PSG-Arsenal : « Chaque matin, je pense à être meilleur », Luis Enrique confie ses ambitions avant la finale de la C1 | OneFootball

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·20 mai 2026

PSG-Arsenal : « Chaque matin, je pense à être meilleur », Luis Enrique confie ses ambitions avant la finale de la C1

Image de l'article :PSG-Arsenal : « Chaque matin, je pense à être meilleur », Luis Enrique confie ses ambitions avant la finale de la C1

À dix jours de la finale de Ligue des champions face à Arsenal, Luis Enrique s’est longuement confié sur l’évolution du PSG, le rôle clé de son staff, l’importance de l’état d’esprit collectif et sa vision du football moderne. Entre admiration pour Mikel Arteta et obsession de la compétitivité, l’entraîneur parisien affiche sérénité et ambition avant le rendez-vous le plus important de la saison.

Un sourire grand comme ça ! Pas de piques, des réponses longues et constructives, Luis Enrique était en mode Ligue des champions, apaisé et serein pour répondre aux journalistes à dix jours de la finale contre Arsenal, le 30 mai. Ses adjoints, les coups de pieds arrêtés, un peu de tactique et de psychologie, le technicien n'a rien esquivé. Florilèges.


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On a l’impression que, cette saison en Ligue des champions, votre équipe a davantage fait preuve d’adaptabilité, en s’ajustant parfois à l’adversaire et en demandant à vos joueurs de jouer différemment. Par exemple avec Ousmane sur le côté face au Bayern. Avez-vous davantage travaillé cet aspect que la saison dernière ?

Le changement le plus important pour nous, c’est surtout de nous regarder nous-mêmes et beaucoup moins nos adversaires. Cela reste notre ligne directrice. Après, dans ce type de match, ceux de la meilleure compétition de clubs en Europe, il est normal de s’adapter à ce que fait l’adversaire. On l’a vu contre le Bayern Munich sur les deux matchs, mais aussi face à Arsenal : ce sont des équipes qui ont beaucoup le ballon, donc il faut savoir défendre et s’adapter. C’est logique. Je pense que nous avons encore progressé dans ce type de rencontres et nous sommes heureux d’être arrivés à ce niveau.

Vos adjoints Rafel Pol et Joaquin Valdès, dont on parle peu semblent très importants pour vous. Comment les décririez-vous après tant d’années de travail ensemble ? Qu’est-ce qu’il vous apporte professionnellement, et peut-être personnellement ? Il me faudrait beaucoup de temps pour définir cela correctement. Rafael Pol est brillant dans tous les aspects de la vie. Je le connais depuis très longtemps. Il a commencé avec moi comme préparateur physique, puis nous avons fait évoluer ensemble notre vision du football au fil des années. Aujourd’hui, il est mon bras droit, quelqu’un d’exceptionnel humainement et professionnellement. Joaquín Valdés est la seule personne qui m’accompagne depuis mon tout premier jour comme entraîneur. C’est difficile à expliquer parce qu’il est né à Oviedo et moi à Gijón. Gijón et Oviedo, c’est un peu comme Paris et Marseille ! Sauf qu’il n’y a que 28 kilomètres entre les deux vilkes. Cela montre notre capacité à cohabiter. C’est quelqu’un de très important pour mon évolution comme entraîneur. Si vous vous souvenez de moi comme joueur, ma personnalité était très différente. Comme entraîneur, pendant les matchs, je suis beaucoup plus calme. Et je pense que Joaquín a une grande responsabilité dans cette évolution.

On connaît les qualités d’Ousmane Dembélé comme joueur offensif mais aussi dans les efforts qu’il fait sans ballon. Est-ce que vous vous servez de lui comme exemple pour le groupe ? Qu’est-ce que cela apporte aux autres joueurs de voir quelqu’un avec ce palmarès faire autant d’efforts défensifs ?

C’est la mentalité d’Ousmane ! Pour n’importe quel entraîneur de haut niveau, c’est un exemple. Il défend tout le temps, quelle que soit la minute ou le match. On souligne toujours ce que font les attaquants avec le ballon : les buts, les passes décisives mais beaucoup moins ce qu’ils apportent défensivement. Pourtant, quand un joueur ou une équipe n’a pas le ballon, il faut défendre. Ce n’est pas une contrainte, c’est indispensable. C’est comme au basket : il faut attaquer et défendre, sinon il est impossible de gagner. En football, c’est pareil. Ousmane montre non seulement une qualité individuelle incroyable avec le ballon, mais aussi une énorme capacité à être performant sans ballon.

Cette deuxième finale consécutive, n’est-ce pas aussi la consécration de votre relation avec le président et Luis Campos ? Quel rôle jouent-ils pour vous aider à performer ?

Je pense que nous sommes très… très… chanceux. Très chanceux. Jouer une nouvelle finale après avoir marqué l’histoire du club la saison dernière, c’est incroyable. Avant le dernier match contre le Bayern, j’ai dit à Rafael : « On va encore avoir la chance de jouer une autre finale ? Impossible… » Et pourtant, nous y sommes. Depuis mon arrivée ici, le président et le directeur sportif m’ont apporté un soutien total. Et c’est très rare dans le football professionnel. Chaque fois que nous avons perdu, ils ont soutenu l’équipe et l’entraîneur. C’est essentiel. Ensuite, bien sûr, il y a la qualité des joueurs. Mais aussi leur qualité humaine. Quand nous recrutons un joueur, nous ne regardons pas seulement le football. Nous cherchons aussi à savoir quelle personne il est, s’il correspond à ce que nous voulons construire. C’est très important avant de faire venir quelqu’un au Paris Saint-Germain. Aujourd’hui, nous sommes heureux et nous voulons continuer dans cette direction.

