PSG-ASM : les tops, les flops | OneFootball

PSG-ASM : les tops, les flops | OneFootball

In partnership with

Yahoo sports
Icon: ASM-SUPPORTERS.FR

ASM-SUPPORTERS.FR

·5 septembre 2026

PSG-ASM : les tops, les flops

Image de l'article :PSG-ASM : les tops, les flops

Après cet immonde final d’un mercato que l’on croyait maîtrisé, ils étaient légions, dont votre serviteur, à craindre légitimement du pire alors que l’ASM se rendait au Parc des Princes. Pelouse ultra-neuve, première à domicile pour les doubles champions d’Europe qui alignaient un onze pour le moins flippant… se réunissaient clairement les conditions d’un défi aux allures de montagne. Si notre première période infirmait l’hypothèse d’une diagonale en péril, nous en sortions logiquement menés. Les principes de jeu défensif apparaissaient clairement assimilés, notre grand manque de précision sur les transitions offensives, en revanche, nous empêchait de nous montrer dangereux. Le second acte confirmait une autre hypothèse : un top entraîneur est bien arrivé en Principauté !

L’ASM opposait alors la même intensité dans les duels et le pressing, prenant progressivement l’ascendant athlétique sur ses adversaires. Ascendant athlétique couplé à cette précision qui nous manquait jusqu’alors = renversement ! Nazinho (58′), Idumbo (72′) piquaient par deux fois, sans que cela ne stupéfie, c’est là encore le grand changement opéré par le technicien brésilien ; la maîtrise du rythme du jeu conduit au calme qui appelle la confiance. Nos rouge et blanc inversaient sereinement la tendance, souffraient ensuite logiquement face à une armada double championne du monde gonflée d’un banc surpuissant. Pliant sans rompre, conservant toujours cette première ligne de joueurs avançant sur le porteur même dans les ultimes secondes du matchs, les monégasques ont tenu leurs points et arraché une grande victoire en terre hostile. 


Vidéos OneFootball


Seuls leaders, seuls triple vainqueur, les asémistes tombent le PSG (1-2). Un brésilien pourtant, par son amateurisme, a joué au plus malin, évitant in extremis le chaos sportif mais nous plongeant encore dans une lourde incertitude. Un autre brésilien lui, a bossé en taulier, exhumé des joueurs que l’on croyait perdus, apporté la confiance indispensable à la solidité, jalonné les fondations d’une armada qui peut nous emmener loin…. très loin ! 

Les tops

L.Hradecky

Une première mise en gants à la 8′ sur une frappe de Doué. Une sublime manchette main gauche sur Hakimi à bout portant à la 12′. De la malchance sur l’ouverture parisienne de la poitrine par Marquinhos à la 31′ (1-0), notre portier étant paré à couvrir une tête du brésilien. A la 35′, Kvara au 20m frappe du droit, Dier dévie le ballon, manchette main gauche en plein reflexe. Debout devant M.Akliouche à la 55′ pour sortir la tentative de lob d’un ex encore à bout portant, la main droite cette fois. Frappe flottante ensuite d’Hakimi à la 64′ qu’il est heureux de détourner hors de portée d’un rouge et bleu (la fortune sourit aux audacieux). Ô ville lumière, sens la chaleur de notre coeur….et la lumière fut à la 95′ ! Le finlandais s’en allant, d’une majestueuse main opposée, détourner la frappe d’un ballon d’or qui se nichait en lucarne. Saluons la majesté ! Grand Match !

D.Zakaria (L.Camara)

Est-il possible de louer la prestation majeure du suisse en omettant le rôle que joue le sénégalais à ses côtés ? Définitivement non. De notre ultime doublette axiale, c’est notre capitaine qui en fut, hier soir, celui à prioritairement primer. A une toute petite différence de son comparse, celle d’avoir à la 72′, remonté 45 mètres de terrain balle au pied après une feinte de corps-contrôle en crochet, enclenché un rush qui élimine une ligne et enfonce la seconde et amené l’action victorieuse du match. Défensivement c’est à nouveau au duo qu’il faut rendre tous les honneurs, ceux qui saluent la qualité intelligente de placement et les efforts permanents à couper, trancher, gêner la circulation adverse, harceler le porteur sans relâche et sans fatigue. Majuscule !

S.Sané (E.Dier)

Sénégal encore et toujours, Terranga qui charrie des talents qui nous réussissent. Débarqué pour 7M, on le voyait renfort, il s’est installé en cadre au coeur d’une charnière qui fonctionne admirablement bien. Impérial hier soir, sans fautes d’un bout à l’autre de la partie. D’où, une fois encore, la nécessité de saluer son compère, notre revenant britannique, simplement revenu au niveau qui fut le sien et lui fit connaître les plus grands clubs d’Europe. L’on pourrait écrire des articles spécifiques sur la complémentarité entre deux joueurs. Celle là même qui fait toute la différence aujourd’hui, une nouvelle fois à mettre au crédit du coach qui la compose. Sané, jadis en n°4, dernier rempart dans le dos, couvre les trajectoires, la profondeur, capable aussi de se projetter balle au pied vers l’avant. Dier, jadis en n°5, tour de contrôle aérienne, anticipation sur les trajectoires à couper, compensation de son manque de vitesse en allant chercher le porteur dos au jeu, relanceur tête levée. Le résultat…. un seul but encaissé en trois matchs, contre le double champion d’Europe. 

Les Flops

On n’en fera pas des caisses sur le brésilien (décidément), qui n’a pas fait un mauvais match en soi, mais s’est simplement montré un cran au dessous de ses coéquipiers. Physiquement à titre principal où notre latéral n’était pas prêt à affronter la rudesse d’une telle rencontre sur deux périodes consécutives. Remplacé en conséquence, rapidement, par J.Teze, à la 52′, auteur d’une passé décisive six minutes plus tard !

T.Scuro (C.Avina)

Que vient-il faire là ? Dans un club qui, malgré les circonstances, semble viser l’excellence principalement sous l’impulsion de F.Luis, l’amateurisme complet de notre DS (et même DG) sur les dernières heures du mercato aurait pu nous faire connaître hier soir un autre onze, amputé de celui sur lequel notre coach a pourtant allègrement insisté comme étant indispensable. Il avait pourtant bien conduit sa barque jusqu’alors reconnaissons le, bien vendu comme toujours et, chose nouvelle le concernant, bien acheté également. En une seule journée, sûr de son coup de billard à trois bandes qui consistait à vendre Balogun pour libérer une place d’extra-com, recruter Lira et conserver Camara, notre technicien s’est clairement fait balader par ses homologues britanniques. Visite médicale très probablement bidonnée de l’américain, le poussant à renégocier, perdant la fenêtre de recrutement du mexicain et, sous la panique, le poussant à vendre Camara. Le résultat vous le connaissez, en conservant Lamine le club est préservé dans ses ambitions sportives, mais la conduite lamentable de notre fin de mercato a plongé l’institution dans un lourd déséquilibre financier. Seul le départ de Balogun vers le golfe pourrait nous éviter désormais de devoir éponger en janvier prochain ou de perdre des cadres actuels en partance pour l’Arabie saoudite ou…. la Russie ! 

Photo by Emilian Baldow/Icon Sport

À propos de Publisher