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·28 mars 2026

Sénégal - Maroc : qui trouvera grâce devant le TAS selon maître Amir N'Gazi ?

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Maître Amir N'Gazi, avocat au barreau de Paris, spécialisé dans le Droit du sport et des affaires, a donné son sentiment sur le verdict final du TAS, sur le plateau de l'émission TV Afro Foot, diffusée sur la chaîne Global Africa TeleSud.

Le feuilleton juridique autour de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc est loin d’avoir livré son verdict. Au cœur du débat : la décision de la CAF de sanctionner les Lions de la Teranga, fondée sur les articles 82 à 84 de son règlement. Mais devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), tout pourrait encore basculer.


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Comme l’explique maître Amir N’Gazi, la CAF s’appuie sur une base juridique claire : « toute violation […] donne lieu à une déclaration de défaite par forfait ». En ligne de mire, le fait d’avoir quitté le terrain, même temporairement. « Le texte ne vise pas uniquement l’abandon définitif », rappelle-t-il, soulignant que ce simple départ suffit, en théorie, à justifier une sanction.

Toutefois, plusieurs zones d’ombre subsistent. La notion même « d’équipe » interroge : faut-il que tous les joueurs quittent la pelouse pour caractériser l’infraction ? Ou une majorité suffit-elle ? Autant d’éléments que le TAS devra trancher avec précision.

Autre point central : la reprise du match. Le Sénégal pourrait faire valoir que le retour sur le terrain et la poursuite de la rencontre ont « purgé l’incident », d’autant que l’arbitre, souverain selon l’article 5 de l’IFAB (instance qui est chargée de créer et de faire évoluer les règles du jeu du football au nom de la FIFA), a validé le résultat final. Une opposition directe entre règlements qui place le TAS face à un véritable casse-tête juridique.

Dans ce contexte, les arguments sénégalais devraient s’articuler autour de trois axes : la non-interruption définitive du match, la décision implicite de l’arbitre de valider la rencontre, et le principe de proportionnalité des sanctions. « Oui pour être sanctionné, mais pas au point d’impacter le résultat sportif », résume l’avocat.

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Un élément clé dans la décision finale : l'équilibre du football africain

En effet, au-delà du droit, c’est bien l’équilibre du football africain qui est en jeu. Une décision en faveur du Maroc renforcerait l’application stricte des règlements, mais au risque d’altérer la crédibilité des résultats sur le terrain. À l’inverse, donner raison au Sénégal reviendrait à préserver « l’intégrité de la compétition sportive ».

Si les deux positions sont juridiquement solides, maître N’Gazi estime néanmoins que le Sénégal dispose d’un léger avantage : « non pas parce que ses arguments sont plus forts, mais parce que sa position protège davantage l’image et la stabilité du football ». Une tendance, sans certitude, dans une affaire où chaque détail pourrait faire basculer la décision finale.

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