Le Journal du Real
·8 septembre 2026
Real Madrid - Inter Milan : un match qui a failli se transformer en Betis bis

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·8 septembre 2026

Le Real Madrid a démarré sa campagne de Ligue des champions par une victoire. Face à l'Inter Milan, champion en titre d'Italie et une des équipes du chapeau 1 tirée par les Merengues lors du tirage au sort, ce succès 2-1 reste malgré tout précieux, même si la manière n'a pas totalement convaincu.
L'ambiance a bien chauffé au Santiago Bernabéu. La Maison Blanche a longtemps évolué sous les sifflets d'une partie du public, dans un soir particulier pour José Mourinho, qui retrouvait ce stade en Ligue des champions treize ans après son dernier match européen à domicile sur ce banc. C'était en 2013, une victoire 2-0 face au Borussia Dortmund qui n'avait pourtant pas suffi à éviter l'élimination en demi-finale.
Kylian Mbappé puis Federico Valverde ont inscrit les deux buts madrilènes, profitant chacun d'une bourde individuelle, respectivement de Yann Bisseck puis de Josep Martínez, avant que Carlos Augusto ne réduise l'écart dans le dernier quart d'heure. Un scénario qui traduit un match pas totalement maîtrisé par le Real Madrid. Voici ce qu'il faut retenir de cette entrée en lice au Santiago Bernabéu.
🔚 FIN DU MATCH ✅ Le Real Madrid s’en sort face à l’Inter et entre parfaitement dans sa Ligue des champions grâce à des buts de Mbappé et Valverde. 🤔 Que retenez-vous de ce match ?
Cette victoire n'a rien d'un hasard tactique. Avant la rencontre, José Mourinho avait prévenu en conférence de presse : « Je veux gagner. Je pourrais dire que je veux bien jouer, mais je ne veux pas bien jouer comme contre le Betis et perdre. » Un discours qui laissait présager un changement d'approche, effectivement confirmé sur le terrain.
Depuis le début de la saison, le Real Madrid proposait plutôt un visage dominateur, remportant systématiquement la possession de balle à chaque rencontre. Face à l'Inter Milan, les Merengues n'ont cette fois conservé que 37% de possession, laissant volontairement le ballon à leur adversaire. L'exemple le plus marquant de ce repli collectif reste Vinícius Júnior, aperçu très bas sur le terrain à plusieurs reprises, parfois même en train de défendre directement sur Andy Diouf.
Un scénario qui laisse penser que José Mourinho pourrait réserver cette approche aux « grands rendez-vous », avec une équipe qui s'installe en bloc bas et qui profite de la vivacité de ses attaquants pour frapper en contre-attaque. Pour que le plan du Special One soit parfait, il aura manqué les deux ingrédients les plus importants.
Ce constat s'impose clairement au vu des statistiques du match. Le Real Madrid a subi 21 tirs face à l'Inter Milan, une défense pourtant solide depuis le début de saison mais qui n'a cette fois rien rassuré face à une attaque du plus haut niveau européen.
Les Nerazzurri se sont procuré quatre grosses occasions au total, pour 1,78 expected goals. Leurs 64% de possession n'ont clairement pas été stériles, bien au contraire. Comme le disait souvent Carlo Ancelotti, « il faut parfois savoir souffrir », mais encore faut-il bien souffrir. Dans ce contexte, Thibaut Courtois s'impose comme notre MVP, avec sept arrêts au total, une performance décisive pour préserver la victoire des siens.
Malgré cette défense friable, le Real Madrid a une nouvelle fois produit énormément offensivement. Les Merengues ont tenté 16 tirs, se procurant huit grosses occasions, dont six manquées, pour un total de 2,91 expected goals. Jude Bellingham a notamment manqué à deux reprises l'occasion d'inscrire le troisième but, alors qu'il se trouvait dans les six mètres. Brahim Díaz et Kylian Mbappé ont eux aussi vendangé chacun un face-à-face avec le gardien adverse.
La vérité, c'est que tactiquement, la Maison Blanche pourrait gagner ce genre de match sur un score bien plus large si elle retrouvait le réalisme des années Ancelotti. Contre le Betis, c'était déjà la même histoire : aucun but marqué malgré 3,46 xG et sept grosses occasions manquées. Si José Mourinho veut installer durablement un football de contre-attaque, à l'image de ce qu'il proposait en 2011-12, il faudra que ses attaquants finissent mieux leurs actions.
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