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·30 mai 2026

Puel : "Je pense que vous en avez assez vu"

Image de l'article :Puel : "Je pense que vous en avez assez vu"

Défaite par l’OGC Nice (4-1) lors du barrage L1/L2 retour, l’ASSE reste en Ligue 2. Les Aiglons poursuivent donc en Ligue 1. Après la rencontre, l’entraîneur niçois, Claude Puel est revenu sur ce maintien in extremis, au micro de Ligue 1+.

Claude Puel : "On m'a vu courir, on m'a vu me planter, ils m'ont renversé, je pense que vous en avez assez vu. C'est obligé, c'est ma première fois en tant qu'entraîneur, en tout cas, que je suis obligé avec une équipe d'aller au bout du bout. On a prolongé la saison à travers une finale de Coupe de France, d'abord, ce qui est magnifique et on n'était pas loin. Et ensuite, à travers ce maintien, sur une double confrontation et on ne sait jamais ce qui peut arriver. On l'a vu encore sur ce match où Saint-Étienne a touché les montants. Je pense qu'ils ont eu une meilleure entame que nous, je pense qu'on était lourd, un petit peu lourd physiquement.


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Petit à petit, on a gagné en rythme et je pense qu'on a réalisé une très bonne deuxième mi-temps au niveau du jeu, bien sûr, au niveau des buts et dans la qualité. Je voudrais remercier le club qui a été très solide, dans toute cette période, les dirigeants et les salariés. Les joueurs, ils ont vécu une saison terrible, terrible pour les joueurs, avec des manques de confiance, avec des revers et on le voit encore aujourd’hui.

On mène un zéro, on prend un pénalty, on a pris des pénaltys qui nous ont tellement fait mal cette saison. Je pense qu'ils ont montré le meilleur d'eux-mêmes, ils ont été très unis, Dante a été un super capitaine avant, pendant, après. Je suis très heureux pour tout le monde parce que dans la difficulté, on est allé chercher ce maintien et c'était loin d'être évident.

On connaît Elye (Wahi), c'est notre monsieur plus depuis son arrivée. On avait un deal, un pacte de l'aider à revenir dans le circuit. Il part à la Coupe du Monde, il nous a aidés d'une façon extraordinaire. On le voit, dès qu'on ne l'avait pas, on n'avait pas beaucoup de solutions, on avait des difficultés à concrétiser. Ce soir, il a été extraordinaire avec que deux ballons, le peu qu'il a eu, il les a bonifiés. Et Dante, que dire de Dante ? Il a 42 ans, mais c'est un truc de dingue, de le voir encore évoluer pour son dernier match, maintenir le club en première division, son discours était beau avant le match, auprès des joueurs. Dante, je l'ai fait débuter à Lille, et puis, je l'ai fait arrêter. Elye Wahi, tout simplement, je l'ai eu au téléphone, on a parlé un petit moment, c'est un joueur qui a tellement de qualités qu'il fallait relancer. Il avait une envie extraordinaire, il fallait le canaliser. C'est le genre de joueur, il faut lui montrer qu'on l'aime, ça paraît peut-être pour certains un peu difficile à appréhender quand ils me voient. Je ne souris pas beaucoup. Je suis derrière eux parce qu'il y a de la qualité dans ce groupe, on l'a vu ce soir en deuxième mi-temps, mais quand je les vois ne pas exprimer leur potentiel complètement pour différentes raisons, ça rend fou. Je suis très tatillon et toujours derrière eux pour qu'ils aillent au bout d'eux-mêmes, pour aller chercher la connaissance de leur qualité.Oui, automatiquement, c'est beaucoup plus fort, j'ai fait six mois avec eux, c'était intense, je peux vous dire que j'ai bourlingué, mais j'ai souffert avec eux. Mais eux, ça fait un an qu'ils souffrent. On a tellement connu de matchs qu'on initiait bien, on faisait de bonnes choses, on menait, on se faisait remonter, on se faisait égaliser, on perdait, on causait des pénaltys, des fois des fautes d'arbitrage.

Il y a tout qui était contraire à nous, c'est un truc de dingue. Dès qu'on réamorçait et qu'on voyait les joueurs revenir à l'entraînement, on les projetait de nouveau sur le match d'après, ils revenaient, ils faisaient un bon match, puis de nouveau il se passait quelque chose. C'est un truc de dingue, on se dit que ça ne va jamais s'arrêter, encore aujourd'hui, on mène un zéro. À la mi-temps, il faut changer deux joueurs sur blessure, un qui a des points, ensuite un pénalty. On ne s’attend jamais à ce genre de pénalty, parce qu'il n'y a aucune action, donc ça fait mal. On se dit que ce n'est jamais fini, les joueurs n'ont pas lâché, ils sont revenus, on fait le break.

C'est extraordinaire dans ces conditions, dans quelques années, on retiendra qu'on a fait une finale de Coupe de France et qu'on n'était pas loin de notre adversaire. Vraiment pas loin. C'est tout ce qu'on retiendra. Ce qu'on aura vécu tous ensemble, il y a des fois où on vit des choses très importantes, parce qu'il y a des titres, il y a des choses qui se déroulent super bien pendant toute la saison. Je pense que cette saison va marquer les joueurs et les faire grandir."

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