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·22 mai 2026
Rêve de Coupe et peur de la relégation : chronique d’une saison niçoise partie en vrille

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·22 mai 2026

Nice n’a sûrement pas la tête à la fête. Adversaire du RC Lens en finale de Coupe de France vendredi 22 mai, le Gym va surtout devoir sauver sa triste saison en assurant son maintien lors des barrages face à Saint-Étienne. Zoom sur la saison de l’adversaire du Racing.
Le Gym a sûrement le triste souvenir du Stade de Reims en tête. Le 24 mai dernier, les coéquipiers de Yehvann Diouf s’étaient rendus au Stade de France dans la peau d’un barragiste pour le maintien en Ligue 1. Ils avaient finalement tout perdu en l’espace de quelques jours : la Coupe de France après avoir été balayés 3-0 par le PSG en finale. Trois jours plus tôt, Reims avait fait match nul à Metz lors du barrage aller, avant de perdre la manche retour quatre jours après la finale.
La différence cette saison, c’est que la Ligue a appris la leçon. Elle ne contraindra pas l’OGC Nice à jouer une finale de Coupe de France entre un barrage aller et un barrage retour. La lutte pour le maintien est repoussée à quelques jours plus tard.
Tant mieux pour Nice qui, dans son histoire, avait déjà vécu un “doublé” finale-relégation. C’était en 1997. Une saison cauchemardesque où les Niçois s’étaient classés derniers et donc promis à la Ligue 2 à la rentrée. Mais en parallèle, le fil rouge de la Coupe de France les avait emmenés jusqu’en finale. Une finale de Coupe de France qu’ils avaient remportée au Parc des Princes face à Guingamp, aux tirs au but. Le dernier titre remporté par le Gym à ce jour.

Les Aiglons de Claude Puel vont donc pouvoir s’offrir une bouffée d’air frais cette semaine en se plongeant dans l’objectif Coupe de France. Parce qu’en parallèle d’une saison de Ligue 1 catastrophique, les joueurs ont fait le travail en Coupe en sortant tour à tour des formations de Ligue 1 et de Ligue 2.
Saint-Étienne d’abord (2-1), drôle de coïncidence. Ils ont ensuite sorti Nantes aux tirs au but en 16es de finale, puis Montpellier sur le score de 3-2 avant de s’offrir aussi le FC Lorient aux tirs au but. Les Merlus marchaient pourtant sur l’eau à cette période. Dernier coup de maître : sortir Strasbourg à la Meinau en demi-finale (0-2).
32es de finale : OGC Nice – AS Saint-Étienne (Ligue 2) 2-1 16es de finale : FC Nantes (Ligue 1) – OGC Nice 1-1 (3 tab à 5) 8es de finale : OGC Nice – Montpellier HSC (Ligue 2) 3-2 Quarts de finale : FC Lorient (Ligue 1) – OGC Nice 0-0 (5 tab à 6) Demi-finales : RC Strasbourg Alsace (Ligue 1) – OGC Nice 0-2
Avec 16 défaites, 11 nuls et 7 victoires, la saison niçoise a rapidement viré au cauchemar en championnat. Dès le mois de novembre, Franck Haise, alors à la tête de l’équipe pour quelques semaines encore, avait tiré la sonnette d’alarme après une défaite 3-1 à Lorient. « Je n’arrive pas à faire un groupe et une équipe qui a envie de faire les choses les uns pour les autres. Dès qu’il y a un grain de sable, ça s’effrite totalement. Ce sont des équipes qui doutent, mais dans notre cas, c’est qu’on n’a pas suffisamment envie de faire les choses les uns pour les autres. Ça, c’est la base d’une équipe, quelles que soient ses qualités et son niveau. Qu’ils soient conscients d’une chose : aujourd’hui, c’est pour le maintien qu’on va se battre, ça, c’est la réalité. Pour y parvenir, il faut beaucoup plus de valeurs humaines que ce qu’on donne pour le moment. »
Plongé dans une crise interminable, Nice a même atteint la barre des 18 matches d’affilée sans victoire en Coupe d’Europe, un record au fil des années. En un mois et demi, les hommes de Franck Haise ont enchaîné neuf défaites consécutives, toutes compétitions confondues.

Le point de rupture semblait même atteint lorsque plusieurs centaines de supporters niçois ont pris à partie des joueurs et des dirigeants devant le centre d’entraînement. Deux joueurs auraient même reçu des coups et porté plainte. Secoué, Franck Haise a un temps pensé rendre son tablier avant de finalement faire marche arrière. Mais la dynamique ne s’est jamais inversée. Avant le passage à la nouvelle année, Franck Haise a finalement décidé de quitter le club « d’un commun accord avec sa direction ».
Claude Puel a alors pris la suite de l’ancien entraîneur lensois. Nice est allé un peu mieux et l’arrivée en prêt d’un certain Elye Wahi a apporté un peu d’air aux Aiglons. Mais jamais l’équipe n’est parvenue à s’éloigner de la zone rouge. Le match de la peur face à Auxerre, lors de l’avant-dernière journée de championnat, n’a pas tourné en faveur de Nice, qui a basculé à la 16e place. Puis, incapable de battre Metz, déjà relégué, lors de la dernière journée, la sanction est tombée : Nice devra passer par les barrages pour se maintenir.
Salis Abdul Samed, devenu indésirable à Lens, a finalement rebondi à Nice dès l’été dernier pour tenter de se relancer en France. Son bilan reste mitigé : 12 titularisations, 6 entrées en jeu et 12 matches passés sur le banc en championnat. Le Ghanéen a perdu de sa superbe. Il a même été mis de côté pour cette finale après avoir grincé des dents sur un choix tactique de Claude Puel.
Pour Juma Bah, prêté à Nice après un passage par Lens, la saison a piqué. S’il a régulièrement été titulaire en défense, le joueur de Sierra Leone n’a pas autant brillé qu’en Artois.

Il y a aussi Jonathan Clauss, qui disputait sa deuxième saison avec les Aiglons. Toujours aussi prépondérant dans son couloir, il signe un exercice honorable avec 1 but et 7 passes décisives.
Et puis Elye Wahi, en difficulté à Francfort, a posé ses valises à Nice pour une demi-saison. Avec trois buts lors de ses quatre premiers matches, le Gym pensait alors tenir son sauveur. Il marquera finalement 5 buts en championnat et 2 en Coupe de France, dont un doublé en demi-finale contre Strasbourg.
4 fois champion de France : 1951, 1952, 1956, 1959
3 fois vainqueur de la Coupe de France : 1952, 1954, 1997
4 fois champion de France de D2 : 1948, 1965, 1970, 1994
1 Coupe Gambardella : 2012







































