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·16 février 2026

Relégation, doute, HPI : les confidences de Mouton

Image de l'article :Relégation, doute, HPI : les confidences de Mouton

Formé à l’ASSE, Louis Mouton est revenu avec sincérité sur son passage compliqué à Saint-Étienne et sur son renouveau à Angers. Le milieu angevin évoque aussi sa personnalité HPI et l’importance du mental dans sa carrière. Des propos tirés d'Ouest France.

Le discours est rare dans le football professionnel. Souvent, les joueurs restent prudents. Mesurés. Formatés. Louis Mouton a choisi une autre voie. En conférence de presse, le milieu d’Angers SCO s’est livré sans filtre. Il a parlé football, bien sûr. Mais surtout de lui. De son mental. De son mal-être passé. Et de la relégation vécue avec l’ASSE, qui l’a profondément marqué. Formé à Saint-Étienne, il n’a pas oublié cette saison douloureuse.


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« J’avais vécu une saison difficile l’année dernière », reconnaît-il. Le carton rouge reçu lors de la première journée avec Angers a ravivé des souvenirs négatifs. Pendant deux à trois semaines, il a eu du mal à s’en remettre. La descente avec les Verts était encore présente dans sa tête. Ce poids mental l’a longtemps freiné.

Louis Mouton marqué par son passage à l’ASSE

À Saint-Étienne, le problème n’était pas technique ni physique. Louis Mouton en est convaincu. Son bagage de formation est solide. Son intelligence de jeu aussi. Mais « mon point faible, ça a toujours été la tête », explique-t-il lucidement. Trop affecté par certains événements. Trop touché par la relégation. Trop enfermé dans une spirale négative. Il travaillait déjà avec une préparatrice mentale dans le Forez. Un accompagnement qu’il a poursuivi en Anjou. Car pour lui, le football doit encore progresser sur cet aspect.

Beaucoup de joueurs talentueux passent à côté de leur carrière faute d’équilibre psychologique. Lui en a pris conscience cet été. Une discussion avec un proche a agi comme un électrochoc. Il se trompait d’objectif. Il pensait trop à l’échec, pas assez à son bonheur. « Si tu continues comme ça, ta carrière est finie dans un an », lui a-t-on lancé. Le message est passé. Il a décidé de changer de cap, de mentalité, de priorités.

Angers, le déclic mental

Le choix d’Angers ne s’est pas fait par hasard. Le discours du coach, le projet, la qualité de vie ont pesé. Très vite, il s’est senti bien. Apaisé. Libéré. Depuis novembre, il parle d’une nouvelle version de lui-même. Sur le terrain, il joue plus librement. Il tente davantage. Il ne se laisse plus parasiter par les décisions arbitrales ou les erreurs. Techniquement, il ne pense pas avoir énormément progressé. Mais mentalement, la différence est immense. Il est heureux dans la vie quotidienne. Sa compagne aussi. L’environnement compte. Le groupe également.

Pierrick Capelle l’a aidé à s’intégrer. L’ambiance dans le vestiaire est saine. Solidaire. Il cite Jordan Lefort en exemple, irréprochable depuis le début de saison. Pour Mouton, la performance naît aussi des liens humains. « On vit une aventure humaine avant tout », insiste-t-il. Un élément essentiel pour ce joueur au profil particulier.

Détecté HPI durant l’enfance, Louis Mouton a toujours ressenti un décalage. Saut de classe à l’école. Surclassement au football. Une maturité différente. Ses parents l’ont aidé à accepter cette singularité. À comprendre son fonctionnement. Longtemps, il a construit une carapace pour se protéger. Aujourd’hui, il cherche simplement à être lui-même. « J’essaie d’être juste Louis », confie-t-il. À Saint-Étienne, le talent était là mais l’esprit vacillait. À Angers, l’équilibre semble trouvé. Et c’est peut-être là la plus grande victoire de l’ancien Vert.

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