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·29 avril 2026
PSG-Bayern : pourquoi l'arbitre a donné penalty à Paris sur la main d'Alphonso Davies

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·29 avril 2026

Le penalty accordé au PSG contre le Bayern Munich après la main jugée illicite d'Alphonso Davies a beaucoup fait parler. La question est simple : pourquoi Sandro Schärer a désigné le petit point blanc ?
Lors de la demi-finale aller de Ligue des champions entre le PSG et le Bayern (5-4), l’un des faits majeurs a été le penalty accordé aux Parisiens juste avant la mi-temps pour une main d’Alphonso Davies. L’action survient sur un centre d’Ousmane Dembélé : le ballon touche d’abord le corps du défenseur bavarois avant de heurter son bras. Après intervention du VAR, l’arbitre Sandro Schärer décide finalement de désigner le point de penalty.
Cette décision a suscité une vive polémique car, à première vue, le ballon est dévié involontairement après un contact avec le corps, ce qui, selon l’interprétation classique, peut exclure la faute. Plusieurs observateurs estiment donc que la main n’est pas intentionnelle et qu’elle résulte d’un ricochet, ce qui devrait normalement conduire à ne pas sanctionner.
Cependant, d’un point de vue strictement réglementaire (lois du jeu de l’IFAB), une main peut être sanctionnée même sans intention si le joueur augmente artificiellement la surface de son corps. C’est précisément l’argument avancé par certains experts arbitraux : le bras de Davies était légèrement décollé et étendu, ce qui a élargi sa silhouette et bloqué la trajectoire du ballon dans la surface.
En outre, certaines analyses vidéo montrent que Davies aurait déplacé son bras au moment du centre, passant d’une position derrière le corps (les mains dans le dos) à une position plus ouverte. Ce geste, même bref, peut être interprété comme un facteur aggravant car il crée un obstacle non naturel. Dans ce cas, le règlement autorise l’arbitre à considérer qu’il y a infraction, indépendamment du caractère involontaire ou du rebond préalable.
La VAR a donc joué un rôle clé : elle a invité l’arbitre à revoir l’action pour évaluer la position du bras et son impact sur le jeu. Après visionnage, Schärer a estimé que les critères d’une main sanctionnable étaient réunis, d’où la décision finale.
En résumé, le penalty repose sur une interprétation stricte du règlement : non pas l’intention, mais la position du bras et l’augmentation de la surface corporelle. C’est cette subjectivité, entre ricochet involontaire et bras jugé “non naturel”, qui explique la controverse autour de cette décision.
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