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·7 mars 2026
PSG-ASM : Les tops, les flops

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·7 mars 2026

Comme un enchantement, un doux air de renouveau qui réchauffe les coeurs, c’est un bloc de guerriers qui entrait sur la pelouse du Parc des Princes hier soir, suprêmement soucieux de rappeler au leader que la LDC qu’il s’en ira jouer mercredi est une heureuse issue à la pression dantesque que notre diagonale lui avait scotché aux trousses 10 jours plus tôt. L’ardent désir de ne plus lâcher un millimètre prôné par notre technicien en chef à qui se frotte à nous s’est clairement matérialisé hier pour faire une nette différence. L’ASM s’impose chez le leader (1-3) et lui aura pris 6 points cette saison. Une victoire éminemment tactique prônée par un homme qui insuffle des idées neuves à son groupe et appliqué par un groupe qui dégage, dans l’unité, un plaisir manifeste au triomphe modeste. 3-5-2, lignes sèches, couvertures alternées, pressing parfait d’un bout à l’autre, transitions majoritairement initiées en une. La fortune sourit aux audacieux, et cette frappe déviée de F.Balogun qui scellera la rencontre (1-3, 73′) aurait certainement connu un autre sort en décembre. L’ASM enchaîne désormais sans pitié et devra, pour rêver au meilleur, jouer sa fin de saison sur un air de sans fautes. On relève les copies.
S.Pocognoli
Après Bollaert où ses préceptes ont triomphé, ce fut aux parisiens de souffrir le schéma de notre technicien. Pensez que tout n’est pas réductible au tableau, il faut aussi emmener ses garçons avec soi, derrière soi et pour le club. Ce que, clairement, le travail copieux de notre coach a enfin fini par faire valoir. Les attitudes ont changé, les consignes s’appliquent méthodiquement, les lignes sont serrées, les distances entre les joueurs maîtrisées, la triplette axiale veille au repli, les pistons se projettent en permanence, les milieux et les offensifs abattent un travail de pressing colossal…. L’anticipation aussi ! Maître mot de coach Poco, l’on voit ces pas vers l’avant pour couper la zone de passe ou déjà gêner le porteur futur. Le résultat est visible d’instinct. Vitinha qui concède 15 mètres pour préparer la construction, les sorties parisiennes qui partent de plus bas, consomment davantage d’énergie, poussent à la faute en distendant leur ligne et nous amènent au profit. Celui de ces récupérations qu’il aime tant, d’un Camara, Bamba ou Akliouche et d’une projection instantanée face à un bloc qui exècre le repli rapide. Le score ne nous ment pas et il aurait pu être plus lourd. Poco c’est l’avenir !
M.Akliouche
Qui aurait pu imaginer, alors que notre international traînait de vilains boulets à ses pieds, qu’il mute littéralement en cet incroyable 9 et demi au potentiel encore indéterminé ? Lui, l’ailier de formation, initialement prédisposé à la fixation, à un jeu extérieur-interieur majoritairement fin, lui que l’on voyait se faufiler, repiquer pour conclure… ce même joueur placé dans l’axe, choisissant ensuite librement l’aile ou se poursuivra l’action, un physique de pivot pur qui prend tête ou poitrine et derrière lui des Pacho ou Zaïre Emmery qui refluent, toujours ce petit toucher extérieur mais pour prendre en zones restreintes, temporiser quand il le faut et accélérer quand il le faut. Et ce coffre ! Ce volume de jeu qui le rapproche carrément d’un 8 pour presser sans cesse, habile bretteur, heureux buteur (0-1, 27′) ; victoire protéiforme d’un nouveau Maghnes !
T.Kehrer
Plus discrètement passé sous les radars des louanges télévisuelles, la vue depuis la tribune Borelli elle ne trompe pas. L’allemand a livré un match d’une propreté incroyable, particulièrement dans sa surface où il a littéralement tout coupé. Tantôt Barcola, tantôt Doué ou Hakimi qui s’y risquant, trouvait la tête, le corps, le pied, la hargne d’un ex-capitaine pleinement paré à assurer un service 5 étoiles jusqu’à la fin de saison. J.Teze a pu compter sur ses nombreuses couvertures, anticipant le danger du 1 contre 1 ou du dédoublement pour s’en aller confondre les parisiens au silence.
L.Camara
Nouveau patron du milieu profitant d’une expérience plus grande que ses néo-acolytes Bamba et Coulibaly, le sénégalais a montré, à une échelle qui excédera notre seule L1, ce qu’un n°6 contemporain signifiait. Il agaçait (un peu) d’abord en se montrant imprécis dans son jeu de passe pour vite fasciner ensuite. Des cannes qui cisaillent absolument tout, un corps qui passe avant celui des autres pour protéger le cuir, son cuir qu’il confisque à qui prétendrait un vouloir un coin. Lors du deuxième acte ont touchera au sublime, le 6 augmente encore sa cadence, ressort le ballon cette fois sans aucun déchet et vient carrément transpercer des zones de 30 m en conduite pure. A la 72′ ce sera 80 mètres que le sénégalais ira seul remonter en percussion terminant d’une frappe sublime que Safonov s’en ira magistralement détourner. Que dire de plus si ce n’est que le podium, que l’on croyait perdu à jamais, devient réaliste à la mesure d’une telle performance.
A.Golovin
Le tsar en mention spéciale ! Le premier ballon qu’il touchera, à la 55′, est une frappe taclée qui trompera Safonov sans qu’il ne bronche pour nous offrir deux buts d’avance (0-2). Excellent choix tactique en conséquence que de venir épauler Maghnes au premier pressing en insérant un 10 dans le dispositif et sortir un 6 (A.Bamba). Choix décisif qui perpétrera l’inlassable travail de sape de nos opérateurs en rouge et blanc et offrira au russe un terrain propice à l’expression de son talent si singulier.
R.Buquet
Nouveau festival d’autoritarisme gratuit de l’homme en jaune fluo, « The Buck » le nouveau shériff en ville hier soir à la sévérité unilatérale puisqu’uniquement dirigée contre nos joueurs. Trois cartons jaune totalement injustifiés (Faes, Camara, Balogun), il parle sèchement aux nôtres leur intime le calme et le respect alors qu’il est en revanche possible de cartonner Balogun ou Camara sans qu’il ne joue du sifflet. La courtoisie monégasque, louable au demeurant, est un terreau fertile à l’expression d’abus arbitraux qui sempiternellement se répètent.
L’infirmerie
Avec Vanderson (15′) et C.Henrique (54′) qui chacun ont mis plus de 5 minutes à rentrer aux vestiaires en boitant, ce sont deux nouveaux cadres dont il va falloir très probablement se passer pour longtemps. Jamais effectif de L1 n’aura été tant perturbé par les blessures en une saison. La privation de nos deux pistons de métier va nécessairement casser la tête de Poco. A celà la malchance ne peut seule tout expliquer, un grand ménage dans le staff médical est à prévoir impérativement !
Photo by FEP/Icon Sport
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