OnzeMondial
·19 janvier 2026
Sénégal - Maroc : le scénario complet d'une soirée totalement folle

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·19 janvier 2026

La finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc a basculé dans la folie la plus totale. Récit d'une soirée qui restera forcément dans les annales.
Ce dimanche 18 janvier 2026, Rabat a vécu une soirée historique… et chaotique. Le Sénégal a remporté la deuxième CAN de son histoire après avoir battu le Maroc 1-0 après prolongation, mais cette finale est surtout devenue légendaire pour ses incidents, ses tensions et ses scènes dignes d’un film.
Tout commence dans une atmosphère presque bon enfant. Les rues de Rabat vibrent au rythme des supporters marocains et sénégalais, les chants et chambrages amicaux se mêlant avant le coup d’envoi. Les bus des équipes arrivent calmement, et la cérémonie de clôture, animée par Idris Elba et Lartiste, promet une soirée exceptionnelle. Pourtant, la tension se fait sentir dans le stade.
Pour le Sénégal, la finale se complique avec des forfaits de dernière minute : Krépin Diatta, annoncé titulaire, est remplacé par Antoine Mendy, Ousseynou Niang doit sortir sous protection, et Pape Matar Sarr connaît un malaise à la mi-temps. Du côté marocain, Eliesse Ben Seghir est absent mais soutient ses coéquipiers via les réseaux sociaux : « Le cœur avec vous, les frères. »
Le match est équilibré. Bounou se montre vigilant avec plusieurs parades décisives, et le Sénégal crée quelques occasions nettes. À la 67e minute, un choc tête contre tête entre Neil El Aynaoui et El Hadji Malick Diouf oblige le staff médical à intervenir, ralentissant le rythme du match.
Dans le temps additionnel, Ismaïla Sarr croit offrir la victoire au Sénégal après un tir repoussé par la barre transversale, mais l’arbitre annule pour une légère poussette sur Achraf Hakimi. Quelques instants plus tard, Brahim Diaz réclame un penalty après une faute légère dans la surface sur corner. L’arbitre consulte le VAR et siffle. Les joueurs sénégalais quittent la pelouse sur ordre de Pape Thiaw, provoquant un chaos immédiat.
Des centaines de supporters sénégalais tentent d’envahir le terrain, certains y parviennent avant d’être arrêtés par la sécurité. Yehvann Diouf, le gardien de Nice, protège la serviette d’Edouard Mendy face aux ramasseurs de balle et se bat pour l’en préserver. Un stadier est violemment frappé et évacué aux urgences.
Sadio Mané prend les choses en main et consulte Claude Le Roy, Mamadou Niang et El Hadji Diouf. « Tout le monde voulait sortir. J’ai demandé l'avis à Claude… il me dit, il faut rester, il faut jouer. J’ai demandé à Mamadou aussi, il me dit pareil, El Hadji aussi. Du coup je vais chercher les gars, je leur dis : on s’en bat les couilles, quoi qu’il arrive maintenant, il faut aller jouer. Ils ne marqueront pas, on va continuer à jouer », confie-t-il à Canal Plus Afrique.
Les joueurs reviennent sur le terrain. Brahim Diaz s’élance pour sa Panenka… ratée, captée par Mendy. Diaz quitte le terrain au bord des larmes, sous la colère de Regragui. Quelques minutes plus tard, Pape Gueye inscrit le but victorieux pour le Sénégal. Le Maroc termine à dix après la blessure d’Hamza Igamane.
Après la rencontre et la victoire sénégalaise, Pape Thiaw présente ses excuses pour sa réaction : « Je présente mes excuses au football… après réflexion, on n’aurait pas dû le faire. » Ibrahim Mbaye fait lui polémique sur Snapchat pour avoir posté en plein chaos du penalty « Peace, on se fait voler », avant de s’excuser. Ismaïl Jakobs évoque lui un peu plus tard de mystérieux incidents avant le match, laissant entendre un possible empoisonnement de Diatta, Niang et Pape Matar Sarr.
La conférence de presse de Thiaw est annulée pour raisons de sécurité. Des journalistes marocains le huent, provoquant des échauffourées. Walid Regragui, lui, refuse de poser sa démission : « Ce n’est pas une question… C’est la faute du coach et voilà. Ce sont mes choix, je les assume mais quand tu perds tu as toujours tort. »
Le Sénégal célèbre sa victoire. Sadio Mané confirme qu’il s’agit de sa dernière CAN : « Je pense que la relève est assurée, ils vont faire le taf, je serai leur 12e homme. » Edouard Mendy ajoute : « Il s’est passé des choses mais à la fin, ce qu’il faut retenir, c’est que le football a gagné. »
Bounou reçoit le trophée de meilleur gardien avec son sourire habituel, tandis que Diaz cache son chagrin en recevant celui de meilleur buteur. La victoire du Sénégal reste historique, non seulement pour le sacre, mais aussi pour le chaos, les polémiques et les émotions qui marquent cette finale déjà dans la légende.
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