millions de déficit pour la Juve et 153,75 millions pour le Milan AC, soit plus de 400 millions brûlés au total. Pourtant, les deux clubs ont encore été parmi les plus actifs de Serie A cet été, avec près de 300 millions dépensés à eux deux lors du dernier mercato.
Les stratégies ont pourtant été très différentes. John Elkann n’a jamais hésité à investir massivement à la Juve, quitte à sacrifier l’avenir en vendant les jeunes talents formés au club, comme Soulé, Huijsen ou Savona. Gonçalo Ramos, recruté pour 74 millions, reste l’opération la plus onéreuse des deux clubs depuis 2024, devant Koopmeiners (51,3 millions) et Douglas Luiz (50 millions).
Gerry Cardinale, de son côté, a longtemps privilégié un modèle d’autofinancement au Milan AC, avant de changer de méthode cet été avec un investissement proche de 150 millions pour seulement trois renforts majeurs. Les Milanais ont aussi mieux négocié leurs départs, avec les ventes de Reijnders à Manchester City (55 millions) et de Leao à Galatasaray (43 millions).
Les deux clubs ont également connu une instabilité chronique dans leur organigramme sportif. La Juve a changé trois fois de direction technique, de Giuntoli à Carnevali en passant par Comolli, tandis que le Milan AC est passé d’une gestion confiée à l’administrateur délégué Furlani à un directeur sportif traditionnel avec Tare, avant d’adopter une structure collégiale à l’américaine.
Reste à savoir quel modèle portera enfin ses fruits sur le terrain, plus que sur le marché des transferts.







































