OnzeMondial
·11 mai 2026
PSG : "l'objectif c'est le 30 mai"... presque champion, Paris ne pense plus qu'à la finale de Ligue des champions

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·11 mai 2026

Tout proche d’un quatorzième titre de champion de France, le PSG gère déjà sa fin de saison avec un objectif prioritaire : arriver au sommet de sa forme pour la finale de la Ligue des champions face à Arsenal, le 30 mai.
Une main et quatre doigts sur le Trophée de Ligue 1. Le PSG n’a pas encore officiellement décroché son quatorzième titre de champion de France mais c'est tout comme. Mathématiquement, il reste encore deux matches et quelques calculs à boucler. Mais dimanche soir, dans les couloirs du Parc des Princes, ils étaient peu à faire semblant d'y croire, comme Lucas Beraldo. Face à la presse, le défenseur reconverti milieu, ne prenait (comme souvent) pas de risque. « On n’est pas champions encore. On a encore deux matchs et après on sera champions. On se prépare pour remporter nos deux derniers matchs de L1. »
Avec six points d’avance sur Lens et une différence de buts largement favorable (+15), Paris a déjà la tête ailleurs. Ou plutôt vers une seule date : le 30 mai et cette finale de Ligue des champions face à Arsenal pour conserver son titre. La victoire poussive contre Brest (1-0), décrochée grâce à une entrée décisive de Désiré Doué, n’a pas déclenché de grandes scènes de célébration. Parce que ce PSG-là vit désormais dans une autre temporalité. Celle des grands rendez-vous européens. Celle d’un club qui ne regarde plus vraiment le classement de Ligue 1 mais le calendrier menant à Budapest.
Si côté joueur, on préférait jouer la prudence, Luis Enrique ne s’en cache même plus. Le technicien espagnol a quasiment officialisé le titre avant tout le monde. « Je crois qu'on avait besoin de gagner ces trois points et dans ce moment, je pense qu'on est champion déjà. 99,9 %. C'est suffisant et ça nous permet de bien préparer les deux matchs qui restent en championnat pour arriver dans les meilleures conditions physiques et mentales, individuelles et collectives pour le match du 30 mai », a-t-il expliqué avec son habituel mélange de lucidité et de projection.
Car derrière le discours public, tout semble déjà organisé autour d’Arsenal. La gestion des temps de jeu, les rotations, les organismes ménagés : tout répond désormais à une logique supérieure. Face à Brest, Warren Zaïre-Emery, Nuno Mendes ou encore Pacho étaient ainsi laissés au repos en tribunes. Le championnat sert encore, bien sûr, mais surtout comme laboratoire de préparation.
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« La chose la plus importante pour moi, c'est de juger, analyser individuellement la charge de minutes pour arriver au match de la finale de la Champions dans les meilleures conditions. C'est notre objectif et je suis sûr qu'on va être compétitifs à Lens et à Paris contre Paris FC, mais l'objectif c'est le match du 30 mai », insiste Luis Enrique. Avant de détailler déjà la suite du programme : « On va essayer de faire ce que nous faisons normalement : avoir un petit peu de repos pendant les deux semaines qu'il reste et avoir des moments d'entraînement importants pour préparer la finale. »
Le PSG avance donc sur une ligne de crête. Finir le travail sans brûler les cartouches. Garder le rythme sans exposer ses cadres. Trouver le dosage parfait avant le plus grand rendez-vous de la saison. Le déplacement à Lens mercredi, pourtant potentiellement décisif pour le titre, ressemblerait-t-il à une répétition générale plus qu’à une finale de championnat. « Oui c’était très important de gagner ce soir. Être champions le plus tôt possible c’est le mieux même si on sait qu’il y a toujours la différence de buts. Il faudra aller à Lens avec le même sérieux », expliquait Désiré Doué, questionné sur le fait d'être champion le plus tôt possible pour se libérer un peu plus avant la finale de la C1.
Mais au-delà des éléments de langage, difficile d’imaginer un autre scénario. Même Eric Roy, l'entraîneur de Brest, ne ménageait aucun suspense. « Ça me paraît difficile qu'ils ne soient pas champion. À part s'ils perdent 10-0 à Lens », glissait-il dans un sourire. Le PSG n’a peut-être pas encore officiellement soulevé le trophée. Mais il se vit déjà comme un champion… et surtout comme un finaliste de Ligue des champions.
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