Le Journal du Real
·5 janvier 2026
Real Madrid - Real Betis (5-1) : ce qu'il faut retenir de la première victoire de 2026

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·5 janvier 2026

Le message est passé. Nouvelle année et les supporters du Real Madrid ont eu le droit à une équipe changée pour la rencontre face au Real Betis. Alors que la tension et l'inquiétude régnaient au Bernabéu après le match face au Séville FC, l'entrée en matière des Merengues pour 2026 a rassuré, notamment en vu de la Supercoupe d'Espagne que les hommes de Xabi Alonso vont jouer cette semaine. L'absence de Kylian Mbappé a notamment été vite oubliée par un membre de La Fabrica qui a surpris son monde à la pointe de l'attaque.
Si tout n'a pas été parfait face au club andalou, la Maison Blanche a rempli le travail avec la manière. Les hommes de Manuel Pellegrini n'avaient perdu qu'un seul de leurs huit derniers matchs. Une rencontre intéressante au niveau de l'animation mais aussi du sérieux. Tout reste perfectible, mais si les Madrilènes restent sur cette lancée, une belle Supercoupe d'Espagne est à espérer pour le Real Madrid. Voici ce qu'il faut retenir de la rencontre.
Les trois buteurs du Real Madrid face au Real Betis (Raul Asencio, Fran Garcia et Gonzalo) ont tous été formés du côté de Valdebebas. Une belle réussite pour la formation merengue qui n'a pas réussi à faire monter beaucoup de joueurs ces dernières années. La saison passée, Raul Asencio avait réussi à s'installer dans l'équipe première avec la pénurie en défense. L'enchaînement des blessures a été un des seuls éléments qui a permis la montée des joueurs du Castilla, comme ce fut le cas cette saison avec Valdepenas, David Jimenez ou Thiago. Mais, un attaquant a crevé l'écran sous les rangs de Raul et a longuement attendu sa chance cette saison.
Gonzalo Garcia a saisi l'occasion et la blessure de Kylian Mbappé pour se mettre en évidence face au club andalou. Premier triplé chez les pros, un coup du chapeau parfait (pied droit, pied gauche, tête) et une performance de rêve pour le natif de la capitale ibérique. Sous les yeux de son coéquipier français, le buteur de 21 ans a réalisé un "rêve d'enfant" en inscrivant ses premiers buts au Bernabéu, tout comme son partenaire depuis le Castilla, Raul Asencio. La jeunesse a pris le pouvoir depuis un moment du côté de Madrid, mais face au Betis, c'est la jeunesse locale qui a pris le dessus.
📊 Gonzalo García devient le deuxième joueur à inscrire trois buts pour ses débuts comme buteur avec le Real Madrid en Liga au XXIe siècle, après Ruud van Nistelrooy en septembre 2006 contre Levante. @OptaJose
Après le troisième but de la rencontre inscrit par Asencio à l'heure de jeu, le Real Madrid s'est reposé sur ses lauriers, comme en fin de première période après l'ouverture du score. De la 60e à la 80ᵉ minute, les hommes de Xabi Alonso se sont endormis et ont laissé les clés du match à leurs adversaires, jusqu'à les laisser réduire le score sur une attaque en transition. Une situation qui montre encore que le chemin à parcourir est encore long.
Face à une équipe plus en confiance, ou tout simplement meilleure, la Maison Blanche aurait pu être dans une situation bien plus inconfortable. Face à l'Atletico de Madrid, impossible d'avoir ce genre de coup de mou sous peine de se faire punir rapidement, comme ce fut le cas lors de la première confrontation de la saison en Liga (défaite 5-2). On peut également retenir le milieu de terrain qui a été le point faible du Real Madrid pendant la rencontre. Un manque de tranchant et d'efficacité que Jude Bellingham a tenté de compenser, mais la défense et l'attaque ont rattrapé le coup.
Les sifflets envers Vinicius Jr., une nouvelle fois pris à partie par le public merengue, sont un signe de l'attente autour du Real Madrid de la part des supporters pour 2026. Les joueurs n'ont plus le droit à l'erreur et les Madridistas ont décidé d'élever les standards des joueurs. Il est vrai que les dernières performances au Bernabéu ont été décevantes et il est normal que les joueurs s'attendent à un retour de bâton. Au moindre joueur en train de marcher, le Bernabéu ne tardait pas à siffler ou à réagir pour réveiller les hommes de Xabi Alonso.
Le message est clair, une année comme 2025 ne doit pas arriver une deuxième fois de suite. Reposer tous ces efforts sur un seul joueur n'est pas suffisant non plus, tout le monde doit mettre la main à la pâte. Le premier gros test arrive avec la Supercoupe d'Espagne et pour rappel, le technicien basque joue son poste sur cette compétition et la fin du doute arrivera si le Real Madrid quitte l'Arabie saoudite avec le trophée entre les mains.
Médric Bouzermane









































