Tribune Nantaise
·16 mars 2026
« Quand je viens à Nantes, je suis à Saint-Tropez », Dimitri Payet revient sur ses débuts

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·16 mars 2026

Invité par Smaïl Bouabdellah sur la chaîne YouTube de la Ligue 1, Dimitri Payet est revenu sur les débuts de sa carrière. L’ancien international français a notamment évoqué son passage au centre de formation du FC Nantes, une étape déterminante dans sa progression.
Avant cela, le joueur avait connu une première expérience compliquée loin de sa famille, originaire de La Réunion, lorsqu’il évoluait au Le Havre AC.
Dans cet entretien, Payet explique que son séjour en Normandie a été particulièrement formateur sur le plan mental. L’éloignement de ses proches a été une épreuve importante pour le jeune joueur.
Selon lui, cette période lui a permis de se construire mentalement avant de rejoindre Nantes, où les conditions allaient être bien différentes.
« Au Havre, je me suis formé mentalement. C’était costaud, dur. »
Une expérience difficile mais qui l’a aidé à franchir un cap avant de poursuivre sa formation chez les Canaris.
Le contraste est saisissant pour le futur meneur de jeu lorsqu’il arrive au FC Nantes à l’âge de 16 ans.
« Quand je viens à Nantes, je suis à Saint-Tropez ! Ah oui, il y avait zéro risque à Nantes. »
S’il en rajoute en caméra en rigolant, le meneur de jeu auteur de 103 buts et 114 passes décisives en Ligue 1 explique que son arrivée sur les bords de l’Erdre a été beaucoup plus simple à appréhender.
« Je suis arrivé, non seulement j’avais une expérience sur la formation, deuxièmement j’étais plus grand… Puis j’ai grandi dans la tête. »
Pour Payet, la complémentarité entre ses deux expériences a façonné le joueur qu’il est devenu.
« Au Havre je me suis formé mentalement. Et à Nantes, je me suis formé au football. Quand j’additionne tout ça, ça fait celui que je suis aujourd’hui. »
Payet se souvient également de ses premiers pas en Ligue 1 avec les Canaris. À l’époque, il n’est pas encore professionnel.
« J’arrive à Nantes, j’ai 16 ans, je vais sur mes 17 ans. Mon premier match, je ne suis pas professionnel encore, c’est à Bordeaux. »
Cette première apparition a lieu au Parc Lescure, l’ancien stade bordelais.
« J’avais le numéro 33, aucun flocage dans le dos. À l’époque, tous les jeunes joueurs qui n’étaient pas sous contrat professionnel n’avaient pas de numéro attribué et c’était le numéro 33. »
Quelques matchs plus tard, il inscrit même son premier but en Ligue 1.
« Deuxième match à Metz, premier tir en Ligue 1, premier but. Si tu regardais, j’ai dû faire deux ou trois célébrations sur le but. »
Malgré ce début prometteur, Payet explique qu’il n’était pas encore professionnel à ce moment-là et qu’il a dû patienter plusieurs mois.
« Je marque en Ligue 1, je ne signe pas professionnel. Je reste six, sept mois stagiaire pro. »
Mais pour lui, l’essentiel était ailleurs.
« Mon objectif, ce n’était pas de signer professionnel, c’était de jouer en fait. »









































