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·26 février 2026
RDC : une attaque en panne à l’approche des barrages du Mondial 2026

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RDC : une attaque en panne à l’approche des barrages du Mondial 2026

RDC : une attaque en panne à l’approche des barrages du Mondial 2026
À quelques semaines d’un rendez-vous crucial fixé au 31 mars pour les barrages intercontinentaux de la Coupe du monde, l'attaque des Léopards inquiète. Peu sereine, peu efficace, et individuellement en manque de forme, l’armada offensive des Léopards suscite de sérieuses interrogations.
Lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations, la RDC a inscrit cinq buts en quatre rencontres. Un chiffre modeste pour une sélection aux ambitions continentales et mondiales. Parmi ces réalisations, trois sont venues des attaquants : Cédric Bakambu contre le Sénégal ; Théo Bongonda face au Bénin et Nathanaël Mbuku contre le Botswana.
Un rendement insuffisant pour une équipe qui vise le très haut niveau. L’impression générale laissée pendant le tournoi est une attaque poussive, incapable de convertir ses temps forts.
Bakambu, la star en difficulté, Fiston Mayele en perte de vitesse
Attaquant vedette des Léopards, Cédric Bakambu peine à retrouver sa pleine mesure. Souvent freiné par les blessures, il joue peu avec le Real Betis. Sur 23 journées de championnat, il n’a disputé que 11 rencontres, dont seulement quatre comme titulaire, pour trois buts inscrits. En Coupe du Roi, trois matchs, aucun but, aucune passe décisive. Des statistiques qui n’offrent pas les garanties attendues d’un leader offensif.
Son soutien habituel en sélection, Fiston Mayele, traverse également une zone de turbulence. Avec Pyramids FC, l’attaquant est resté 13 matchs sans marquer avant de retrouver timidement le chemin des filets. En équipe nationale, son efficacité reste limitée. Titulaire à un seul match lors de la CAN, il a participé aux rencontres sans véritable impact décisif. L’irrégularité devient une constante inquiétante.
Banza et Essendé, manque de confiance
Simon Banza semble avoir perdu du terrain en sélection. Peu appelé lors des éliminatoires, absent à la CAN, il évolue désormais à Al Jazira Club après son passage à Trabzonspor. Dix matchs toutes compétitions confondues, trois buts : des chiffres corrects, mais loin d’être rassurants pour porter l’attaque congolaise.
De son côté, Samuel Essende n’a jamais réussi à s’imposer à FC Augsburg, avec un seul but en 14 apparitions et seulement deux titularisations. Transféré le 16 février aux BSC Young Boys, il cherche encore ses marques. À la CAN, une seule apparition, sans impact notable.
Nathanaël Mbuku, désormais à Montpellier HSC en Ligue 2, enchaîne les titularisations. Mais en 22 matchs, il n’a inscrit que deux buts. L’activité est là, l’efficacité beaucoup moins.
Quant à Théo Bongonda, la trêve hivernale du championnat russe limite son rythme compétitif. Il se contente de matchs amicaux, où il a inscrit deux buts en deux rencontres. Une maigre consolation dans un contexte de manque de compétition.
Sébastien Desabre face à ses responsabilités
À l’approche des barrages intercontinentaux, le sélectionneur Sébastien Desabre se retrouve face à un chantier offensif majeur. Peut-il continuer à s’appuyer sur des attaquants en manque de rythme et de confiance ?
La RDC, à deux doigts d’une qualification historique pour la Coupe du monde, ne peut se permettre une attaque amorphe. Le schéma tactique devra évoluer, l’animation offensive être repensée, et peut-être de nouveaux profils intégrés.
Car à ce niveau, l’approximation ne pardonne pas. Et sans efficacité devant le but, les ambitions congolaises risquent de se heurter à une cruelle réalité.









































