Hacmen
·2 avril 2026
Quels salaires pour l’équipe féminine du HAC ?

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·2 avril 2026

Comme pour la Ligue 1, l’Equipe a fait des estimations salariales des clubs de Première Ligue. Et comme en Ligue 1, les disparités salariales sont absolument énormes ! Si en Ligue 1, le rapport est de 1 à 33 entre le PSG et les derniers clubs le SCO et le HAC, en Première Ligue, le rapport est de 1 à 10. Mais cet écart ne porte que sur les salaires mensuels bruts moyens par club. Dans les faits, les superstars de l’OL-Lyonnes et du PSG touchent des salaires absolument incomparables avec les joueuses du HAC, même des cadres.
En moyenne, les Hacwomen touchent 2300 euros bruts par mois. Une somme assez proche du salaire mensuel brut minimum en France qui est de 1823 euros. Cette moyenne fait du HAC la dernière masse salariale du championnat en compagnie du promu lensois et de Dijon. Hormis Montpellier, juste devant, ce sont les seuls clubs qui descendent en-dessous de la barre des 3000 euros/mois.
En haut du classement, sans surprise, l’OL-Lyonnes offre les meilleurs salaires avec 20 000 euros bruts/mois. C’est-à-dire le salaire moyen du HAC en Ligue 1. Des chiffres hallucinants à l’échelle de la Première Ligue. Suivent ensuite les deux clubs parisiens. Le PSG avec 13 000 bruts moyens et le PFC avec seulement 4200 euros/mois malgré la qualification européenne et un effectif de qualité. Attention, tout de même, ces chiffres sont des estimations ! Et elles ne prennent pas en compte les autres avantages offerts par certains clubs. Ni les revenus individuels liés au sponsoring et divers partenariats avec les marques.
La première raison à cette moyenne aussi basse est forcément le manque de revenus propres à la section féminine. Comme la section masculine, la section féminine évolue avec un budget assez restreint en comparaison avec ses concurrents. Cependant, la moyenne a augmenté en comparaison à l’an passé où elle était située à 1850 euros. Avec un budget qui tourne autour des 2 millions d’euros annuels, le HAC compte d’abord sur des subventions, notamment venues de la FFF et de la LFFP en particulier à travers la licence club et les différents labels.
Le HAC a un centre de formation et des infrastructures plutôt développées par rapport au reste du championnat, ce qui lui permet d’obtenir une somme importante de la part de la fédération. Jean-Michel Roussier et Laure Lepailleur peuvent aussi compter sur les indemnités de transfert qui commencent à se développer dans le football féminin. On l’a notamment vu lors du départ d’Elisabeth Tsé, vendu pour un montant conséquent à Washington !
Mais cela ne permet pas non plus au HAC de faire des folies. Avec de nombreuses jeunes dans son effectif, le club doyen a évidemment moins de coûts salariaux qu’avec des joueuses déjà confirmées. Cependant, les cadres de l’effectif et certaines jeunes à fort potentiel ont un contrat stable et un salaire convenable. Ce qu’avait déjà rappelé Romane Enguehard l’an passé à la même période en conférence de presse :
“Il y a des différences et on en a conscience. Une ligue professionnelle a été créée et ça doit faire avancer les choses. En attendant, on essaie de faire notre travail sur le terrain. On aimerait toutes gagner plus mais c’est déjà une chance de pouvoir vivre du football.”
Même son de cloche pour Maxime Di Liberto :
“Je suis sûr que Jean-Michel Roussier nous donnerait un salaire de 100 000 euros s’il le pouvait ! Aujourd’hui, l’argent n’est pas notre première source de motivation. Ce qui nous passionne, c’est le ballon, le rectangle vert, le stade et les supporters.”
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