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·29 mai 2026

Rivère accuse l’OM dans le dossier Grégory Lorenzi

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Le maintien désormais assuré en Ligue 1, Jean-Pierre Rivère n’a pas éludé le dossier sensible Grégory Lorenzi. Le président niçois est revenu avec fermeté sur ce qu’il considère comme un manquement, autour de l’ancien dirigeant brestois, annoncé un temps du côté de Nice avant de finalement rejoindre Marseille.

Comme pressenti depuis plusieurs semaines, l’Olympique de Marseille a officialisé la nomination de Grégory Lorenzi en tant que directeur sportif, succédant à Medhi Benatia. Pourtant, Lorenzi semblait initialement se diriger vers Nice. Un accord avait même été trouvé entre les deux parties, conditionné au maintien du club azuréen dans l’élite.


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Ce maintien est désormais acquis après la large victoire face à Saint-Étienne (4-1) à l’Allianz Riviera. L’occasion pour Jean-Pierre Rivère de clarifier la situation : « On a négocié avec Grégory Lorenzi pendant de longues semaines pour qu'il vienne à l'OGC Nice. Il y avait Marseille dans la course, et j'étais là-bas le jour du match à Brest, à l'hôtel, et on avait convenu que le lundi matin, au plus tard, on prendrait une décision. Il m'a appelé le dimanche après-midi pour me dire : "J'ai pris ma décision. J'ai fait une réunion de famille, aux quarante-cinq ans de mariage de mes parents. Je viens chez vous." Je lui ai dit que j'étais très heureux, je lui ai demandé s'il était sûr de sa réflexion parce que je peux comprendre que l'OM ait une dimension différente de la nôtre. Il m'a répondu : "Je n'ai qu'une parole, je viens chez vous." On n’a pas pu signer le contrat tout de suite parce qu’on avait encore Florian Maurice avec qui on était en harmonie. Je l’avais prévenu à l’avance parce qu’on fait les choses proprement chez nous. On a signé un contrat avec une clause qui était que si on tombait en Ligue 2, il avait la possibilité de se désister. Le contrat était signé », insiste le président avant de développer :

« Quinze jours après, il m’appelle et demande à me voir. Je lisais la presse et j’ai compris que l’OM était revenu sur le sujet. Il vient me voir au bureau et me dit "Président, je suis navré, c’est la première fois que ça m’arrive, mais je vais reprendre ma parole et je choisis Marseille". Je considère que Marseille s’exonère du contrat qu’on avait avec lui. Comme j’ai dit à Greg, je peux comprendre la pression de Marseille qui revient sur le sujet. Mais Marseille sait très bien qu’on a un contrat avec lui. Ils le savent. Il n’a pas pu ne pas leur dire. Malgré ça, ils ont annoncé partout que Grégory Lorenzi serait le directeur sportif de l’OM. J’ai dit à Greg : "il y a un problème, imaginez que vous fassiez un joueur, il signe, il a son contrat et 15 jours après, un club où il n’a pas signé le relance". Je ne pense pas qu’il le prendrait bien et je pense qu’il lui demanderait d’honorer son contrat. Ce soir, on a un contrat signé ».

Rivère annonce vouloir échanger directement avec les responsables marseillais afin de clarifier cette situation, qu’il considère comme anormale. Si un accord existe, toute discussion extérieure devrait cesser, sauf dans le cas spécifique prévu par la clause liée à une éventuelle descente en Ligue 2 : « Quand quelqu’un ne souhaite plus venir au club, on peut comprendre et on ne cherchera pas à le retenir. Mais il y a un club qui s’appelle l’OM, qui sait qu’on a un contrat signé, et s’ils ne savent pas, je leur enverrai le contrat. Il faudra qu’on puisse discuter. Ce ne sont pas des pratiques qui se font. Quand vous avez quelqu’un qui a signé un contrat ailleurs, vous devez interrompre vos discussions. Je pensais sincèrement que l’OM discutait avec lui dans le cas où nous serions en Ligue 2, ce qui était une possibilité du contrat et ça ne me choquait pas. Je crois qu’ils lui ont signé son contrat. On discutera avec Marseille. Il démissionne mais il y a un préavis. Et puis pour nous, il y a une incidence financière qui n'est pas neutre. »

Une prise de parole forte de Jean-Pierre Rivère qui risque de tendre un peu plus les relations entre Nice et Marseille.

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