« Sans le foot, je suis mort » : paraplégique, l’entraîneur de Fontaine-au-Bois va tenter de marquer l’histoire en Coupe de France | OneFootball

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·26 septembre 2026

« Sans le foot, je suis mort » : paraplégique, l’entraîneur de Fontaine-au-Bois va tenter de marquer l’histoire en Coupe de France

Image de l'article :« Sans le foot, je suis mort » : paraplégique, l’entraîneur de Fontaine-au-Bois va tenter de marquer l’histoire en Coupe de France

Mickael Ferreira, l’entraîneur de Fontaine-au-Bois (D4), est paraplégique. Malgré son état, ce Nordiste entend bien marquer l’histoire de son club à l’occasion du quatrième tour de la Coupe de France.

Un témoignage plus qu’émouvant. Ce dimanche 27 septembre, Fontaine-au-Bois accueille Itancourt, pensionnaire de Régional 1, pour le compte du quatrième tour de la Coupe de France. Un match qui pourrait être historique pour ce petit club du Nord, ainsi que pour son entraîneur en fauteuil roulant. En 2003, Mickaël Ferreira est victime d’un grave accident de moto en se rendant sur son chantier. « Quand j’arrive au CHR de Lille, je suis même déclaré mort », se remémore-t-il dans les colonnes de nos confrères de La Voix du Nord. Il perd finalement l’usage de ses deux jambes et doit être amputé du bras droit. Une très longue rééducation se met alors en place.


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Un exemple de résilience

« Tout ça, il faut l’encaisser. Il faut s’y faire et ce n’est pas évident. Il faut accepter de ne plus être pareil. Je me suis dit : soit je me laisse aller, on me pose dans un centre et je termine ma vie comme ça, soit j’essaie de regarder devant. Quand je compare avec tous ceux que j’ai croisés en rééducation, je n’ai pas trop tergiversé », explique Mickaël Ferreira. Ce fan de football jouait auparavant au niveau régional, sous les couleurs du Quesnoy, sa ville natale. Une situation qui l’empêche, logiquement, de poursuivre sa carrière sur le terrain. Son frère, entraîneur à Fontaine-au-Bois, va alors lui proposer de le rejoindre afin de lui changer les idées. « Au départ, c’était surtout pour le sortir du contexte de l'hospitalisation, il venait de passer plus d’un an là-dedans. Il fallait qu’il voie autre chose. À ce moment-là, c’était impossible de se projeter, mais Mickaël était un très bon joueur de foot avant son accident et j’étais convaincu qu’il serait un bon entraîneur », explique Freddy auprès de la même source.

Et la magie opère. « Le foot a été ma bouée de sauvetage », surenchérit Mickaël Ferreira. « J’avais tout perdu, mon travail, la possibilité de jouer, beaucoup de choses que j’avais envie de réaliser, mais pas la passion : je vis foot, je dors foot depuis que je suis tout petit. En fait, sans le foot, je suis mort. Je voulais donc absolument continuer à avoir un rôle. » Ces vingt dernières années, le vaillant Nordiste a entraîné au Quesnoy et à Fontaine-au-Bois. Ce dimanche, il pourrait marquer l’histoire de son club de Départemental 4 face à un adversaire habitué au plus haut niveau régional. Mais Mickaël Ferreira a déjà gagné le match le plus important de sa vie : survivre à ce grave accident subi à l’âge de 27 ans.

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