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·22 septembre 2026

PSG – Lugano raconte l’envers du décor au début de l’ère QSI

Image de l'article :PSG – Lugano raconte l’envers du décor au début de l’ère QSI

Ancien défenseur central du Paris Saint-Germain, Diego Lugano, 45 ans, revient dans un entretien accordé à Flashscore sur son arrivée à Paris en 2011. L’Uruguayen raconte les premiers mois de l’ère QSI, entre ambition immense, structures encore rudimentaires et rôle de relais dans un vestiaire en pleine transformation.

Lugano « J’avais encore l’envie de marquer l’histoire »

En 2011, Valence et la Juventus étaient sur les rangs pour vous recruter, mais vous avez finalement choisi le PSG, au tout début de l’ère QSI. Quelle a été la principale motivation de ce choix ? « J’ai toujours pensé que lorsqu’on est trop à l’aise quelque part, il faut changer, relever un nouveau défi et repartir de zéro. À São Paulo, j’étais une idole, j’avais tout gagné, et au sommet de ma carrière, j’ai décidé de partir en Turquie. Personne au Brésil ne comprenait, mais je voulais recommencer à zéro. En Turquie, avec Fenerbahçe, je suis aussi devenu une référence, et là encore, au meilleur moment, j’ai choisi de partir. Le projet du PSG débutait tout juste en 2011, et j’ai été précisément le premier joueur étranger à arriver sous QSI et Leonardo. C’est cela qui m’a motivé : l’expérience, repartir de zéro, relever un nouveau défi. J’avais presque 32 ans, mais j’avais encore l’envie de marquer l’histoire. »

Le passage de Lugano au PSG restera relativement court, mais son arrivée appartient à une période unique de l’histoire récente du club. À l’été 2011, Paris changeait de dimension sans avoir encore totalement changé de visage. Les moyens financiers étaient déjà considérables, mais le projet sportif, le vestiaire et surtout l’environnement du club étaient encore en construction. Lugano débarquait ainsi dans un PSG situé à mi-chemin entre deux époques, avant l’accélération spectaculaire du recrutement lors des mercatos suivants.


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Lugano « Le club n’était tout simplement pas prêt »

Vous êtes parti un an et demi plus tard. Avez-vous des regrets ? Comment était l’ambiance au sein du club au début de cette nouvelle ère ? « C’est une histoire très longue et très riche. Quand je suis arrivé, le PSG était pratiquement un club de quartier. Son infrastructure et son ambition étaient infiniment inférieures à celles de Fenerbahçe ou São Paulo, alors que le projet QSI était gigantesque. Leonardo m’a fait venir pour utiliser mon expérience afin de gérer la transition entre l’ancien vestiaire parisien et le nouveau vestiaire ‘Galáctico’ qui arrivait. Ce fut une expérience enrichissante mais difficile, car le club n’était tout simplement pas prêt. Ma première grosse dispute avec Leonardo concernait le fait que le PSG ne pouvait pas avoir un vestiaire et une salle de sport aussi basiques et amateurs s’il voulait accueillir des joueurs de haut niveau. Il n’y avait même pas de responsable pour aider un joueur à trouver une maison ou une école pour ses enfants, j’ai dû tout faire moi-même. Quand Maxwell, Lavezzi et Thiago Silva sont arrivés, c’est l’Uruguayen qui leur montrait quelles écoles ou quels quartiers choisir. En dehors du salaire énorme, le PSG n’offrait pas le minimum de structure dont un joueur professionnel a besoin. Je n’ai aucun regret. Si vous demandez aujourd’hui aux dirigeants du projet, ils me remercient encore pour mon leadership durant cette transition cruciale. »

C’est surtout cette partie du témoignage qui mesure le chemin parcouru par le PSG. Lugano décrit un projet dont la puissance financière avait brusquement dépassé les structures existantes. QSI voulait attirer immédiatement des joueurs habitués aux standards des grands clubs européens, alors que Paris devait encore construire tout l’environnement capable de les accueillir. Le contraste permet aussi de comprendre pourquoi les premières années ne se sont pas résumées à empiler les recrues : le club devait simultanément transformer son équipe, ses méthodes et son fonctionnement quotidien.

Le témoignage de Lugano apporte ainsi une photographie intéressante du PSG de 2011. Avant les stars, les titres et la quête permanente de la Ligue des champions, il y a eu cette période de transition où les ambitions avaient déjà changé d’échelle mais où presque tout restait encore à bâtir autour d’elles.

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