OnzeMondial
·16 avril 2026
Real Madrid-PSG : collectif redoutable et amour du PSG, les titis à la conquête de la Youth League

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·16 avril 2026

Encore en course dans les trois compétitions qu'ils disputent, les U19 parisiens affrontent, ce vendredi, le Real Madrid en demi-finale de la Youth League. Un rendez-vous sur lequel peu d'observateurs auraient misé en début de saison pour cette promotion où les plus talentueux sont déjà avec les professionnels. Portrait d'un groupe surprenant et attaché au PSG.
Vendredi du côté de Lausanne, les U19 du PSG lancent le premier chapitre d’une histoire qui pourrait être folle. En cette fin de saison, cette génération 2008 accompagné par quelques éléments plus jeunes et plus vieux est encore en lice pour remporter la coupe Gambardella, le championnat U19 et la Youth League. C’est avec cette compétition que les Parisiens ont rendez-vous vendredi pour affronter le Real Madrid (à 18h45) en demi-finale.
Une demi-finale de Youth League, une autre en Gambardella et une qualification en playoffs : qui l’aurait imaginé dès le mois de septembre, lors du premier match de Youth League, quand dans les tribunes du Campus PSG, de nombreux observateurs s’interrogeaient sur cette génération 2008 jugée assez pauvre, dont le meilleur élément, Ibrahim Mbaye, est déjà apparu avec les professionnels ?
Avant cela, le club de la capitale nous avait habitués à des générations portées par des individualités fortes : Mbaye, Mayulu, Zaïre-Emery, Gharbi, Simons ou encore Kari. Et l’on pourrait en citer bien d’autres. Cette année, la promotion 2008 vit un changement de paradigme et ressemble surtout à un collectif ultra-performant.
Contrairement aux années précédentes, où certaines individualités marquantes faisaient régulièrement l’ascenseur avec l’équipe professionnelle, ce groupe s’appuie sur une structure beaucoup plus stable. C’est aussi l’un des effets de la méthode Luis Enrique, qui, pour pallier les absences dans un groupe restreint de 23 joueurs, fait appel aux titis et évalue leur capacité avant de les conserver. « C’est une génération dans laquelle, il n’y a pas un joueur au-dessus de l’autre mais il y aura certainement plus de joueurs qui feront une carrière professionnelle », parie un observateur avisé de cette équipe U19.
« Notre philosophie, qui fait écho à celle de l’équipe professionnelle actuelle, est de privilégier le collectif. Depuis la reprise le 15 juillet, notre discours est clair : on se développe à travers et pour l’équipe », souligne Jean-François Vulliez, entraîneur des Espoirs et de cette équipe de Youth League. Une approche également confirmée par Elijah Ly, jeune ailier gauche parisien : « Par rapport aux générations précédentes, nous avons un état d’esprit collectif qui prime toujours sur les individualités. »
Dans une saison assez dense, l’entraîneur parisien a pu faire tourner son effectif tout en maintenant un niveau de performance élevé, certains joueurs ayant émergé en cours de saison, à l’image d’Aymen Assab, milieu de terrain au petit gabarit mais aux passes incisives. Entre le premier match de la saison contre l’Atalanta Bergame et le quart de finale face à Villarreal, six éléments ont été remplacés dans la rotation.
Pour ceux qui n’ont jamais vu cette équipe à l’œuvre, à quoi ressemble-t-elle sur le terrain ? Depuis près de deux ans, la philosophie est impulsée par le staff professionnel, qui a donné des directives claires à l’ensemble des équipes de la formation afin d’assurer une continuité entre les étages de la fusée PSG. « Nous sommes une équipe qui aime avoir la possession du ballon, qui réagit vite à la perte et qui veut se montrer “agressive” devant le but adverse », précise Elijah Ly.
Certaines lignes directrices existaient déjà avant l’arrivée de Luis Enrique mais sa philosophie a trouvé des adeptes, notamment à la tête des U19 avec Thomas Leyssales (qui dirigent les U19 sur la saison régulière, tandis que Jean-François Vulliez entraîne le groupe Espoirs et l’effectif qui participe à la Youth League). Les effets de cette méthode doivent encore être validés dans le temps car à l’exception de Quentin Ndjantou, aucun titi n’est resté à l’étage des pros.
L’autre particularité de cette équipe est d’être composée de joueurs bercés par le PSG version QSI, élevés au contact des succès et des stars dès leur plus jeune âge. Une génération de supporters profondément attachés au club de la capitale, à l’image de Quentin Ndjantou. Aujourd’hui intégré au groupe professionnel, le milieu offensif, qui a signé son premier contrat pro l’an dernier sans garantie de temps de jeu sous les ordres de Luis Enrique, est resté aussi par amour du club, convaincu de pouvoir y trouver sa place.
« J’ai un attachement très profond pour ce club, car j’y suis arrivé assez tôt. J’avais 12 ans, si je ne me trompe pas, et j’y ai fait toutes mes classes et toute ma formation. Depuis que je suis petit, j’ai toujours supporté le Paris Saint-Germain. C’est mon club de cœur, donc l’attachement est forcément très fort », explique Elijah Ly.
Cet hiver, à la fin du mercato, un club de Bundesliga s’est manifesté concrètement pour recruter le jeune Mathis Jangeal. En discussion pour la signature de son premier contrat professionnel, le joueur, capable d’évoluer en attaque comme au milieu, a préféré terminer la saison dans son club formateur, avec l’objectif de remporter un ou plusieurs titres avec ses coéquipiers.
Pour certains, amenés à quitter Paris en fin de contrat malgré des propositions de premier contrat professionnel, il ne faut pas se tromper : ce sera un choix de raison plus qu’un choix de cœur.
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