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·4 mars 2026
Sébastien Pocognoli : "Paris sait ce qu'on est capables de livrer"

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·4 mars 2026

Ambitieux au moment de retrouver le Paris Saint-Germain pour la quatrième fois de la saison, le technicien monégasque s’est exprimé à deux jours du choc de la 25e journée de Ligue 1 McDonald’s (20h45).
Un air de retrouvailles. Opposés dans le cadre des barrages de la Ligue des Champions la semaine dernière dans la Capitale (2-2), l’AS Monaco et le PSG se croisent à nouveau au Parc des Princes ce vendredi pour la revanche en championnat (coup d’envoi 20h45). C’est donc pour évoquer l’envie de prendre le dessus sur le champion d’Europe en titre, que le coach Sébastien Pocognoli s’est présenté devant les médias. Extraits 🎙️
On a trois joueurs incertains, avec Mika (Biereth) qui était malade aujourd’hui, Zak’ (Denis Zakaria) qui était en salle par prévention par rapport à son ancienne blessure ainsi que Jordan (Teze) qu’on a dû soulager. On verra demain, ça reste des points d’interrogation pour le prochain match, mais on espère qu’ils seront présents. Concernant Lukáš (Hradecký), son retour se passe bien, il a fait une bonne semaine d’entraînement, mais ce sera encore un peu tôt pour le match contre le PSG. On verra d’ici deux semaines, car il y a des gestes, des facteurs techniques et des mouvements qui sont spécifiques au poste de gardien de but et qui doivent être maîtrisés à la perfection. Il faudra encore patienter, mais nous sommes proches d’un retour pour lui, comme pour les autres joueurs de retour de blessure qui se sont entraînés cette semaine et qui sont dans un schéma positif.
Balo’ fait une bonne saison cette année, il a aussi beaucoup progressé dans certains aspects du jeu. Il est un joueur important dans le schéma tactique et les principes qu’on essaye de mettre en place, donc il apporte satisfaction car il est très professionnel au quotidien et ambitieux ! Il lui reste encore 10 matchs pour continuer et finir cet exercice avec un bon sentiment, donc on va le pousser au maximum pour qu’il apporte encore à l’équipe et qu’il poursuive sa progression. Je pense qu’il est en confiance depuis mon arrivée, car il a ressenti au niveau du temps de jeu qu’il avait qu’il recevait une certaine confiance, et il le rend bien.
Je ne pense pas que ce soit le meilleur moment de les jouer, car ils ont l’occasion d’augmenter leur avance au classement, d’autant qu’ils savent l’opposition qu’on leur a livrés lors de nos trois confrontations précédentes. Et puis tout simplement parce que c’est le Paris Saint-Germain, et qu’ils font tout pour gagner chaque match.
Sébastien PocognoliSur le fait de jouer le PSG avant la Ligue des Champions
Il a mis des choses qu’il devait améliorer en place, il travaille dur avec Kevin (Mirallas) sur certains aspects de la finition, donc il devient de plus en plus complet sur ce qu’on lui demande. Quand on voit le premier but contre Angers, il est dans une situation de pivot, on le voit aussi en profondeur et garder le ballon quand il le faut. Il lui manquait peut-être seulement un enchaînement de buts, et pour l’instant ça se passe bien ces dernières semaines, donc on espère qu’il va pouvoir continuer là-dessus et coupler cette réussite avec ses qualités. En tout cas, il a toujours beaucoup apporté cette saison au niveau offensif, comblant même parfois les nombreux absences en se créant lui-même beaucoup d’occasions.
Il est encore un peu tôt pour tirer des conclusions sur ses performances défensives. Contre Nice où on a eu plus de mal à maîtriser le ballon, il a fait au contraire beaucoup d’efforts sur ce plan dans un rôle de piston, même si l’exécution technique du geste défensif n’est pas la même que pour un défenseur. En tout cas, l’envie de faire l’effort était là, donc ça c’est positif ! Il sait faire le faire car il l’a fait dans le passé, même si contre Angers il perd un moment le marquage dans la transition défensive alors qu’il est bien positionné, donc c’est plus un problème de concentration que de qualité.
A force de jouer, ça va s’améliorer, bien qu’il puisse jouer dans plusieurs positions, mais quel que soit son poste, il est capable de le faire. Ce sont des choses qui se travaillent, car on demande autant à un piston d’attaquer que de défendre. C’est très rare pour un joueur d’être formé pour les deux, car aucune école de foot ne forme les joueurs en 3-5-2. Je prends l’exemple d’Anan Khalaili la saison passée à l’Union Saint-Gilloise, qui est arrivé en tant que joueur offensif et pour lequel on a dû passer cinq mois à le former à ce poste-là. Et maintenant, il est certainement l’un des meilleurs d’Europe à son poste, mais c’est du temps et de l’investissement de la part du staff. L’avantage avec Simon, c’est qu’il connaît déjà ce poste pour y avoir jouer par le passé.
On verra, car je pense qu’on a toujours eu un plan cohérent sur les trois matchs précédents, en fonction des forces en présence et à l’adversaire. Le fait de pouvoir changer de système à trois ou à quatre et d’être hybrides est en tout cas un bel investissement à court et moyen terme.
