Le Journal du Real
·4 septembre 2026
Real Betis – Real Madrid : les trois choses à savoir sur les Verdiblancos

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·4 septembre 2026

Le 5-2 encaissé à Levante a forcément laissé des traces. Cinq jours plus tard, le Betis doit déjà se remettre la tête à l’endroit, au pire moment possible : le Real Madrid arrive à La Cartuja avec trois victoires en autant de journées et dix buts inscrits.
Sur le papier, les dynamiques sont donc opposées. Les hommes de José Mourinho viennent de battre Málaga 4-0 après leur large succès contre la Real Sociedad. Ceux de Manuel Pellegrini sortent d’une soirée où presque tout s’est mal passé. Mais ce Betis-là avait gagné ses deux premiers matchs sans prendre le moindre but. Il serait donc un peu facile de le résumer à sa débâcle du week-end dernier.
Mourinho s’en méfie, et il l’a clairement fait comprendre : « Ce sera difficile de gagner contre le Betis si nous ne sommes pas à notre meilleur niveau. Nous devons être un grand Real Madrid. » Avant cette quatrième journée de Liga, voici trois choses à savoir sur le prochain adversaire des Merengues.
🗣️ Mourinho : « Ce sera difficile de gagner contre le Betis si nous ne sommes pas à notre meilleur niveau demain. Nous devons être un grand Real Madrid. »
Le Betis avait parfaitement lancé sa saison. Deux victoires 1-0, contre la Real Sociedad puis à Valence, aucun but encaissé et un bloc qui semblait déjà bien en place. Puis le déplacement à Levante a tout changé.
Le Betis est parvenu à égaliser deux fois et le score était encore de 2-2 à la pause. La seconde période a été beaucoup plus compliquée. Trois buts supplémentaires encaissés et une défense beaucoup trop fébrile. Pellegrini n’a pas cherché d’excuse : « Nous avons été désastreux défensivement. Ils auraient pu nous en mettre deux ou trois de plus. »
Le 5-2 fait mal, mais le contenu défensif inquiète encore davantage. À chaque accélération des Granotes, le Betis a semblé en retard et a laissé beaucoup trop d’espaces. Face à Mbappé, Vinícius, Bellingham ou encore Diomandé, la moindre brèche peut rapidement devenir un problème. Le Real Madrid a déjà montré qu’il pouvait faire très mal lorsque le match s’ouvre. Le Betis devra donc retrouver le bloc compact de ses deux premières journées, pas celui qui a couru dans tous les sens à Levante.
Cela ne veut pas dire que les Andalous vont uniquement défendre. Ils ont marqué lors de leurs trois rencontres de Liga et possèdent assez de talent pour gêner le club de la capitale. Antony reste dangereux lorsqu’il peut provoquer. Rodrigo Riquelme aime quitter son côté pour se rapprocher de la surface, tandis que Pablo Fornals sait jouer entre les lignes. Et puis il y a le magicien Isco que l'on connaît bien. Même avec moins de jambes, l'ancien de la Maison Blanche reste capable de faire la différence par sa qualité technique.
Dani Ceballos va retrouver un club qu’il connaît par cœur. Parti très jeune du Betis pour rejoindre le Real Madrid, le milieu espagnol est revenu en Andalousie dans les dernières heures du mercato. Le hasard du calendrier lui offre déjà un match contre le Real Madrid.
Sa présence vendredi reste néanmoins incertaine. Ceballos n’a pas suivi une préparation complète et Pellegrini pourrait préférer ne pas le lancer tout de suite. Une titularisation paraît en tout cas peu probable. Les Béticos possèdent déjà plusieurs solutions au milieu, même si l’absence de Giovani Lo Celso réduit un peu les possibilités.
Ce transfert a aussi eu une conséquence plus inattendue. Pablo García, formé au club et buteur de la victoire à Valence, a été envoyé au Racing de Santander après 15 années passées au Betis. Un départ très mal vécu par le joueur de 20 ans et sa famille, qui a beaucoup fait parler en Espagne. RMC Sport explique que le départ de García aurait facilité l’inscription de Ceballos auprès de la Liga. Du côté du Betis, on assure plutôt que le joueur voulait partir pour obtenir davantage de minutes.
Pour vendredi, le technicien chilien devrait surtout compter sur Marc Roca et Facundo Bernal dans l’axe. Isco ou Fornals peuvent également descendre d’un cran si le match l’exige. Ceballos, lui, pourrait patienter sur le banc pour ses premières retrouvailles avec le Real Madrid.
🚨🗣️ Mourinho : « Ceballos ? Je lui ai dit qu'il n'était PAS dans mes plans. Il a donc été très honnête et m'a dit qu'il préférait partir. Nous sommes parvenus à un accord, nous avons résilié le contrat, et Ceballos était libre de décider. »
Le bilan général reste favorable au Real Madrid : 15 victoires, huit matchs nuls et cinq succès du Betis sur les 28 dernières confrontations recensées. En revanche, les voyages à Séville ont souvent été plus accrochés.
La dernière victoire madrilène sur le terrain du Betis remonte à août 2021. Dani Carvajal avait alors inscrit l’unique but de la rencontre. Depuis, le Real a joué quatre fois à Séville en Liga. Résultat : trois matchs nuls et une défaite. En mars 2023, les deux équipes s’étaient quittées sur un 0-0. Quelques mois plus tard, elles avaient partagé les points une nouvelle fois, cette fois sur le score de 1-1. Le Betis s’était ensuite imposé 2-1 en mars 2025, avant un nouveau nul en avril dernier.
Même quand il ne domine pas franchement, le club sévillan sait rendre cette affiche pénible. Il ralentit le jeu, ferme l’axe et pousse le Real Madrid à attaquer dans des zones où il se sent moins à l’aise. Le match devient alors plus haché, ce qui convient souvent bien aux Verdiblancos.
Cette fois, la rencontre ne se jouera pas au Benito Villamarín. Le Betis évolue provisoirement à La Cartuja pendant les travaux de son stade historique. Le décor change, pas vraiment l’ambiance. Près de 70 000 spectateurs sont attendus pour ce qui sera le premier grand rendez-vous de la saison à domicile.
Les absences ne vont pas aider le technicien chilien. Giovani Lo Celso, Aitor Ruibal, Diego Conde et Gonzalo Petit devraient manquer la rencontre. Abde Ezzalzouli reste lui aussi toujours indisponible. Le onze andalou garde malgré tout de l’allure, surtout dans les trente derniers mètres.
Le 5-2 encaissé à Levante peut donner des idées au Real Madrid, mais le Betis reste trop dangereux pour être pris à la légère. Mourinho et les siens devront appuyer là où ça fait mal sans lui offrir les espaces qu’Antony, Isco ou encore Riquelme savent très bien exploiter.







































