Parisfans.fr
·5 mars 2026
PSG – Vitinha évoque les girafes pour expliquer son adaptation au jeu

In partnership with
Yahoo sportsParisfans.fr
·5 mars 2026

Vitinha, milieu de 26 ans du Paris Saint-Germain et du Portugal, n’est pas particulièrement rapide, fort physiquement ou grand (1m72). Mais il a su s’imposer au plus haut niveau. Au cours d’un documentaire Canal11, le joueur a expliqué comment il a trouvé la solution dans le jeu.
« J’ai dû anticiper, me positionner différemment, voir avant de recevoir le ballon. Je ne recherche pas forcément le contact, mais je ne peux pas être inutile. Il y a une évolution naturelle. Les girafes ont un long cou pour atteindre les feuilles les plus hautes. C’était une évolution pour y arriver. »
Il y a souvent l’idée qu’il faut absolument des joueurs grands et « costauds », notamment au milieu de terrain. Cela a été inlassablement répété à propos du PSG ces dernières années. Ce dernier a finalement remporté la Ligue des Champions avec Fabian Ruiz (1m89) comme seul milieu grand de taille et il est loin d’être le plus armé athlétiquement. Les duels de la tête ne sont d’ailleurs absolument pas une spécialité. Ce qui est plutôt le cas de João Neves (1m74).
C’est déjà un rappel que le jeu aérien ne dépend pas que de la taille du joueur, il y a aussi le placement, le timing et la détermination notamment. Et le niveau d’un joueur ou son apport dans le collectif peuvent encore moins être réduits à la taille ou à la puissance. Ce sont des caractéristiques à prendre en compte. Mais on ne peut pas mettre de côté la qualité technique, la vision du jeu, l’intelligence du placement, le calme, etc.
Vitinha a su s’adapter à ses qualités et ses défauts afin d’apporter le maximum possible au collectif et il fait partie des meilleurs au monde. Neves s’y fait une place. Et ils ne seraient que le début d’une très longue liste de milieux (et autres postes) de joueurs qui ne s’imposent au plus haut niveau sans être particulièrement grands ou puissants physiquement. Il faut savoir adapter son jeu à son profil, ainsi qu’à l’équipe. C’est aussi le travail de l’entraîneur de faire en sorte que les éléments « s’emboîtent » (comme le « puzzle » si cher à Luis Campos).









