Sébastien PocognoliSur l'approche tactique avant Paris
Je ne pense pas que ce soit le meilleur moment de les jouer, car ils ont l’occasion d’augmenter leur avance au classement, d’autant qu’ils savent l’opposition qu’on leur a livrés lors de nos trois confrontations précédentes. Et puis tout simplement parce que c’est le Paris Saint-Germain, et qu’ils font tout pour gagner chaque match. Donc je ne pense pas qu’ils seront déjà focus sur la rencontre face à Chelsea. On verra avec la composition de départ, mais tous les matchs sont importants pour eux, donc je m’attends à ce qu’ils le prennent très au sérieux et on sera prêts pour ça.
Ce n’est pas la même configuration qu’une confrontation aller-retour de Ligue des Champions, mais le contexte reste le même avec un match à l’extérieur face au PSG ! Une équipe dont on connaît les qualités, qui est l’une des meilleures équipes de France et d’Europe. Il faudra donc être très bons et le contenu devra être le même que lors des rencontres précédentes, avec une grande solidarité, la volonté d’attaquer et défendre ensemble et essayer d’ajuster ce que l’on aurait pu mieux faire contre eux.
On verra, car je pense qu’on a toujours eu un plan cohérent sur les trois matchs précédents, en fonction des forces en présence et à l’adversaire. Le fait de pouvoir changer de système à trois ou à quatre et d’être hybrides est en tout cas un bel investissement à court et moyen terme. Il faudra être intelligents et performants dans ce qu’on veut mettre en place. Tactiquement, on peut toujours essayer de surprendre par rapport à des animations, ce que l’on a déjà fait beaucoup de fois cette année. Mais la base doit être la même que lors des derniers matchs, en tentant de garder le but inviolé et en étant bons dans les deux surfaces. On s’attend à ce que le PSG domine.
Ce groupe est jeune, on doit maintenir de la rigueur et ne pas penser que nous sommes arrivées, car nous n’avons encore rien fait et il reste 10 matchs, donc on peut encore poursuivre notre bonne série. Alors oui, il y a plus de sourires à l’entraînement, d’ondes positives, mais pour entretenir il faut être conscients de la chance qu’on a d’être de retour et de l’entretenir.
On a très bien géré son cas lors du dernier match contre Angers, en ne voulant pas prendre de risques si ce n’était pas nécessaire, par rapport à sa blessure. Il a énormément joué cette année et on arrive dans une période où les organismes sont sollicités, donc je suis content de la manière dont on a pu gérer cela, car quand on peut se le permettre, on le fait. En tout, il devrait logiquement être apte pour vendredi.
On sait qu’il a été mis de côté pendant deux matchs en raison de ses suspensions, même s’il a voyagé avec nous à Paris. Il a bien travaillé depuis, et contre Angers il y a eu des bons moments, avec notamment une nouvelle passe décisive, et d’autres où il pouvait faire mieux. Mais dans la mentalité, il était là, même si j’ai senti qu’à certains moments il pouvait aller au duel et il était un peu tiraillé sur le fait de mettre le pied ou pas. Il faut maintenant trouver le juste milieu, en essayant de mettre de l’impact et d’aller au duel mais de manière intelligente et sportive.
Non, car je suis encore beaucoup plus alerte, car j’ai un groupe avec lequel je dois être toujours au maximum pour les pousser. C’est normal, c’est mon rôle, mais je dois maintenant faire en sorte qu’on termine de manière cohérente en termes de collectif, d’intensité et d’impact. Car si l’on pense que ça va être plus facile parce qu’on gagne des matchs, il peut y avoir un relâchement inconscient.
Comme tous les matchs, ça impacte forcément la dynamique de finir à 10, car de mémoire il n’y a que contre le Paris Saint-Germain que nous avons gagné en étant en infériorité numérique.
Ce groupe est jeune, on doit maintenir de la rigueur et ne pas penser que nous sommes arrivées, car nous n’avons encore rien fait et il reste 10 matchs, donc on peut encore poursuivre notre bonne série. Alors oui, il y a plus de sourires à l’entraînement, d’ondes positives, mais pour entretenir il faut être conscients de la chance qu’on a d’être de retour et de l’entretenir. Il faut ainsi demander plus et être attentif à ce qui pourrait renverser ces ondes positives. Je suis attaché à cela !
Pour ces joueurs, il y a une discipline de base à avoir, même si j’essaye d’avoir une structure avec le ballon qui leur permet d’être libres dans le dernier tiers. Ensuite, concernant le but de Simon contre Angers, un enroulé pied droit, je ne peux pas lui apprendre, c’est le talent qui parle. Ce que je peux conseiller en revanche, c’est comment faire pour arriver plus régulièrement dans cette situation, ou comment Golo’ peut lui mettre encore mieux pour qu’il puisse ouvrir son pied dans une meilleure position. Le tout est d’avoir cette structure dans chaque ligne qui amène ces situations, que ce soit pour Maghnes, Ansu (Fati), Golo’ et Taki’ quand il était là et tous les joueurs créatifs en général. Le but est que grâce à cette discipline, ils puissent s’exprimer dans le dernier tiers.
Comme tous les matchs, ça impacte forcément la dynamique de finir à 10, car de mémoire il n’y a que contre le Paris Saint-Germain à l’aller que nous avons gagné en étant en infériorité numérique. À Rennes, le match était quasiment plié à ce moment-là, mais sur le reste des rencontres où on termine à dix, à chaque fois cela a été impactant. Au dernier match en revanche nous n’avons pas pris de carton jaune, donc c’est tout ou rien (sourire). Mais plus sérieusement, il faut arriver à trouver un juste milieu et il est certain que la clé sera de terminer à onze face à Paris et pour être consistants sur cette fin de saison.









































