OnzeMondial
·1 octobre 2026
Real 2018, Manchester 2022, Portugal 2026... la liste noire des crises de Cristiano Ronaldo

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·1 octobre 2026

Cristiano Ronaldo a décidé de claquer la porte en quittant la sélection portugaise à cause d'un conflit avec son sélectionneur, mais ça n'est pas la première fois qu'il agit de la sorte.
Chez Cristiano Ronaldo, l'orgueil et l'exigence suprême sont les deux faces d'une même médaille. Si cet état d'esprit hors norme lui a permis de bâtir l'un des plus grands palmarès de l'histoire du football, il n'a jamais toléré le moindre accroc à son statut. Lorsque le quintuple Ballon d'Or estime qu'un entraîneur, un président ou une institution manque de respect à son égard, sa réponse ne passe jamais par le compromis, il fait tout sauter et s'en va.
De Madrid à Manchester, jusqu'au récent psychodrame avec la sélection portugaise à Copenhague, retour sur les trois ruptures majeures d'une carrière guidée par un refus absolu du déclassement.
Au sommet de son art, Cristiano Ronaldo vient de soulever sa troisième Ligue des champions consécutive à Kiev face à Liverpool. Pourtant, quelques minutes à peine après le coup de sifflet final, l'ambiance n'est pas à la fête pour le Portugais. Au micro des journalistes, il lâche une phrase aux allures d'adieu : « C'était très beau de jouer au Real Madrid... »
Derrière cette sortie médiatique se cache une rancœur accumulée au fil des mois envers le président madrilène, Florentino Pérez. Après le sacre européen de 2017, la direction du club lui avait promis une revalorisation. Mais alors que Lionel Messi au Barça et Neymar au PSG touchent des salaires record, les négociations s'éternisent à Madrid. Pour CR7, c'est un affront direct à son leadership.
De plus, poursuivi par le trésor public espagnol, Ronaldo déplore le silence et l'attitude distante de son club, exigeant une protection comparable à celle offerte par le Barça à Messi dans une situation similaire. Enfin, Florentino Perez affiche son admiration pour le Brésilien et déclare lors d'une cérémonie du Ballon d'Or que Neymar aurait plus de chances de l'emporter s'il portait le maillot merengue. Comprenant qu'il ne sera plus le centre du projet, Ronaldo refuse de plier. En juillet 2018, il boucle son transfert vers la Juventus Turin pour 100 millions d'euros.
Si le départ de Madrid était une rupture politique, celui de Manchester United était sportif. Revenu en héros à Old Trafford à l'été 2021, Cristiano Ronaldo craque un an plus tard avec l'arrivée du technicien néerlandais Erik ten Hag. Le Hollandais refuse d'accorder un traitement de faveur à la star trentenaire. Placé sur le banc, Ronaldo devient un joker de luxe, une position intolérable pour son ego.
Fin 2022, lors d'une victoire 2-0 face aux Spurs, Ten Hag demande à Ronaldo d'entrer pour les trois dernières minutes du match. Jugeant ce choix humiliant, il refuse d'entrer en jeu et rejoint directement les vestiaires avant même le coup de sifflet final, quittant le stade dans la foulée. Mis à l'écart par son club, Ronaldo riposte à la mi-novembre en accordant un entretien exclusif au journaliste britannique Piers Morgan.
« Je ne le respecte pas parce qu'il ne montre aucun respect envers moi », affirme-t-il au sujet de son entraîneur, tout en accusant la direction de l'avoir « trahi ». Le 22 novembre 2022, Manchester United annonce la résiliation immédiate de son contrat de commun accord juste avant la Coupe du Monde.
L'histoire s'est répétée à la fin de l'été 2026, cette fois sous le maillot national. Alors que Jorge Jesus prend les rênes de l'équipe du Portugal en juillet avec l'objectif de réorganiser l'attaque, le ton s'est rapidement gâté lors de la campagne de Ligue des nations. Le nouveau boss prévient d'emblée que personne n'aura de privilège en sélection. La tension monte d'un cran lors de la réception de la Norvège : après l'avoir fait s'échauffer pendant plus de vingt minutes, Jorge Jesus choisit de ne pas le faire entrer en jeu. Frustré, Ronaldo quitte le terrain sans aller saluer les supporters.
En conférence de presse, Jorge Jesus remet publiquement son capitaine à sa place : « Aucun joueur ne va changer mes idées : ni lui, ni personne. C'est moi qui décide », lancele sélectionneur tout en confirmant la titularisation de Gonçalo Ramos. Éxaspéré par les déclarations de son coach et l'échec d'une réunion de médiation, le capitaine décide de quitter précipitamment le groupe à Copenhague. En claquant la porte du rassemblement à la veille d'un match officiel, Cristiano Ronaldo confirme une règle immuable tout au long de son immense carrière : face à l'autorité qui tente de le plier ou de le reléguer au second plan, la rupture reste sa réponse ultime.
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