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·25 juin 2026
PSG – Kimpembe revient à cœur ouvert sur les moments forts de sa carrière

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·25 juin 2026

Invité de l’émission Les Stratèges, Presnel Kimpembe, ancien défenseur du Paris Saint-Germain (2005-2025) âgé de 30 ans et désormais joueur du Qatar SC, est revenu sur plusieurs points de sa carrière. De ses débuts au PSG au sacre en Ligue des Champions, jusqu’à son départ, le Titi parisien s’est exprimé sans filtre.
Au début de votre carrière, vous rêviez de ces titres que vous avez gagnés ?
«Non bien sur que non, à la base c’est juste une enfance à jouer avec copain, prendre du plaisir au city stade, simplement.»
Avez-vous une anecdote marquante lorsque vous êtes au centre de formation du PSG ?
«Je venais de finir le centre de préformation, à 12/13 ans. A la fin d’une réunion entre les dirigeants, les agents et parents, on m’explique qu’on ne va pas me garder. L’explication est que j’étais trop petit, trop frêle. Et quelques semaines plus tard ont me rappelle pour me dire qu’on me garde, mais sans contrat, sans salaire.
Dans le vestiaire à chaque début de mois, le coach distribuait des enveloppes à chaque joueur. Et dés qu’il arrivait à moi il bloquait et sautait au prochain joueur. C’était dur, je me sentais isolé, mais ça a été un vrai moteur.»
Quand vous arrivez au PSG à 8 ans, vous avez été surpris par le niveau ?
«Complétement, je me sentais par rapport à là ou j’arrivais, j’étais au-dessus du lot. Sauf que quand j’arrive à Paris, à mon premier entrainement, j’ai été choqué, tout le monde était trop fort techniquement et je me suis dis là il va falloir bosser.»
Votre premier contrat pro arrive à 19 ans, vous étiez surpris ?
«Oui et c’était un vrai soulagement. Ce contrat il est très spécial. C’est une libération pour toutes ces années de sacrifices.»
À ce moment-là, vous êtes quatrième dans la hiérarchie derrière Marquinhos, Thiago Silva et David Luiz, vous vous êtes dit que ça allait être difficile ?
«Je savais qui il y avait en face, mais ça a été une vraie source d’inspiration. J’ai vraiment été dans l’observation, l’échange. C’était une chance de côtoyer les meilleurs.»
Vous avez 21 ans quand vous affrontez le FC Barcelone et l’emporter 4-0, c’est le point de bascule ?
«Oui, affirmatif, ça a tout changé. Pour moi c’était un match à double tranchant, c’était tout ou rien et ça a lancé ma carrière. J’étais pas sur la retenue, j’ai joué avec personnalité. J’ai dit à tous mes potes de venir en disant que ça allait être le match de ma vie, et ça l’a été.»
Votre rêve était de faire toute votre carrière au PSG ?
«J’ai pas de regret, mais l’idée d’être l’homme d’un seul club était l’objectif. Le PSG m’a tout donné depuis mon enfance et je suis très heureux d’avoir réalisé tout ce que j’ai réalisé ici. J’aime cette idée-là d’être l’homme d’un seul club. Je suis né à Paris, j’ai cet ADN-là. C’est quelque chose qui coule dans mes veines, ça aurait été avec grand plaisir.»
Est-ce que vous pensez qu’on en demande plus à vous, aux Titis, qu’aux autres joueurs ?
«Oui, je pense. Je pense qu’on nous en demande plus justement parce qu’on est des Titis. Il y a une attente supplémentaire. On est des joueurs du PSG, mais surtout des Titis, on se doit de montrer l’exemple. Mais cette pression est bonne, c’est un moteur.»
Luis Enrique a fait rentrer le PSG dans une autre dimension, c’est quoi son secret ?
«C’est un coach hors pair, il est différent des autres. Il a quelque chose qu’il arrive à montrer au quotidien où les joueurs accrochent à ça. Il a été l’un des piliers de ce changement là au PSG, en y emmenant sa grinta, sa hargne et surtout ce respect là.»
Apres deux blessures compliquées, vous avez l’impression que votre corps devient votre meilleur ennemi ?
«Non, car si c’était mon meilleur ennemi, j’aurai arrêté ma carrière. Il y a eu des moments de doute, mais c’est facile de lâcher. C’est à ce moment qu’il faut être fort, se dire qu’on a encore la chance d’y parvenir, se donner des objectifs.»
Qu’elle est la plus belle victoire de votre carrière ? La Coupe du Monde en 2018 ou la Ligue des Champions en 2025 ?
«Deux jolis trophées. Si je devais faire un choix je dirais la Ligue des Champions. Une Coupe du monde c’est magnifique, mais je suis Parisien. C’était mon rêve de soulever ce trophée avec mon club de cœur, c’est l’ADN que j’ai en moi qui fait que j’ai choisi la LDC.
Elle a une saveur particulière car ça a été très difficile de ramener la première. J’ai eu cette chance là de faire partie de cette équipe qui a ramené ce trophée en premier et pour moi, un Titi parisien, ça passe au-dessus de tout, sans langue de bois.»
C’est vous qui prenez la décision de partir du PSG ou c’est une décision de l’entraîneur Luis Enrique ?
«Non c’est moi. J’avais besoin de temps de jeu, de m’amuser, de retrouver le gamin qui est en moi. J’étais dans une spirale où ça devenait compliqué, même si j’ai toujours respecté tous les choix, ça bouillonnait de ne pas pouvoir donner plus et de ne pas faire partie intégrante de cette équipe. Je prends la décision d’échanger avec Luis Campos et je l’informe de mes intentions.
Il m’a dit qu’il comprenait et, finalement, j’ai eu une discussion avec le coach qui a été très honnête. Il m’a dit qu’il compterait toujours sur moi car je suis un enfant d’ici, mais qu’il comprenait aussi que je souhaite plus de temps de jeu.
Il a été clair en me disant qu’ils voulaient recruter un autre défenseur central, donc qu’il ne pouvait pas me garantir du temps de jeu. Mais que le club et lui m’accompagneraient pour que je trouve ce qui me convient.»







































