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·22 août 2026
RC Lens - Jean-Louis Leca fixe le cap et assume les ambitions du Racing

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·22 août 2026

Après une saison exceptionnelle et plusieurs résultats qui ont replacé le RC Lens sur le devant de la scène, les attentes autour des Sang-et-Or ont forcément augmenté. Pourtant, Jean-Louis Leca et Benjamin Parrot refusent de parler d’un changement de statut. Le développement du club, son identité et son équilibre financier restent prioritaires, même si Dino Toppmöller assume de son côté son ambition européenne.
Le RC Lens ne veut pas se laisser griser par ses récents succès. Dans des propos accordés à L’Équipe, Jean-Louis Leca tient à rappeler la réalité du club et refuse de l’installer artificiellement parmi les habitués de la Ligue des champions.
"Peut-être que les gens pensent qu’on a changé de statut, peut-être qu’ils se disent qu’on est un autre club depuis qu’on a battu Paris. Mais que les choses soient bien claires, le club a 120 ans et il a joué quatre fois la Ligue des champions. On n’est pas un club de C1 et ce n’est pas un classement final qui dira si on a fait une bonne saison ou pas", annonce Jean-Louis Leca, le directeur sportif lensois.
Un discours partagé par Benjamin Parrot. Le directeur général du Racing assure que le projet lensois ne sera pas bouleversé par une seule saison réussie.
"On est plus scrutés mais on n’est pas là pour donner une image. La performance sportive donne un effet d’accélération, de la visibilité et même de l’attractivité, mais (…) on est là pour faire avancer le projet en permanence, pas pour défendre un statut. Un statut ça se construit parce qu’on devient capable régulièrement d’arriver à ce niveau-là. Depuis 2020, l’objectif c’est top 8 et il ne change pas. Ce n’est pas une saison et des regards présumés des autres qui vont nous faire changer de cap", explique Benjamin Parrot, le directeur général du RC Lens.
Pour Leca, terminer huitième pourrait donc parfaitement correspondre à une saison réussie si le club continue parallèlement de progresser.
"Si la formation a bien avancé, si des jeunes sont entrés dans l’équipe de Dino, si un garçon comme Mezian (Mesloub) est monté d’un cran, si les staffs ont bossé en harmonie et qu’on a encore augmenté nos infrastructures, alors oui on aura fait une bonne saison si on finit huitième. On n’avait plus gagné de trophée depuis 26 ans et l’idée est de bosser du mieux possible pour raccourcir ce temps entre aujourd’hui et le prochain trophée", développe Jean-Louis Leca.
Le directeur sportif insiste également sur deux priorités : l’équilibre financier et l’identité du club, notamment grâce à l’éclosion de jeunes joueurs auxquels le public peut s’identifier.
Dino Toppmöller ne cache toutefois pas ses ambitions.
"Je n’aime pas fixer des objectifs en début de saison car ça n’aide pas les joueurs à rester focus. Mais c’est clair que tout le monde a de l’ambition et qu’on a des objectifs forts. On veut jouer l’Europe, ça, on peut le dire", assure le coach lensois.
Une ambition que Leca encourage, tout en rappelant les différences de moyens avec certains concurrents.
"Je n’ai aucun problème avec l’ambition de Dino, j’aime ça. Mais je sais une chose : je n’ai pas ma place à la table des grands, avec Paris, Marseille, Lyon, Monaco, et même Strasbourg et le Paris FC qui ont de gros moyens. Mais si, à un moment, l’un d’entre eux oublie de s’asseoir, alors je prendrai sa place car je suis ambitieux", prévient Jean-Louis Leca.
Le récent succès face au PSG sert désormais de preuve aux dirigeants lensois.
"On a montré aux gens qu’on était capables de gagner. On aurait pu perdre contre Paris, à dix contre onze, pleurer sur l’expulsion et dire que c’était injuste. Non, on a préféré gagner pour montrer qu’on était capables de le faire", conclut le directeur sportif du Racing












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