«Renvoyer un coach au bout de quatre ou cinq mois, c’est très précipité» : Morientes prend la défense de Xabi Alonso | OneFootball

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·3 février 2026

«Renvoyer un coach au bout de quatre ou cinq mois, c’est très précipité» : Morientes prend la défense de Xabi Alonso

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Le licenciement de Xabi Alonso en cours de saison reste difficile à digérer pour Fernando Morientes. Plus que la personne, c’est la logique sportive qui l’interpelle. « Je ne sais pas si on a été injuste avec Xabi, mais je pense qu’on l’a été avec le projet », explique-t-il dans un entretien accordé au quotidien AS. L’ancien numéro 9 du Real Madrid estime que le timing pose question. « Si tu signes un entraîneur pour trois ans, le renvoyer au bout de quatre ou cinq mois, c’est très précipité », tranche-t-il. Pour lui, ce type de décision traduit surtout l’exigence immédiate propre au club madrilène.

Dans ce contexte, l’arrivée d’Alvaro Arbeloa change surtout la dynamique interne. Morientes insiste sur un élément central dans son interview pour AS : la relation humaine. « Je fais confiance à la figure de l’ancien joueur avec de la personnalité, et Arbeloa me donne cette impression. » Il voit notamment un signe fort dans l’attitude de Vinicius Jr. « Vini semble avoir une connexion avec Arbeloa. Quand un joueur a une bonne connexion avec son entraîneur, c’est déjà quelqu’un qui rame dans la même direction », décrypte-t-il. Pour l'Espagnol, cette adhésion des leaders pèse souvent plus lourd que les schémas tactiques.


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Le cas Endrick, symbole des réalités de ce Real Madrid

Lorsqu'il évoque Endrick, Morientes parle en connaissance de cause. Lui-même avait dû quitter Madrid temporairement pour trouver du temps de jeu. Son verdict est clair. « Endrick aurait dû partir plus tôt », affirme-t-il. Morientes ne remet pas en cause le talent du Brésilien, mais le contexte : « Obtenir des opportunités au Real Madrid n’est pas facile, surtout si devant toi il y a Mbappé. » Selon lui, le prêt était inévitable. « Endrick est très jeune, il a besoin d’être sur le terrain, de mûrir et de montrer qu’un jour il peut être l’attaquant phare », prophétise Morientes.

Loin d’y voir un échec, l'Espagnol considère ce départ en prêt à Lyon comme une étape logique. « Il a pris une bonne décision en partant. Maintenant il joue, il marque, il est exposé. » Morientes rappelle également une vérité simple : « Il n’y a rien de plus grand que le Real Madrid, donc quand tu en as l'opportunité, tu dois au moins essayer. » Mais pour revenir, il faudra plus que du potentiel. « Il devra laisser des étincelles, des buts, pour que le public sente qu’il a un joueur très important devant lui », admet Morientes. Dans son analyse, Endrick incarne parfaitement la dure loi madrilène : le talent brut ne suffit pas, il faut du temps de jeu… et briller au bon moment.

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