AS Monaco
·21 janvier 2026
Sébastien Pocognoli : "Assumer la situation dans laquelle on est"

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·21 janvier 2026

Déçu par le résultat de la rencontre malgré de réelles opportunités pour les Rouge et Blanc, le technicien monégasque a tenté d’analyser la défaite subie contre le Real Madrid (6-1) en conférence de presse.
Ils savaient la marche très haute. Les joueurs de l’AS Monaco n’ont malheureusement pas pu faire de miracle au stade Santiago Bernabéu en Ligue des Champions face au Real Madrid (6-1), 15 fois vainqueur de la compétition. C’est malgré tout pour essayer d’expliquer le scénario de la rencontre, que le coach Sébastien Pocognoli s’est exprimé devant les médias. Extraits 🎙️

Bonsoir coach, comment analysez-vous cette défaite ?
Au-delà des stats du match, j’ai beaucoup de regrets par rapport à la première mi-temps parce qu’on avait la place pour réaliser le jeu qu’on avait planifié de faire. Le Real Madrid nous a donné l’opportunité d’avoir le ballon, de naviguer à travers leurs lignes, c’est pour ça qu’on a mis ce onze de départ. Il n’y a pas de regrets à avoir par rapport à l’approche de ce match, que l’on a abordé de manière optimiste et respectueuse des qualités qu’on a sous la main avec nos joueurs créatifs.
On a eu des situations et malheureusement on n’a pas su en profiter dû à des mauvaises décisions, une mauvaise réalisation technique ou un manque de courage par moment. On a ainsi perdu beaucoup de ballons, nous exposant à des transitions face à des joueurs avec énormément de qualité. Le mot d’ordre de la deuxième mi-temps était de rééditer cette tactique mais on a refait les mêmes erreurs et on donne 80% de nos buts sur des mauvaises décisions ou sur des situations où on n’est absolument pas en difficulté.
Nous n’avons pas été assez performants dans la projection, les prises de décisions et sur les opportunités que l’on a eues. Je ne parle pas des qualités intrinsèques du Real Madrid, mais sur ce qu'on leur a donné. Cette réflexion va pour tout le monde, moi y compris, tout le monde doit la faire. Comme je l'ai dit, je n'aurais pas changé ma manière d’aborder cette rencontre.
Sentez-vous votre groupe atteint ce soir ?
Forcément qu’il est atteint parce qu’on n’arrive pas à gagner depuis trop longtemps. Comme je l’ai dit, on essaie vraiment de constituer une équipe solide à chaque fois mais nous devons faire face à plusieurs choses qui nous coûtent de l’instabilité. Il faut aussi se remettre en question par rapport à la prestation d’aujourd’hui, qui pour moi, n’était pas assez par rapport à ce qu’on pouvait faire, et à ce qu’il y avait face à nous en termes d’espaces laissés.
Nous n’avons pas été assez performants dans la projection, les prises de décisions et sur les opportunités que l’on a eues. Je ne parle pas des qualités intrinsèques du Real Madrid, mais sur ce qu’on leur a donné. Cette réflexion va pour tout le monde, moi y compris, tout le monde doit la faire. Comme je l’ai dit, je n’aurais pas changé ma manière d’aborder cette rencontre.

Quelles sont les raisons de ces difficultés défensives ?
On s’est mis en difficulté sur beaucoup de pertes de balle axiales, ce qui nous a désorganisé, causant trop de transitions. On aurait pu aussi utiliser plus les côtés, on ne l’a pas fait. Notre secteur défensif a été relativement soumis à rude épreuve. Le fait de jouer en 4-2-3-1 nous permettait d’avoir plus de densité au milieu, je ne pense donc pas que ce soit dû à ça qu’on ait perdu. La raison est principalement due à des pertes de balles et des mauvaises décisions. Je pense que l’équipe était cohérente avec les joueurs à disposition. Il y a ensuite eu une gestion physique de certains joueurs à l’heure de jeu.

Quels sont les motifs d’espoir sur lesquels s’appuyer pour rebondir ?
La situation est la même qu’avant ce déplacement, on a simplement un noyau restreint, dont il faudra gérer l’aspect mental après une défaite comme celle-ci. Il faut réagir et avoir de l’amour propre pour le club, mais aussi pour nous-mêmes.
Il y a l’espoir de revoir des joueurs blessés revenir petit à petit, ainsi que ceux présents à la CAN pour étoffer le groupe, et apporter une saine concurrence, afin de challenger les joueurs. On a également des jeunes qui progressent dans l’ombre, mais qui, face à cette situation, pourront nous apporter certainement plus tard. A l’heure actuelle, on a besoin d’expérience et des joueurs physiquement prêts à avoir un impact direct.
Il faut maintenant assumer la situation dans laquelle on est, puis l’analyser et faire en sorte, ensemble ou avec ceux qui le veulent, d'aller vers un avenir positif. C'est la seule manière, et de là, on pourra repartir sur un jeu dominant, des prises d'initiatives, de la confiance. Désormais, il faut revenir à la base, qui est de faire les choses simples correctement.
Qu’est-ce qu’il faudrait modifier pour retrouver des résultats ?
Je suis arrivé à l’AS Monaco avec mon ADN et des idées qu’on a essayées de mettre en place. J’ai dû un peu le modifier vu l’instabilité du groupe. On s’est adapté, on a essayé de trouver des solutions, mais les idées sont toujours les mêmes peu importe le système. L’objectif est d’essayer d’avoir un jeu dominant, de l’adapter à nos qualités, qui sont pour le moment plus techniques que physiques, parce que le groupe a été composé comme ceci.
Il faut maintenant assumer la situation dans laquelle on est, puis l’analyser et faire en sorte, ensemble ou avec ceux qui le veulent, d’aller vers un avenir positif. C’est la seule manière, et de là, on pourra repartir sur un jeu dominant, des prises d’initiatives, de la confiance. Désormais, il faut revenir à la base, qui est de faire les choses simples correctement, à savoir gagner chaque duel, ne pas baisser les bras quand on prend un but ou être juste techniquement.

Comment envisagez-vous votre avenir à l’AS Monaco ?
Je suis assez serein parce qu’encore une fois, ma préparation de match est toujours faite avec bienveillance par rapport au club et à la responsabilité qu’on a par rapport à nos supporters. On essaie d’apporter du jeu mais les résultats ne suivent pas. Je peux regarder droit devant moi et me dire qu’on fait le maximum. La situation est difficile, c’est vrai, mais je suis concentré sur mon travail et à un moment, les résultats reviendront.
J’espère que ce sera avec moi parce que je pense avoir la force et la conviction que mes idées passeront. Si on y croit ensemble, on le fera. Maintenant, ce n’est pas moi qui décide de mon futur. En tout cas, je ne changerais pas une seule chose de ce que j’ai fait jusqu’à présent et de la manière avec laquelle je la gère parce que je pense que si je l’avais fait différemment, on serait peut-être encore dans une situation plus difficile.









