Arsenal a été sacré champion d’Angleterre hier et les joueurs ont déjà commencé à célébrer. Est-ce que cela change quelque chose avant la finale ?

Personne ne peut savoir si cela aura une influence. Ce qui est certain, c’est qu’ils méritent de gagner la Premier League. Ils ont réalisé une saison incroyable. Nous avons déjà affronté l’Arsenal de Mikel Arteta et nous connaissons très bien leurs qualités. Sans ballon, c’est probablement l’une des meilleures équipes du monde, et avec le ballon, ils sont capables de marquer énormément. C’est une combinaison formidable. C’est donc logique de les voir en finale. Ce sera un match très difficile entre deux équipes qui ont suivi des chemins différents, mais je pense que nous verrons une très belle finale.

Est-ce que les coups de pied arrêtés d’Arsenal vous donnent des cauchemars ?

Non, pas du tout. Nous allons défendre comme d’habitude. Nous sommes une équipe plutôt petite en taille, mais nous travaillons très bien les phases arrêtées. Nos styles sont un peu différents, mais l’idée footballistique reste similaire : chercher à dominer. Arsenal est une équipe très bien travaillée. Je pense qu’elle représente parfaitement la capacité de Mikel Arteta à motiver ses joueurs et à faire jouer son équipe. C’est un très bon moment pour lui et pour Arsenal, et nous espérons vivre une grande finale.

Il manque seulement un but au PSG pour égaler le record de buts inscrits dans une édition de Ligue des champions, détenu par le Barça 1999-2000, dont vous faisiez partie. À quel point cet ADN offensif est-il important et non négociable pour vous ?

Ah oui… je m’en souviens maintenant. Mais honnêtement, regarder le passé ne change rien à l’avenir. L’avenir doit être meilleur que le passé. Ces statistiques montrent simplement le niveau des deux équipes. Si vous regardez aussi celles d’Arsenal, elles sont impressionnantes. Nous cherchons toujours à marquer beaucoup de buts et à gagner les matchs. Mais nous savons aussi que ce sera difficile pour les deux équipes. À la fin, il n’y aura qu’un camp heureux et un autre triste. Et nous espérons évidemment faire partie des heureux.

L’an dernier, vous aviez dit : « L’année prochaine, je vais contrôler tous les aspects du jeu. » Avez-vous aujourd’hui le sentiment de tout contrôler ?

Je crois que j’ai dit ça il y a deux ans, oui. Mais aujourd’hui, je contrôle de moins en moins. Pourquoi ? Parce que le football change tout le temps. Les choses importantes, je les contrôle. Mais il existe beaucoup d’éléments moins importants qui évoluent constamment. Si vous ne changez pas, il devient facile de vous contrôler, facile de vous neutraliser. Je pense que le football du futur ira vers un peu moins de contrôle et davantage de capacité à surprendre l’adversaire.

Qu’est-ce qui vous motive personnellement aujourd’hui ? Gagner deux Ligues des champions de suite comme Zidane ? Ou laisser une trace historique avec ce PSG, comme le Barça de Guardiola ?

Pour être honnête, le football m’a donné bien plus que ce que je lui ai apporté. Je n’ai jamais cherché à être considéré comme l’un des meilleurs entraîneurs. Cela ne m’intéresse pas. Ce qui m’importe, c’est d’être compétitif chaque jour : me réveiller le matin avec l’envie d’être meilleur, de gagner le prochain match, de faire un meilleur entraînement, une meilleure causerie, de mieux parler aux joueurs. Chaque année est différente. Moi, je vieillis et les joueurs sont de plus en plus jeunes. Il faut donc s’adapter, comprendre comment communiquer avec eux. Certains joueurs sont aujourd’hui plus jeunes que mon fils ! Cette imprévisibilité me plaît énormément. Mais ce qui compte le plus pour moi, c’est de rester compétitif en permanence.

Comment gérez-vous la vie du groupe en dehors du terrain avant une finale ? Encouragez-vous vos joueurs à garder une vie normale ?

Nous faisons probablement les choses un peu différemment de beaucoup d’équipes. Ce que je veux transmettre à mes joueurs, c’est l’importance du repos, surtout à ce moment de la saison. Il est essentiel qu’ils aient des moments pour eux, avec leurs amis, leur famille, leurs proches. Quand ils arrivent au centre d’entraînement, je veux qu’ils soient heureux d’être là et qu’ils profitent de ce moment. Nous sommes aussi une petite famille. Cette semaine sera différente de la précédente, où nous avions la finale de Coupe. Là, nous avons plus de temps. Nous allons travailler tactiquement, préparer Arsenal dans les détails, offensivement et défensivement. Et ensuite, il faudra arriver à Budapest et profiter de ce que représente une finale de Ligue des champions.

Vous avez parlé d’Arteta. Quelles sont selon vous les principales forces de son Arsenal et en quoi peut-il vous poser des problèmes en finale ?

Quand on regarde Arsenal, on voit clairement l’empreinte de Mikel Arteta. Depuis son arrivée, il a changé la mentalité du club et rendu cette équipe de nouveau compétitive. C’est une équipe excellente avec le ballon, capable de monopoliser la possession, et probablement la meilleure équipe d’Europe sans ballon. Les statistiques le montrent : peu de buts encaissés, énormément d’occasions créées. Arteta transmet son énergie et son caractère à ses joueurs. Ce sont des compétiteurs, des guerriers, mais aussi une équipe qui joue très bien au football. Ce sera une finale face à un adversaire de très haut niveau. Nous méritons d’être là, eux aussi. J’espère que nous gagnerons, mais il faut être conscient des difficultés. Heureusement, nous avons encore du temps pour préparer cette finale et contrôler ce que nous pouvons contrôler.

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